Le Franco-Ontarien Joey Desjardins dispute sa cinquième saison compétitive en paracyclisme.

Desjardins gagne une première médaille en Coupe du monde de paracyclisme

Presque dix ans après un accident qui l’a rendu paraplégique, Joey Desjardins s’est retrouvé sur un podium de la Coupe du monde pour la première fois de sa carrière en paracyclisme, samedi, en Belgique.

L’athlète franco-ontarien de Hawkesbury a terminé troisième de l’épreuve sur route de vélo à main disputée sur 64 km, à Ostende. Il s’agissait de sa huitième course en carrière sur ce circuit international.

La semaine précédente en Italie, le père de famille âgé de 32 ans avait pris le 11e rang.

Sa réaction après avoir franchi le fil d’arrivée, après avoir réalisé qu’il gagnait une première médaille en Coupe du monde ?

« J’étais content. J’ai crié un peu aussi », a-t-il relaté, mardi matin, au lendemain de son retour à la maison.

« J’ai aussi pris le temps de remercier mes coéquipiers. »

Ce membre de l’équipe canadienne a renoué dans les dernières années avec sa conjointe et leurs filles âgées d’un an et trois ans et demi. « La plus vieille commence à comprendre ce qui se passe », a-t-il avoué.

« Elle était contente. J’ai beaucoup de médailles à la maison, mais elle a vu que celle-là est spéciale. »

Desjardins dispute sa cinquième saison compétitive en paracyclisme. Il compte deux participations aux championnats du monde.

« Cet hiver, je m’étais fixé des objectifs en vue de la prochaine saison. Gagner une médaille en Coupe du monde était un d’eux. C’est gros. »

Une décision « déchirante » l’attend maintenant en juillet après les championnats nationaux à Saint-Georges.

Desjardins devra choisir entre deux compétitions importantes. D’un côté, il y aura les Jeux parapanaméricains à Lima, au Pérou. De l’autre, les championnats du monde prévus aux Pays-Bas.

« Je suis qualifié pour les deux événements. Je n’ai toutefois pas la chance de participer aux deux. Je dois penser à ce qui serait mieux pour moi à long terme. »

Les Jeux parpananaméricains lui offriraient l’occasion de participer à de premiers Jeux majeurs dans sa jeune carrière internationale. « Sauf que ça ne te permet pas de te qualifier en vue des Jeux olympiques comme ce sera le cas aux championnats du monde », a souligné Desjardins.

« C’est ce qui rend tout ça compliqué ! »

Un nouveau quotidien

Le principal intéressé a vu sa vie chambouler en 2009 après avoir frappé une roche durant une sortie en motocross. Les premières années après son accident ont été passées à s’adapter à son nouveau quotidien tout en commençant à apprivoiser le paracyclisme.

Desjardins se souvient encore de sa première compétition, il y a cinq ans. « Au Défi sportif à Montréal », a-t-il noté.

Parions qu’il n’oubliera jamais non plus cette journée venteuse de samedi en Belgique où il a accepté la première médaille de sa carrière en Coupe du monde.

Football universitaire

Gee Gees: vingt-deux points au quatrième quart!

Une remontée tout simplement spectaculaire ! Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa tiraient de l’arrière par 16 points, au début du quatrième quart.

Ils ont été obligés de se battre avec l’énergie du désespoir pendant les 15 dernières minutes de jeu. Ils ont inscrit pas moins de 22 points au quatrième quart pour vaincre les Golden Hawks de Wilfrid Laurier, 25-22, samedi après-midi.

Il s’agissait de la deuxième victoire des Gee Gees devant leurs partisans en autant de semaines. Dans ce quatrième quart, un peu tout le monde a mis la main à la pâte.

Le demi défensif Rashad Spooner a marqué un touché en récupérant un ballon dans la zone des buts adverse, à la suite d’un botté de dégagement.

