Lise Waters était impliquée dans le développement du sport amateur en Outaouais depuis les années 60.

La grande bénévole du sport Lise Waters s'éteint

Deux mois après avoir fêté ses 80 ans, Lise Waters a poussé son dernier souffle, mardi matin, à Gatineau.

Du même coup, une famille a perdu une femme qui était à la fois mère, grand-mère et arrière-grand-mère. Une région, elle, doit dire au revoir à une de ses grandes bénévoles des... six dernières décennies.

Mme Waters a notamment occupé la présidence de Loisir Sport Outaouais (LSO) de 1988 à 2017.


« « C’était un monument pour la région, quelqu’un de spécial. » »
Daniel Leduc

« L’Outaouais perd une grande dame au niveau du développement du sport amateur. Elle avait toujours les jeunes en tête quand venait le temps de prendre une décision, a relaté Daniel Leduc, qui l’a côtoyée au sein de divers conseils d’administration.

«Je la considérais la maman des athlètes. Elle a piloté plusieurs dossiers. C’était un monument pour la région, quelqu’un de spécial.»

Sa retraite en tant que bénévole, il y a presque deux ans, avait été soulignée par les divers acteurs sportifs de l’Outaouais. On avait rappelé sa contribution, que ce soit dans le badminton scolaire durant les années 1960 ou par la suite en gymnastique, ski alpin et natation. Elle a été présidente de quelques comités organisateurs de championnats.

Mme Waters avait aussi participé à l’aventure des Jeux du Québec à Gatineau, d’abord en 1981 puis 2010. Elle avait longtemps milité pour la construction du centre sportif.

«Regarde tout ce qui se passe là-bas. Je peux te dire que ce n’était pas un luxe d’avoir ça. C’était un besoin majeur», avait affirmé cette ancienne skieuse récréative dans une entrevue au Droit au moment de sa retraite.

Son bénévolat ne se limitait pas aux sports. Opération Nez rouge et Entraide-deuil de l’Outaouais avaient pu miser sur son aide et sa bonne humeur.

L’Assemblée nationale, à Québec, lui avait rendu hommage au moment de son départ de Loisir Sport Outaouais.

«Le bénévolat, c’était sa vie... Je vais me souvenir surtout de sa générosité, son amour, sa passion pour tout ce qu’elle entreprenait, s’est rappelée une de ses deux filles, Claude Bélanger.

«Tu peux écrire qu’elle s’en va rejoindre un autre grand bénévole.»

Le conjoint de Lise Waters, André Bélanger, est décédé en mars 1996. Il s’avérait tout aussi dévoué que l’amour de sa vie.

«On devait les suivre partout... Pas le choix ! Ils étaient dans tous nos sports», a ajouté Mme Bélanger en parlant de ses parents.

Mme Waters avait dû surmonter plusieurs problèmes de santé au fil des dernières années, dont une septicémie. Des bagarres qui avaient hypothéqué son corps, la poussant à délaisser la présidence de LSO en 2017.

Son cœur aura fini par céder ces dernières heures, a confirmé Claude Bélanger.

«Elle s’est battue jusqu’à la fin», a-t-elle précisé.

Un peu comme Lise Waters le faisait dans tous ces dossiers qui lui tenaient à cœur au fil des décennies.