Les Vikings de Casselman sont les quintuples champions en titre dans la Ligue de hockey junior B de l'Est ontarien.

Junior B: les Vikings ont trouvé plus fort qu’eux

Le règne des Vikings de Casselman dans la Ligue de hockey junior B de l’Est ontarien (CCHL2) est en danger.

Les quintuples champions en titre en ont eu un deuxième rappel jeudi soir sur leur propre patinoire au Complexe J.R. Brisson. Le Canadien junior d’Ottawa (autrefois Ottawa South) a vaincu les Vikings au compte de 5-2. Le premier duel entre les deux puissances de la ligue avait aussi penché en faveur du Canadien, mais il avait été plus serré (2-1).

Avant d’entreprendre le deuxième week-end de novembre, le Canadien (17-1-0) semble désormais bien en selle au sommet de la ligue et les Vikings (13-4-0) auront du travail à faire pour rivaliser avec les nouveaux chérifs de la région.

N’ayant rien perdu de sa ferveur compétitive, le directeur général des Vikings était obligé de rendre à César ce qui appartenait à César vendredi matin.

« Ils me font penser à nos équipes dominantes des dernières années... Ils ont un excellent gardien et beaucoup de profondeur en attaque autant qu’en défensive. C’est juste le mois de novembre. Ça ne veut pas dire qu’ils vont nous battre dans les séries, mais nous n’avons pas la même profondeur qu’eux pour le moment. C’est difficile de pouvoir prétendre au titre quand tu commences une saison avec 13-14 nouveaux joueurs. On veut toujours gagner, mais plus tard dans la saison, il faudra prendre une décision », a expliqué Raymond Lavergne.

Pour la première fois depuis des lunes, Lavergne pourrait être confronté au choix d’échanger quelques vétérans pour préparer l’avenir son club.

« C’était écrit d’avance que cette saison allait être notre plus difficile des six dernières. Nous n’avions pas un alignement complet pour affronter le Canadien jeudi. C’est comme ça depuis le début de l’année. Nous avons beaucoup de blessés. Il faut tourner la page et regarder devant. Notre division est très forte. Il y a South, puis les quatre autres équipes qui suivent peuvent se battre entre eux tous les soirs. Je parle d’Alexandria, Ottawa Ouest, Char-Lan et nous. »

Raymond Lavergne n’a cependant pas dit son dernier mot. Il va tout tenter pour essayer de brouiller les cartes d’ici la date limite des transactions.

« Ce n’est pas facile quand tu gagnes tout le temps. Personne ne veut négocier avec nous ! Tout le monde veut nous battre. C’est correct. C’est bon pour les rivalités. Nous en avions une bonne avec Ottawa Ouest et Alexandria. Maintenant, il y a South. Le dernier match s’est terminé dans le tumulte. Il y avait beaucoup de frustration de notre côté. Nous sommes jeunes et nous ne nous laissons pas marcher sur les pieds. »

Les Vikings ont peut-être un genou au plancher après leurs deux revers contre le Canadien, mais Raymond Lavergne, fermier et homme d’affaires dans sa vie de tous les jours, tient quand même à mettre le reste de la ligue en garde.

« Je viens de finir ma saison du blé d’Inde jeudi. Je vais avoir plus de temps à consacrer au hockey. Ça devrait être intéressant. Je vais faire des téléphones et sauter dans ma voiture pour essayer de trouver de l’aide ! »