Plus tard, le rapide Kalem Beaver a ramené un botté de dégagement sur 48 verges pour inscrire un autre majeur.

Les rivaux des Gee Gees, les Ravens de Carleton, ont eu moins de chance. Ils ont subi un revers de 40-23, sur la route, contre les Mustangs de Western.

Contrairement aux Gee Gees, ils n’ont pas été capables de se remettre d’un mauvais départ.

Les Mustangs ont inscrit les 19 premiers points de la partie.

Football universitaire

Première victoire pour les Gee Gees

Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa ont brisé la glace, samedi. Ils ont profité de leur match d’ouverture à domicile pour aller chercher leur première victoire de la saison. Ils ont vaincu les Gaels de Queen’s 44-27.

Rien ne laissait présager un tel écart, durant une première demie âprement disputée.

Les Gee Gees ont explosé au retour de la pause, inscrivant pas moins de quatre majeurs dans la deuxième demie.

Le quart-arrière Ben Maracle a lancé trois passes de touché dans ce match. Il a également été victime de trois interceptions. Le demi défensif Mike Miller, qui est originaire d’Ottawa, a joué le match de sa jeune carrière, réalisant huit plaqués en solo.

Les Gee Gees auront l’opportunité d’offrir une deuxième victoire à leurs fans, la fin de semaine prochaine, puisqu’ils accueilleront les Golden Hawks de Laurier.

Sport régional

Un ancien triathlonien à la tête de Courez Ottawa

Courez Ottawa a trouvé son nouveau directeur général, confirmant mardi l’embauche d’Ian Fraser.

Ce natif de la capitale nationale est un entrepreneur local et surtout un ancien triathlonien professionnel. Diplômé de l’université Carleton, il a déjà été propriétaire et partenaire de Somersault Events, Human Power Performance et Cyclelogik.

Football universitaire

Une défensive prête chez les Gee Gees

Dix des 12 partants de leur défensive dominante sont de retour pour une autre saison. On comprend mieux pourquoi les Gee Gees d’Ottawa sont classés neuvièmes favoris au pays à la veille de leur premier match régulier de 2019.

L’équipe de football universitaire se rendra à Hamilton dans les prochaines heures où elle affrontera dimanche les Marauders de McMaster. Elle tentera d’améliorer son rendement de l’an dernier.

Football

Football universitaire: Carleton misera sur les frères Iloki

Un entamera sa dernière saison chez les Ravens de Carleton ce dimanche à Kingston, l’autre effectuera ses premiers pas au sein de la même équipe de football universitaire.

Faites la connaissance des frères franco-ontariens Phil et Honoreal Iloki. Le plus vieux aura bientôt 22 ans, l’autre a fêté ses 19 ans. Ils évoluent tous deux à la position de receveur.

Hockey junior

Un camp atypique pour diabétique à Ottawa

Depuis le début de la semaine, il y a un camp de hockey pas comme les autres qui se déroule au Sensplex de Gloucester.

Quatre-vingt-cinq hockeyeurs et hockeyeuses de toutes les provinces canadiennes et même des États-Unis sont réunis à Ottawa pour assouvir leur passion pour leur sport, mais aussi pour partager une expérience unique. Ils vivent tous quotidiennement avec le diabète de type-1.

Triathlon

Alexis Lepage contraint à l’abandon à la Super League Triathlon d’Ottawa

C’est sans la présence du triathlonien gatinois Alexis Lepage que se déroulait la course à l’élimination de la Super League Triathlon d’Ottawa, dimanche, au parc Lansdowne.

Lepage a été contraint à l’abandon, samedi après-midi, lors des qualifications de l’épreuve qui se déroulait pour la première fois dans la capitale nationale.

Alors qu’il s’échangeait la première et la deuxième position avec son homologue canadien Aiden Longcroft-Harris pendant la première moitié de la course, Lepage a joué de malchance lorsqu’est venu le moment de faire la transition entre la natation et le vélo.

