Vanessa Lacas-Warrick a remporté deux médailles de bronze.

Lacas-Warrick espérait un meilleur classement

À sa troisième et dernière participation en carrière aux championnats du monde juniors d'escrime, Vanessa Lacas-Warrick visait une place beaucoup plus élevée au classement final.
L'athlète de Chelsea a toutefois dû se contenter du 34e rang à l'épée féminine, lundi, à Plovdiv, en Bulgarie. «Je suis triste de devoir quitter comme ça, a-t-elle commenté dans un échange de courriels.
«Mais je me dis que j'ai plusieurs autres années devant moi pour faire encore mieux. Donc ça va», a ajouté Lacas-Warrick qui concourra uniquement chez les seniors dès 2015.
Les épreuves individuelles avaient pourtant commencé sur le bon pied pour ce produit du club du Masque de fer de Gatineau. Elle avait conservé une fiche de 5-1 durant le tournoi à la ronde.
«Mon meilleur résultat lors de préliminaires», a-t-elle précisé.
Lacas-Warrick avait accédé directement au deuxième tour du tableau principal.
«Cela ne m'a pas aidé par contre, a-t-elle expliqué. J'ai eu une grande pause de cinqheures, ce qui a empiré ma nervosité.»
Dès les premières secondes de son combat contre l'Israélienne Nickol Tal, la jeune femme âgée de 19 ans savait qu'elle était dans le pétrin. Que l'affrontement serait pénible.
«J'avais perdu tous mes sens. Je n'étais pas dans le même état d'esprit que le matin.»
À un certain moment, Lacas-Warrick tirait de l'arrière 8-2. Elle a effectué une remontée, mais le tort était déjà fait.
Mince consolation, elle s'est inclinée devant l'éventuelle médaillée de bronze. Dans les prochains jours, ce sera le retour dans son pays d'adoption. Vanessa Lacas-Warrick s'entraîne depuis sept mois en France. Plus précisément à Paris sous les ordres du réputé maître d'armes Daniel Levavasseur, qui a dirigé plusieurs Olympiennes au fil des ans.
«J'adore, a soutenu la principale intéressée. La qualité de l'entraînement est la raison pour laquelle je suis allée à Paris. Je ne suis aucunement déçue de mon choix. Je ne suis pas totalement sûr de la durée de mon séjour, mais j'espère pouvoir y rester le plus longtemps possible.»
Car Lacas-Warrick ne l'a jamais caché. Elle aimerait participer à son tour aux Jeux olympiques, un peu comme sa mère Johanne l'a fait en volley-ball en 1976 à Montréal.
«Je ne veux pas seulement y participer. Je tiens à réussir une belle performance. Donc d'ici là, je travaille petit à petit en me donnant de petits objectifs à atteindre afin de réussir un jour cette performance aux JO.»