Les deux champions canadiens du 10km de la Fin de semaine des courses, Evan Esselink, chez les hommes, et Rachel Cliff, chez les femmes

Esselink, deux fois champion canadien

Evan Esselink détenait déjà le titre de champion canadien au 10 000 mètres, sur piste. Quand il a été le premier coureur du pays à franchir le fil d’arrivée du 10 km d’Ottawa, samedi, personne n’a vraiment été surpris.

L’athlète de 26 ans, qui vit à Guelph en Ontario, s’est présenté devant les journalistes drapé de l’unifolié.

En plus d’être une épreuve Label d’or de l’IAAF, le 10 km d’Ottawa fait office de championnat canadien sur route.

Il est donc, officiellement, un double champion.

« Si c’est important, pour moi ? Oui, ça veut tout dire. Je ne suis pas du genre à le crier partout, mais j’adore mon pays », a-t-il déclaré.

Il n’est pas du genre à crier, mais il s’affiche.

Sur son avant-bras gauche, Esselink s’est fait tatouer une feuille d’érable rouge vif.

« Ouais... C’est le logo d’Athlétisme Canada, concède-t-il. Je me le suis fait tatouer quand on m’a invité aux Championnats mondiaux d’athlétisme jeunesse, il y a très longtemps. C’était en 2009. C’était ma première sélection au sein d’une équipe nationale du Canada. »

Le tatouage est loin d’être discret.

« Je vous ai peut-être menti un peu, tantôt. »

Esselink s’était fixé l’objectif de remporter le championnat, ce week-end. Il avait entendu dire que le premier Canadien à franchir le fil d’arrivée obtenait une bourse supplémentaire de 3000 $ s’il parvenait à courir sous la barre des 30 minutes.

Il n’aura pas la chance de le découvrir. Il a fait un chrono de 30:30.

Le grand gagnant de l’événement, l’Éthiopien de 19 ans Andamlak Berta, a fait 27:47. « Je savais que ce serait un peu difficile. Le temps était humide, donc, les conditions n’étaient pas trop favorables. Je me suis donc concentré sur mon objectif principal. J’ai couru avec les autres Canadiens jusqu’au moment où j’ai jugé que le temps était venu de m’échapper. J’ai senti que l’opportunité se présentait dans le neuvième kilomètre », explique celui qui sera de retour à Ottawa, plus tard cet été, pour prendre part aux championnats canadiens d’athlétisme. Il tentera alors sa chance sur 5000 mètres.

À moitié satisfaite
La coureuse de la Colombie-Britannique Rachel Cliff a fait la moue, dans la zone réservée aux athlètes d’élite, quand on lui a demandé si elle avait le sentiment du devoir accompli.

Elle venait de défendre avec succès son titre de championne canadienne remporté en 2017. « Plus ou moins », a-t-elle répondu.

« Je n’ai pas encore vu mon chrono officiel, mais je crois que j’ai été plus lente que prévu. La fin a été difficile. Les deux derniers kilomètres de ce parcours me semblent toujours particulièrement longs », a-t-elle précisé.

Vérification faite, Cliff a mieux fait que l’an dernier.

En 2017, elle a remporté le titre canadien avec un chrono de 33:35. Cette fois, elle a franchi le fil d’arrivée en 32:22.

Elle a même réussi à rivaliser avec les coureuses africaines.

Elle n’a jamais vraiment dérangé l’éventuelle championne, Alia Mohammed.

Pendant un bon moment, elle s’est maintenue parmi les trois meneuses. « C’était très douloureux, pour moi comme pour les autres », dit-elle.