Félix-Olivier Moreau était parmi les quelques 600 participants de la Coupe de la canne de Noël qui s’est conclue dimanche au centre Nakkertok.

Félix-Olivier Moreau sur les traces de sa mère

Le nom de sa mère est bien connu dans le monde sportif en Outaouais. Marie-Odile Raymond était devenue une des premières skieuses de fond francophones de la région à participer aux Jeux olympiques.

Ça se passait en 1998 à Nagano. L’athlète originaire d’Aylmer avait terminé notamment 56e au 30 km.

Vingt et un ans plus tard, Félix-Olivier Moreau grimpe rapidement à son tour dans la hiérarchie du ski de fond au pays. Recrue au sein de l’équipe du centre national d’entraînement Pierre-Harvey, il était de passage ces derniers jours dans le patelin de sa maman.

L’ado de 17 ans, qui habite à Saint-Ferréol-les-Neiges était parmi les quelques 600 participants de la Coupe de la canne de Noël qui s’est conclue dimanche au centre Nakkertok. L’événement accueillait une étape du circuit Nor-Am.

Inscrit chez les moins de 20 ans, Moreau a remporté le bronze samedi au 10 km libre disputé dans la pluie et sur une couche fondante de neige artificielle. Le mercure indiquait deux degrés Celsius durant sa course.

«Nous ne sommes pas habitués à tester nos skis dans ces conditions-là. J’ai l’habitude du moins 15 à moins 20 degrés. C’était différent. Mais c’était pareil pour tout le monde.»

Ce qui détonnait aussi?

Moreau a pu skier devant des membres de sa famille. «C’est le fun. Je compte aller rendre visite à ma grand-mère, de passer du temps avec elle», a-t-il souligné.

Sa tante Andrée Moreau l’a aussi hébergé durant le week-end.

Quant à sa mère Marie-Odile, elle était retenue à la maison dans la grande région de Québec. «Elle enseigne aux plus jeunes au club de ski du mont Sainte-Anne», a indiqué fiston, qui aspire vivre l’aventure olympique à son tour.

«C’est un objectif à long terme. J’en ai d’autres à court terme.»

Un de ces buts est de participer cet hiver aux championnats du monde juniors en Allemagne. 

«C’est un beau défi. C’est ma première année dans cette catégorie, a-t-il noté.

«C’est une grosse année pour moi. Je suis rentré au cégep. J’ai aussi changé d’équipe en me joignant au centre national. Nous nous entraînons plus souvent. Nous sommes mieux encadrés.»

Félix-Olivier Moreau tournera bientôt la dernière page du calendrier 2019. Une année fertile en émotions et en réalisations assez impressionnantes.

On l’a vu porter les couleurs de l’équipe canadienne au Tour de l’Abitibi. Parce que le jeune homme excelle aussi sur deux roues en cyclisme et en vélo de montagne.

Ça explique la vingtaine de médailles qu’il a récoltées dans les dernières années aux Jeux du Québec.

Exceller dans plusieurs sports constitue une source de fierté chez lui.

«Le ski de fond est un sport à développement tardif. Je suis jeune. C’est donc important pour moi d’être un athlète complet et multidisciplinaire», a-t-il dit.

Bouger sans arrêt fait partie de son quotidien. C’est lui qui le dit sans détour.

«À l’école, je suis un hyperactif. Le sport m’aide à me valoriser, à me garder éveillé.»

On le devine. Ses parents en ont eu plein les bras durant son enfance.

«Je n’étais pas du monde à la maison! C’est pour ça que ma mère et mon père m’ont initié aux sports à un très jeune âge.»

Quoi d’autre retient-on de cette fin de semaine du circuit Nor-Am en Outaouais? Que les skieurs locaux sont déjà en grande forme en ce début de saison.

Katherine Stewart-Jones, de Chelsea, a gagné trois fois l’or en autant de courses chez les femmes. Laura Leclair, elle, a notamment pris le deuxième rang au 5 km libre.

Le Hullois Antoine Cyr, a récolté l’argent au sprint, l’or au 10 km libre et le bronze au 10 km classique.

Magalie Daoust, Luke Allan et Mats Halvorsen font partie notamment des autres médaillés de l’Outaouais.