« Quand je suis sorti pour embarquer sur mon vélo dans la zone de transition, il y a un autre athlète qui a pris le vélo en même temps et lorsqu’il a reculé, je suis entré en collision avec lui et je suis tombé sur mon vélo, explique-t-il visiblement déçu des événements. Disons que j’étais vraiment découragé et quand je me suis levé, j’ai vu que mon vélo était endommagé et que je ne pouvais pas vraiment continuer la course donc ça m’a forcé à abandonner. »


Tennis

Abanda reprendra sa raquette à Gatineau

Déjà choyé par la présence de Vasek Pospisil dans le tableau masculin, le Challenger Banque Nationale de Gatineau va encore une fois profiter du retour à la santé d’un autre gros nom du tennis canadien.

Tenue à l’écart du jeu depuis le début du mois de mars, Françoise Abanda a choisi le tournoi gatinois pour effectuer son retour à la compétition la semaine prochaine. Mercredi avant-midi, la Québécoise de 22 ans a confirmé sa présence au parc de l’île. Finaliste du tournoi en 2014 à l’âge de 17 ans, Abanda a momentanément été la meilleure joueuse canadienne au classement mondial en 2017 alors qu’elle occupait le 111e rang.

Tennis

Pause nécessaire pour Mélodie Collard [VIDÉO]

Au rythme où elle a engrangé les points sur le circuit international junior en 2019, Mélodie Collard avait hâte de mesurer sa progression contre des professionnelles au Challenger de Gatineau la semaine prochaine.

Une blessure au poignet gauche va toutefois lui faire rater le tournoi qui se déroulera dans sa cour. Sa récente participation à Roland-Garros lui aura au moins permis de constater qu’il était temps de guérir une blessure qu’elle traînait depuis trop longtemps.

Tennis

Challenger: Vasek Pospisil sera du tournoi

Après avoir contribué au développement des jeunes loups canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu qui font maintenant leur marque au plus haut niveau du tennis professionnel, le Challenger Banque Nationale de Gatineau pourrait servir de tremplin au retour en force d’un vieux renard, Vasek Pospisil.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi matin au parc de l’Île, site du tournoi doté qui aura lieu du 15 au 21 juillet, Tennis Canada a confirmé la présence de l’athlète de 29 ans originaire de Vancouver. Le vétéran du circuit de l’ATP vient tout juste de revenir au jeu après une absence de neuf mois pour soigner une blessure au dos, s’inclinant contre Auger-Aliassime au premier tour du prestigieux tournoi de Wimbledon.

Sport régional

Gala Excellence Outaouais: l’année des coureurs

Une cycliste. Deux fondeurs. Trois triathloniens. Décidément, les spécialistes des épreuves d’endurance ont volé la vedette, jeudi, lors du troisième Gala Excellence Outaouais.

Ariane Bonhomme, spécialiste du cyclisme sur piste, a remporté le titre très convoité d’athlète internationale féminine de l’année. C’était mérité. En plus de sa quatrième position à la poursuite par équipe lors des derniers championnats mondiaux, elle a grimpé deux fois sur le podium, sur le circuit de la Coupe du monde.

Cyclisme

Place au Grand Prix cycliste de Gatineau

Ariane Bonhomme ne sait pas trop à quoi s’attendre de sa sixième participation en carrière au Grand Prix cycliste de Gatineau.

La favorite locale a passé la majeure partie de l’année 2019 loin de la route. Elle a surtout pédalé sur piste, participant notamment aux championnats du monde en mars à Apeldoorn, aux Pays-Bas. Ses coéquipières et elle de la formation canadienne avaient pris le quatrième rang à la poursuite par équipe.

« La deuxième année de suite qu’on arrivait quatrième. C’était décevant car notre course valait plus que ça », a relaté l’athlète gatinoise âgée de 24 ans.

