Catherine Derick.

La perfection de Derick mène vers un autre titre

Appelez-la maintenant Catherine la Parfaite.
Son quatuor de Thurso est demeuré invaincu en neuf parties dans la dernière semaine aux championnats québécois de curling senior féminin à Grand-Mère. Le point d'exclamation? Une victoire facile de 11-5 en finale contre l'équipe de Sylvie Turgeon, de Longue-Pointe, dimanche soir.
Un gain qui a assuré un deuxième titre provincial de suite à Catherine Derick et ses coéquipières Sylvie Daniel, Chantal Gadoua et Cheryl Morgan.
Les quatre quinquagénaires avaient triomphé l'an dernier à Chicoutimi, comblant un retard de quatre points après six bouts lors du match ultime.
«Nous avons mieux joué cette année, même si c'était une semaine assez stressante», a souligné Derick, qui travaille à l'Agence des services frontaliers du Canada.
Son équipe tenait à gagner afin de participer à nouveau aux championnats canadiens. «Ça se passera à Yellowknife. Les quatre, nous n'avons jamais eu la chance d'aller là-bas auparavant», a noté la skip.
Le rendez-vous national se déroulera du 22 au 30 mars.
Gagner l'or dans le Nord canadien serait une belle façon de conclure une saison qui a été difficile sur le corps des quatre femmes.
Derick part à rire quand on lui demande si son équipe a pu éviter les blessures durant l'hiver. «Nous avons été très malchanceuses. Nous avons tous été blessées, a-t-elle fait remarquer au journaliste au bout du fil.
La liste est longue. Où commencer? La première Cheryl Morgan s'est cassé le poignet en septembre et n'a pu jouer avant la période des Fêtes.
Le quatuor de l'Outaouais a dû faire appel à une joueuse substitue lors de quelques tournois.
La deuxième Chantal Gadoua a éprouvé des problèmes avec ses genoux. «Elle a dû recevoir une injection de cortisone», a expliqué Catherine Derick.
Une procédure similaire a été effectuée sur la troisième Sylvie Daniel. Dans son cas, c'était une épaule qui la faisait souffrir.
Et Derick dans tout ça?
«Moi aussi j'ai reçu une injection de cortisone avant de partir. Toutes ces années à jouer, c'est de l'usure sur les hanches», a-t-elle rappelé.
Ces bobos n'empêchent pas les quatre amis de croire en leurs chances de remporter le titre canadien. L'an dernier, elles avaient flirté avec une participation à la demi-finale, s'inclinant lors d'une partie de bris d'égalité. «Le tournoi avait pris fin sur la dernière pierre. Nous avions très bien joué. Nous avions fini avec une fiche de 7-4. Cette fois-ci, nous aimerions nous rendre une étape plus loin.»
Mais d'ici leur départ, le mot d'ordre est simple. «On va se reposer quelques jours avant de recommencer à pratiquer», a mentionné Catherine Derick.
Mcomtois@ledroit.com