Lise Meloche et son conjoint Dave McMahon

Gatineau Loppet: la raquette attire même des Olympiens

Ils ont représenté le Canada en biathlon sur la scène internationale. Lise Meloche a même gagné une médaille d’or en Coupe du monde en 1991.

Son conjoint Dave McMahon et elle ont développé une autre passion ces derniers hivers. On les verra au départ des courses de raquette de la Gatineau Loppet, dimanche, non loin du stade Mont-Bleu.

Le duo poussera même la note un peu plus. Il se tapera l’épreuve de 27 km de ski de fond de style libre plus tôt dans la journée avant de s’élancer en raquette.

McMahon, 55 ans, concourra sur 10 km tandis que Meloche, 59 ans, tentera sa chance sur 5 km.

« Nous faisons beaucoup de courses de raquettes. J’ai participé à six jusqu’ici cette saison en plus d’un triathlon hivernal et six courses de ski de fond», a relaté McMahon.

« Nous sommes encore très compétitifs », a-t-il ajouté.

Monsieur s’est même tapé des épreuves de Coupe du monde en raquette de même que les championnats du monde dans le passé.

McMahon a déjà réussi le doublé à la Gatineau Loppet. Soit de gagner dans la même journée une course de ski de fond, puis une épreuve en raquette.

« Ça peut être brutal lors de la course de raquettes si tu dois concourir contre un athlète frais et dispo qui n’a pas skié plus tôt le matin. Mais j’ai quand même du plaisir. »

À ses côtés, Meloche l’écoute parler de sa passion pour le plein air.

« Ça procure beaucoup d’adrénaline faire de la raquette », a assuré la quinquagénaire de Chelsea, qui a participé à deux reprises aux Jeux olympiques en biathlon. Elle était même troisième avec deux kilomètres à faire en 1994 à Lillehammer avant de glisser au 17e rang en raison d’une cible ratée au tir.

« Tu ne sais jamais quel genre de course t’attend, a-t-elle dit de la raquette. Parfois, ça peut être très intense comme ça peut être pas mal serein. »

L’autre truc que Meloche aime ?

« Chaque parcours varie. Certains sont plus de type course à pied, d’autres sont presque plus randonnées pédestres, car ils sont plus à pic. D’autres ressemblent à des parcours de vélo de montagne à la suite d’une bordée de neige. Tu fais des zigzags puis tout d’un coup, tu tombes dans un trou puis tu remontes. C’est amusant. »

Et souvent, le peloton de course s’avère varier.

« Tu vas retrouver des gens qui font de la course à pied. Tu vas retrouver des skieurs et des cyclistes. Tout le monde se retrouve sur le même pied, a imagé McMahon. Personne ne va se prendre trop au sérieux, car tu ne sais jamais ce qui peut se produire en piste. »

La seule certitude ?

« Tu vas toujours te sentir près de la nature quand tu fais de la raquette », a souligné McMahon.