Plusieurs dossiers importants attendent la nouvelle directrice du service des sports de l'Université d'Ottawa, Susan Hylland.

La famille des Gee Gees pourrait grandir

Ça cogne à sa porte. Son téléphone sonne souvent. C'est sans compter les nombreux courriels qui lui sont acheminés.
Susan Hylland s'avère très occupée depuis qu'elle est devenue la nouvelle directrice du service des sports de l'Université d'Ottawa, il y a quatre mois. L'ancienne athlète originaire de Montréal a succédé à Marc Schryburt, qui a occupé ce rôle pendant seulement 10 mois.
Auparavant, les activités des Gee Gees étaient dirigées par Luc Gélineau de 1996 à 2015.
« Je me plais beaucoup depuis mon arrivée... Je suis entourée de bonnes personnes et nous avons d'excellents entraîneurs », souligne Hylland, qui possède plus de 30 années d'expérience en gestion du sport. Elle a été directrice générale du Conseil des Jeux du Canada en plus d'occuper le rôle de chef de l'équipe canadienne aux Jeux olympiques à deux reprises.
Son premier constat ? « C'est une grosse machine ici », ajoute-t-elle.
Le service des sports de l'Université d'Ottawa, c'est 10 équipes interuniversitaires. C'est aussi 19 autres clubs compétitifs et de nombreuses activités physiques et récréatives offertes aux 41 000 étudiants.
Une famille qui pourrait éventuellement élargir ses rangs. « Beaucoup de groupes ont demandé à me rencontrer. Des gens en lutte, en aviron, en soccer masculin, en rugby masculin. Il y a aussi des intervenants de crosse qui veulent me parler », indique Hylland en français.
Dans certains cas, des dirigeants aimeraient voir leur sport obtenir le statut d'équipe interuniversitaire. D'autres aimeraient tout simplement faire leur entrée chez les Gee Gees.
À cette liste, il faut aussi ajouter le volleyball masculin. D'anciens joueurs de la formation nationale tentent de convaincre depuis plusieurs années l'Université d'Ottawa de se doter d'une formation.
Hylland rappelle qu'une analyse de toutes les équipes sportives actuelles a été entamée avant son arrivée. Tout est passé au peigne fin, de la structure au financement et le recrutement.
« Puis nous ne pouvons pas ajouter un nouveau programme sans considérer la question monétaire. Nous voulons nous assurer avant tout que toutes nos équipes possèdent les ressources nécessaires pour aspirer année après année aux grands honneurs sur la scène nationale. »
Dans son ADN
Susan Hylland a grandi dans le réseau du sport universitaire, jouant au basket-ball à Bishop's à la fin des années 1970. Puis sa fille Kellie a évolué aussi en basket chez les Gee Gees ces dernières saisons.
C'est sans compter son conjoint Larry Ring qui a déjà été entraîneur-chef de l'équipe de football des Gee Gees. Bref, le gris et grenat fait donc partie de son ADN.
Un autre dossier important, la construction de nouveaux plateaux sportifs, l'attend. Érigé il y a un demi-siècle, le pavillon Montpetit montre des signes de fatigue.
« Je compte être comme un chien et ne pas lâcher le morceau. »