Il y a eu aussi une épreuve de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande de même qu’un camp d’entraînement en Arizona. Bonhomme est revenue vendredi dernier de Hamilton où elle s’entraîne à temps plein au vélodrome ayant servi aux Jeux panaméricains.

« Ça faisait un mois et demi que j’étais partie. Je reviens à la maison pour le Grand Prix cycliste de Gatineau. Puis ça tombe bien, car le critérium de la rue Preston a lieu la semaine suivante. Je vais rester dans la région jusqu’aux championnats canadiens à la fin du mois. »

Bonhomme prendra le départ jeudi soir de l’épreuve sur route de 104,4 km présentée sur le boulevard des Allumettières et la promenade du parc de la Gatineau. Vendredi, elle participera à la Chrono Gatineau, un contre-la-montre de 17,3 km.

Ces deux courses possèdent la sanction 1,1 de l’Union cycliste internationale (UCI). « Je ne sais pas où je vais me situer dans le peloton. Mais j’ai bien hâte de me comparer aux autres, a-t-elle dit.

«Depuis un certain temps, j’ai essayé de me spécialiser sur piste afin de me qualifier en vue des Jeux olympiques.»

Tokyo 2020 se trouve dans sa mire. Les sélections auront lieu entre septembre et février. Il y a aura des étapes de la Coupe du monde de même que les Mondiaux, tôt, l’an prochain.

Bonhomme est bien positionnée, ayant participé à tous les gros rendez-vous sur piste depuis deux ans. «Je le pense, mais c’est sûr qu’il n’y a rien de gagné en ce moment», a-t-elle avoué.

Surtout qu’une cycliste qui a représenté le Canada en 2016 à Rio, Jasmin Glaesser, sortira de la retraite cet automne pour tenter sa chance. Ajoutez à cela que l’équipe nationale féminine a changé d’entraîneur.

À Gatineau, Ariane Bonhomme roulera sous les couleurs de l’équipe Cyclery Racing qui réunira certaines de ses coéquipières de l’équipe canadienne sur piste.

Ce sont 13 formations qui ont délégué des cyclistes en Outaouais en vue de ces deux épreuves internationales féminines sur route.

Équipe Canada a retenu six athlètes, dont la jeune Simone Boilard. L’équipe américaine Tibco — Silicon Valley Bank sera à surveiller tout comme la formation professionnelle russe Cogeas-Mettler qui mise sur des femmes de six nationalités différentes.

Dans le lot, on retrouve l’Olympienne Edwige Pitel, qui a fêté ses 52 ans mardi. Elle a gagné le titre de championne de France à plusieurs reprises durant sa carrière, étant une des rivales de Jeannie Longo au début des années 2000.

Tennis

Roland-Garros: Mélodie Collard, à une balle d’une victoire

Mélodie Collard a beau avoir été dominante sur le circuit international junior en 2019, rien ne pouvait la préparer à l’amplitude d’un premier match dans un tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros.

Face à une adversaire qu’elle avait déjà vaincue facilement en finale d’un tournoi à Burlington en avril, la Gatinoise de 15 ans n’a pas remporté un seul jeu de la première manche sur la terre battue française jeudi. Le trac passé, elle a repris ses esprits pour remporter la deuxième manche 6-2. Elle était même rendue à un seul point de remporter la troisième manche pour accéder au deuxième tour des qualifications. Elle menait 6-5 avec une balle de match, mais son opposante, l’Argentine Ana Geller, a sauvé sa peau en forçant la tenue d’un bris d’égalité.

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Collard a pris l’avance 2-0 dans celui-ci, mais Geller est à nouveau revenue de l’arrière pour prendre les commandes du bris 6-3. Collard s’est bagarrée, en sauvant notamment trois balles de matches, mais Geller a fini par s’imposer en trois manches de 6-0, 2-6, 7-6 (8-6).

