Donald Plouffe, président de l’Intrépide de Gatineau, Donald Audette, recruteur du Canadien de Montréal et gouverneur du Phénix C.E-B, Mathieu Gagnon, capitaine de l’Intrépide et Charles Henry, parrain du Sélect Academy USA sont prêts pour le Challenge CCM midget AAA de Gatineau.

La crème de la crème à Gatineau

Pour le nostalgique du tournoi international midget Kiwanis de Gatineau qui sommeille en vous, il y aura une dernière chance de baigner dans une ambiance similaire du 6 au 10 décembre prochains au Complexe Branchaud-Brière.

Pour la première fois de son histoire, le Challenge CCM midget AAA du Québec comptera 24 équipes. Il s’agira également de la dernière de quatre éditions consécutives présentées à Gatineau puisque le tournoi sera ensuite déplacé au Saguenay pour les quatre prochaines années.

« Le Challenge CCM est encore plus relevé que l’ancien tournoi Kiwanis, signale le gouverneur de l’Intrépide de Gatineau, Alain Brisson. Les équipes du Québec ont souvent été les plus compétitives du tournoi Kiwanis, mais il n’y avait que deux équipes du Québec qui participaient à cette compétition à la fin. »

À Gatineau, la semaine prochaine, les 15 formations du circuit Baillargé seront réunies au même endroit pour faire les délices des quelque 250 recruteurs de la LHJMQ et des institutions scolaires canadiennes et américaines.

Quatre équipes ont été ajoutées à la 12e édition du Challenge, ce qui porte le total d’équipes invitées à neuf : cinq des Maritimes, deux de l’Ontario, une équipe d’étoiles midget espoir du Québec et une équipe des États-Unis basée au New Jersey, les Selects Academy USA.

Il s’agit d’une formation entièrement composée de joueurs de 15 ans en provenance de partout aux États-Unis. Shayne Gostisbehere, des Flyers de Philadelphie, est notamment un ancien de cette équipe mieux connue sous le nom de South Kent Prep.

Retour de Charlie Henry

C’est l’ancien Grand Manitou des Olympiques de Gatineau, Charles Henry, qui est à l’origine de leur présence à Gatineau. D’ailleurs, il va leur servir de parrain pendant toute la compétition.

« Dans mon poste de consultant à la LHJMQ, on m’a demandé de travailler à attirer des joueurs américains chez nous. Ça fonctionne bien en Ontario et dans l’Ouest canadien. On m’a demandé d’inviter un ou deux clubs. South Kent est situé sur notre territoire. Notre objectif est de les amener ici pour les éduquer à notre ligue. Il n’est pas question de leur imposer de la pression. L’objectif est de leur montrer notre produit et ce que nous faisons. Trois joueurs qui ont grandi dans le programme de South Kent ont été repêchés dans la LNH en 2017 et trois autres en 2016. Ça pourrait être un bon marché pour la LHJMQ. »

« Cicco » derrière le banc

Charles Henry ne sera pas la seule personnalité à graviter autour d’une équipe invitée au Challenge. L’ancien homme fort de la LNH, Enrico Ciccone va diriger l’équipe d’étoiles du midget espoir. Il sera notamment épaulé par l’entraîneur gatinois Richard Leduc Jr.

Le gagnant du tournoi fort relevé obtiendra un laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires de la LHMAAAQ. Si une équipe invitée devait l’emporter, ce qui n’est jamais arrivé encore, l’équipe finaliste du Québec obtiendrait sa passe gratuite au premier tour éliminatoire. 

Les 24 équipes du tournoi seront regroupées en six divisions. Les premiers de chaque section accéderont à la ronde éliminatoire avec les deux meilleurs deuxièmes. L’an dernier, les Estacades de Trois-Rivières avaient mis la main sur le championnat.

Tribune exceptionnelle

Pour les recruteurs, le Challenge CCM midget AAA s’avère la meilleure tribune en saison régulière pour évaluer les joueurs.

Gouverneur du Phénix du Collège Esther-Blondin et recruteur du Canadien de Montréal, Donald Audette signale qu’un joueur a beaucoup à gagner ou à perdre dans un tournoi comme celui-ci.

« C’est un tournoi exigeant qui s’apparente à celui de la Coupe Telus (championnat canadien midget AAA). Comme recruteur, tu veux mesurer la réaction des joueurs quand le niveau de jeu augmente. Certains arrivent à se surpasser dans des matches sans lendemain. D’autres s’écroulent. Il y a beaucoup d’informations à colliger dans ce genre de tournoi », dit l’ancien joueur de la LNH.

La direction de l’Intrépide n’a pas caché sa déception de perdre le tournoi au profit du Saguenay pour les quatre prochaines années, mais ce n’est que partie remise selon Alain Brisson.

« Dans quatre ans, nous aurons quatre glaces ici. Nous ne serons plus obligés de jouer à Baribeau ou Campeau. Nous reviendrons à la charge. Nous aurons les installations parfaites ! »