Sophia Jensen, 16 ans, sera la favorite dans deux épreuves aux championnats du monde juniors de canoë qui auront lieu du 26 au 29 juillet dans la ville de Plovdiv.

Jensen part à la conquête du titre mondial

Une autre semaine à pagayer sur la rivière Gatineau puis ce sera le grand départ vers la Bulgarie. Si tout va bien, Sophia Jensen deviendra la canoéiste la plus rapide de son âge sur la scène internationale.

L’adolescente âgée de 16 ans sera la favorite dans deux épreuves aux championnats du monde juniors qui auront lieu du 26 au 29 juillet dans la ville de Plovdiv. Elle avait gagné la médaille d’argent au C-1 200 mètres puis au C-1 500 mètres l’an dernier à Pitesti, en Roumanie.

« Je ne ressens aucune pression. Je vais simplement faire de mon mieux, m’amuser et on verra ce qui arrivera », affirme l’athlète du club Cascades de Chelsea.

« Si je peux gagner une médaille, c’est tant mieux. »

Jensen dit avoir retenu quelques leçons de sa première participation aux Mondiaux. Elle va boire plus d’eau et éviter de longues périodes au soleil.

« Je n’ai peut-être pas passé assez de temps à l’ombre avant mes courses l’an dernier », avoue-t-elle.

Pour l’instant, la vice-championne du monde dit avoir la tête à l’entraînement. « Je suis à Chelsea jusqu’à samedi prochain », souligne-t-elle.

« Je me retrouve sur l’eau chaque jour cette semaine avec mes deux autres coéquipières de l’équipe canadienne qui participeront aux championnats du monde. Ça fait mon affaire d’avoir encore du temps pour me préparer. J’aime bien voyager mais j’adore encore plus m’entraîner. »

Jensen et ses amies Julia Lilley Osende et Kate Pennyfather pagaient chaque matin dès 7 h 30. Plus précisément sur deux kilomètres.

« Puis ce sont deux heures dans le gym. Nous avons une autre session sur l’eau en après-midi pendant une quarantaine de minutes. »

Le trio s’est quand même offert une petite récompense pour leur travail dans les derniers jours. Il a assisté au concert de Machine Gun Kelly au Blues Fest.

L’entraîneur-chef du club Cascades, Adam Mayo, va les joindre en Bulgarie en vue des championnats du monde.

Ce sera la première compétition majeure de Jensen en 2018. Une année bien tranquille par rapport à l’an dernier.

L’espoir de l’Outaouais avait gagné cinq médailles, dont trois d’or, aux Jeux du Canada en août 2017. C’était une semaine après son doublé aux championnats du monde.

Puis en octobre, Sophia Jensen avait ajouté trois médailles d’or des championnats panaméricains de canoë-kayak de vitesse à Ibarra, en Équateur. Les courses se déroulaient sur un cours d’eau au pied d’un volcan.

« C’était un des plus beaux sites de compétitions que j’ai vus », confie-t-elle.

Après les Mondiaux, Jensen reviendra au pays en vue des championnats provinciaux et nationaux. Il y aura la rentrée collégiale au Cégep Heritage.

À la mi-septembre, ce sera sa dernière compétition de la saison en Pologne, site de la régate des espoirs olympiques. Il y a deux ans, la canoéiste de Chelsea avait gagné quatre médailles d’or. Il s’agissait alors de sa première sortie en eaux internationales.