Le Gatinois Isaac Blais (droite) assène un coup de pied à la tête de son adversaire, Pierre-Olivier Bouffard.

Isaac Blais fait plaisir à ses partisans au TKO de Gatineau

Les artistes martiaux mixtes de Gatineau et Ottawa ont en général bien profité de l’avantage de la glace vendredi soir au Centre Robert-Guertin.

Dans l’octogone aménagé au domicile des Olympiques pour la carte de TKO 48 lors ce retour en sol outaouais après une absence de 17 ans, le Gatinois Isaac Blais a particulièrement soulevé la foule d’environ 2100 amateurs présents pour l’occasion en remportant de façon décisive son combat contre le Québécois Pierre-Olivier Bouffard. 

Ce dernier s’est avoué vaincu par soumission dès le premier round lorsqu’une droite au menton lui a fait perdre l’équilibre, après quoi Blais lui a appliqué la manœuvre du « Rear Naked Choke ».

Pour Blais, un espoir chez les 135 livres âgé de 22 ans, il s’agissait seulement d’un deuxième combat chez les professionnels, tout comme pour son adversaire d’ailleurs. Ils l’avaient tous deux remporté à leurs premières sorties dans l’organisation TKO.

« Ça s’est passé comme je voulais, une soumission au premier round, comme lors de mon premier combat, et je ne me suis pas trop fait “bûcher”, c’est ça qu’on veut », a-t-il raconté au Droit après coup.

Blais a apprécié que le promoteur Stéphane Patry lui offre ce combat au milieu de la carte principale, devant les siens. « Il a fondé beaucoup d’espoir sur moi et je pense que j’ai bien répondu à l’appel. J’ai montré un peu ce que je suis capable de faire dans la cage, où je suis de plus en plus à l’aise. J’ai encore beaucoup à apprendre et à améliorer, je suis encore jeune. Mais je suis content d’avoir offert une telle performance devant mes parents et amis, tous les gens qui m’appuient dans mon rêve d’atteindre le UFC », a-t-il ajouté.

Avant lui sur la carte principale, le Gatinois Cédric Mongeon s’est incliné par décision unanime des juges contre Alex O’Neil d’Ottawa, qui portait sa fiche à 4-0.

Par la suite, dans le premier combat de championnat de la soirée chez les poids mouche, la Québécoise Jade Masson-Wong s’est inclinée par soumission au troisième round devant l’Allemande Mandy Böhm, encaissant un premier revers après trois victoires tandis que Böhm demeurait invaincue.

« J’ai beaucoup de respect pour elle (Masson-Wong), elle a livré un très bon combat alors que c’est un grand pas dans la bonne direction pour moi », a dit Böhm en entrevue dans la cage.

Le dernier combat de championnat, opposant le Brésilien Roggers Sousa au Français Ciryl Gane chez les poids lourds, a été présenté après notre heure de tombée. Auparavant, le Français Taylor Lapilus a soutiré la ceinture chez les poids coqs à l’Américain Nate Maness par TKO au troisième round.

Pendant les préliminaires, les Gatinois Nicolas Pedneault (arrêt de l’arbitre contre Mattia Fonda), Vincent Houle (arrêt de l’arbitre contre Curtis Richard) et Serge Dancos (arrêt de l’arbitre contre Alexandre Gomes) l’ont emporté coup sur coup, alors que Guillaume Poulin (soumission contre Yann Jacolin) et Mathieu Charette (décision unanime des juges contre Bradley Sullivan) se sont inclinés.

Notons que dans l’autre combat féminin de la soirée, la Montréalaise Corinne Laframboise a perdu par soumission contre son adversaire Jamey-Lyn North, de Vancouver, tandis que Mateo Vogel, d’Ottawa a été disqualifié de son combat contre Xavier Alaoui parce qu’il a porté plusieurs coups de genou illégaux.

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Le Gatinois Marc-André Barriault

BARRIAULT PRÉPARE DÉJÀ SON PROCHAIN COMBAT

Marc-André Barriault espère remonter dans l’octogone d’ici la fin de l’été.

L’UFC l’a déjà approché au sujet d’un deuxième combat chez les poids moyens, peu de temps après ses débuts, le 7 mai dernier, à Ottawa. On lui a offert de se battre à la fin juillet lors d’un gala à Edmonton.

L’athlète originaire de Gatineau n’a pas dit non. « Il faut voir quelles sont mes options chez les adversaires », a-t-il raconté, lui qui était dans le coin de sa fiancée Jade Masson-Wong, vendredi soir, au gala TKO 48.

« Il y a aussi plusieurs événements en septembre, dont un le 7 septembre à Abu Dhabi. Je ne cacherai pas que je veux voyager aussi, a-t-il ajouté. C’est sûr que je ne veux pas qu’il se passe plus de deux ou trois mois entre chaque combat. Je veux remonter rapidement. »

Barriault a subi le revers par décision unanime des juges lors de son baptême en UFC aux mains d’Andrew Sanchez. Il avait failli achever son adversaire au deuxième round avec plusieurs uppercuts.

Sanchez a eu le dessus sur lui en le gardant au sol lors du troisième et dernier round. Une défaite qui lui a laissé un goût amer.

« J’avais peur d’avoir déçu mes nouveaux patrons. Je ne voulais pas qu’ils pensent que je suis un perdant », a-t-il expliqué.

Les dirigeants de l’UFC l’ont vite rassuré. « Ils ont aimé le spectacle. J’ai allumé la foule. Je pense que pour eux, ça ravive la flamme canadienne un peu », a-t-il dit.

« J’ai eu du bon feedback. »

Barriault a repris l’entraînement à Québec, il y a une dizaine de jours, après s’être accordé une semaine de repos. « En restant à la maison, en voyant de la famille. Ça fait du bien. Ça fait partie de l’équilibre dont je parle souvent », a-t-il précisé.

L’accent au dojo a été mis justement à raffiner ses techniques à la lutte. Il dit avoir appris du revers aux mains de Sanchez.

« J’essaie de voir comment il a fait pour dominer certains aspects du combat afin que je puisse reproduire ça sur mes adversaires à l’avenir, mais à ma façon. »

Son premier contrat le liant à l’UFC prévoit un minimum de quatre combats.