La présidente du conseil d’administration de la Gatineau Loppet, Louise Poirier
La présidente du conseil d’administration de la Gatineau Loppet, Louise Poirier

Gatineau se dirige vers une Loppet différente

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Ses parcours risquent d’être modifiés. Ses distances aussi. Tout comme le nombre de participants permis au départ.

La Gatineau Loppet garde espoir de présenter sa 43e édition prévue dans cinq mois, du 19 au 22 février.

«Nous sommes faits fort. Toutes nos éditions ont eu lieu dans le passé malgré de la pluie verglaçante, de gros froids ou beaucoup de neige», rappelle la présidente du conseil d’administration du plus grand événement international de ski de fond au Canada, Louise Poirier.

«Mais c’est sûr que la COVID-19 pose problème. On se garde une petite gêne. En ce moment-ci, dans les conditions actuelles, oui nous pourrions tenir la Gatineau Loppet. Mais comme tout le monde, ça va dépendre de la santé publique.»

Les organisateurs planchent sur une édition fort différente. À commencer par le volet international, qui serait relégué aux oubliettes pour 2021.

«Normalement, 17% de nos skieurs proviennent des États-Unis, de l’Europe et même l’Asie», note Mme Poirier.

«En ce moment, nous misons uniquement sur la clientèle canadienne. Nous avons fait un inventaire des clubs au Québec et en Ontario. Il y en a plus de 60. Une de nos priorités, c’est de rejoindre tant les familles que les skieurs récréatifs, les jeunes athlètes et même les pros en passant par ces clubs.»

Ils étaient plus de 2550 fondeurs à participer à une des nombreuses épreuves de la Loppet en 2020. Il s’agissait d’une des meilleures années au chapitre des inscriptions dans la dernière décennie.

«C’est sûr qu’on ne visera pas un nombre record cette année», avoue Louise Poirier.

Ses collègues et elle croient pouvoir recevoir jusqu’à 1500 skieurs en respectant les diverses règles de la santé publique en vigueur en ce moment, dont la distanciation sociale.

«Nous sommes en train de revoir tout, dont notre horaire, comment nous allons faire les départs», explique Mme Poirier.


« Ce sera une édition renouvelée, mais qui gardera un principe de base. Ça doit respecter la sécurité de nos skieurs, nos bénévoles et nos spectateurs. »
Louise Poirier

Une croix a déjà été faite sur les traditionnels départs de masse. «Ça ne sera pas non plus un skieur après un autre qui prend le départ», précise la présidente.

«C’est facile d’avoir deux mètres entre les skieurs. On espère aussi que le traçage des pistes permettra d’avoir 1,5 à deux mètres d’espace. C’est faisable car nous avons l’avantage de pouvoir nous servir des promenades.»

Les courses de raquettes et de fat bike ont déjà été retirées du menu 2021 de la Loppet. Les organisateurs affirment plancher sur de «belles surprises» qui viendraient «stimuler les skieurs» durant la course.

«Ce sera une édition renouvelée, mais qui gardera un principe de base. Ça doit respecter la sécurité de nos skieurs, nos bénévoles et nos spectateurs.»

La Gatineau Loppet gardera un oeil dans les prochaines semaines non seulement sur l’évolution de la pandémie, mais aussi sur la Ville de Gatineau. Les élus doivent s’attaquer à la question du financement de certains événements, dont cette compétition de ski de fond.

«Si la Ville dit qu’elle coupe dans les fonds, ça sera un peu plus difficile pour nous», reconnaît Louise Poirier.

Les inscriptions ouvriront seulement à la fin octobre, moment où une décision finale sera prise sur la tenue ou non de la Loppet.