« Mélodie a eu des difficultés en première manche parce qu’elle ne savait pas jusqu’où elle pouvait pousser sans aggraver sa blessure subie la veille en Belgique. La surface était aussi plus sèche et plus rapide qu’à ses derniers tournois en Belgique et en Italie. Ça l’a pris par surprise. Elle frappait court, ce qui me laisse penser qu’elle était tendue. Malgré ses succès cette saison et toute l’expérience acquise, la grandeur de l’événement de Roland-Garros l’a rendue nerveuse. C’est une expérience de plus pour elle », a expliqué son entraîneur Mathieu Toupin, en direct de Paris.

Celui-ci dit avoir revu sa joueuse agressive dans la deuxième manche remportée 6-2.

« Elle doit apprendre à accepter la douleur sans se frustrer ou se décourager. C’est un élément important de son apprentissage. En deuxième manche, elle a lâché son jeu, ce qui a déstabilisé son adversaire. Puis, elle a à nouveau ralenti la cadence à 1-0 dans la troisième manche. Elle a eu toutes les chances de gagner le match, mais je ne l’ai pas sentie convaincue. À la fin, c’est ce qui lui a coûté le match. Son adversaire voulait sa revanche et elle a bien joué », a poursuivi Toupin.

Geller, 17 ans, en était à sa quatrième participation dans un tournoi du Grand Chelem, dont une deuxième à Roland-Garros.

Toupin a aussi avoué que sa protégée était très déçue du résultat. Peu habituée à subir deux revers de suite, tout allait si bien pour elle avant sa blessure dans un match à Charleroi mercredi.

« Elle avait besoin d’une autre victoire à Charleroi pour avoir un accès direct au tableau principal à Roland-Garros. Elle a perdu ce match en raison de sa blessure et là, elle perd au premier tour des qualifications. C’est dur à accepter pour elle, mais elle ne doit pas oublier qu’elle était classée 80e au monde avant notre départ de Gatineau. Elle occupe maintenant le 46e rang mondial. »

Tournoi pas terminé

Il y avait quand même une bonne nouvelle pour la Gatinoise après sa défaite. Son tournoi à Roland-Garros devrait se poursuivre en double. Elle pourrait même jouer avec Leylah Fernandez. La Canadienne est septième au monde.

« Nous restons ici en attendant d’avoir de bonnes nouvelles à vous communiquer sous peu. Mélodie va voir un médecin vendredi. Elle passera chez le physiothérapeute. Elle sera au repos. Le simple n’a pas fonctionné, mais pourquoi pas un titre en double ?! On espère que son corps va bien réagir et qu’elle sera apte à jouer ce week-end. »

Combat

Isaac Blais fait plaisir à ses partisans au TKO de Gatineau

Les artistes martiaux mixtes de Gatineau et Ottawa ont en général bien profité de l’avantage de la glace vendredi soir au Centre Robert-Guertin.

Dans l’octogone aménagé au domicile des Olympiques pour la carte de TKO 48 lors ce retour en sol outaouais après une absence de 17 ans, le Gatinois Isaac Blais a particulièrement soulevé la foule d’environ 2100 amateurs présents pour l’occasion en remportant de façon décisive son combat contre le Québécois Pierre-Olivier Bouffard. 

Ce dernier s’est avoué vaincu par soumission dès le premier round lorsqu’une droite au menton lui a fait perdre l’équilibre, après quoi Blais lui a appliqué la manœuvre du « Rear Naked Choke ».

Pour Blais, un espoir chez les 135 livres âgé de 22 ans, il s’agissait seulement d’un deuxième combat chez les professionnels, tout comme pour son adversaire d’ailleurs. Ils l’avaient tous deux remporté à leurs premières sorties dans l’organisation TKO.

« Ça s’est passé comme je voulais, une soumission au premier round, comme lors de mon premier combat, et je ne me suis pas trop fait “bûcher”, c’est ça qu’on veut », a-t-il raconté au Droit après coup.

Blais a apprécié que le promoteur Stéphane Patry lui offre ce combat au milieu de la carte principale, devant les siens. « Il a fondé beaucoup d’espoir sur moi et je pense que j’ai bien répondu à l’appel. J’ai montré un peu ce que je suis capable de faire dans la cage, où je suis de plus en plus à l’aise. J’ai encore beaucoup à apprendre et à améliorer, je suis encore jeune. Mais je suis content d’avoir offert une telle performance devant mes parents et amis, tous les gens qui m’appuient dans mon rêve d’atteindre le UFC », a-t-il ajouté.

Avant lui sur la carte principale, le Gatinois Cédric Mongeon s’est incliné par décision unanime des juges contre Alex O’Neil d’Ottawa, qui portait sa fiche à 4-0.

Par la suite, dans le premier combat de championnat de la soirée chez les poids mouche, la Québécoise Jade Masson-Wong s’est inclinée par soumission au troisième round devant l’Allemande Mandy Böhm, encaissant un premier revers après trois victoires tandis que Böhm demeurait invaincue.

« J’ai beaucoup de respect pour elle (Masson-Wong), elle a livré un très bon combat alors que c’est un grand pas dans la bonne direction pour moi », a dit Böhm en entrevue dans la cage.

Le dernier combat de championnat, opposant le Brésilien Roggers Sousa au Français Ciryl Gane chez les poids lourds, a été présenté après notre heure de tombée. Auparavant, le Français Taylor Lapilus a soutiré la ceinture chez les poids coqs à l’Américain Nate Maness par TKO au troisième round.

Pendant les préliminaires, les Gatinois Nicolas Pedneault (arrêt de l’arbitre contre Mattia Fonda), Vincent Houle (arrêt de l’arbitre contre Curtis Richard) et Serge Dancos (arrêt de l’arbitre contre Alexandre Gomes) l’ont emporté coup sur coup, alors que Guillaume Poulin (soumission contre Yann Jacolin) et Mathieu Charette (décision unanime des juges contre Bradley Sullivan) se sont inclinés.

Notons que dans l’autre combat féminin de la soirée, la Montréalaise Corinne Laframboise a perdu par soumission contre son adversaire Jamey-Lyn North, de Vancouver, tandis que Mateo Vogel, d’Ottawa a été disqualifié de son combat contre Xavier Alaoui parce qu’il a porté plusieurs coups de genou illégaux.

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Gymnastique

Zakutney veut briller devant les siens aux championnats canadiens de gymnastique artistique

Son retour à la maison s’avère fort attendu. Son visage se retrouve notamment sur les affiches promotionnelles des championnats canadiens de gymnastique artistique qui se déroulent depuis jeudi à l’université Carleton.

Samuel Zakutney fait partie des favoris en vue des épreuves seniors chez les hommes qui auront lieu samedi et dimanche. « Je pense avoir de bonnes chances de remporter quelques médailles au concours par appareil, notamment aux barres parallèles et à la barre fixe », affirme le Franco-Ontarien d’Ottawa, qui étudie depuis trois ans en génie biomédical et en génie mécanique aux États-Unis.

Course à pied

Les Québécois moins nombreux à la Fin de semaine des courses d'Ottawa

Avec les inscriptions de dernière minute, on estime que 33 000 personnes prendront part aux différentes épreuves de la Fin de semaine des courses.

On est assez loin des sommets établis il y a quelques années.

En 2015, 49 439 coureurs et coureuses étaient inscrits.

La course à pied était alors très en vogue.

« La fièvre a peut-être baissé un peu », constate le directeur de courses, John Halvorsen.

« Nous avons le luxe de savoir d’où viennent nos clients, puisque tous les participants doivent fournir leur adresse au moment de l’inscription. Nous pouvons voir d’où proviennent les fluctuations. Nous constatons que la plus forte baisse provient du marché québécois », de révéler l’homme qui vit lui-même sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais, à Chelsea.

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Marathon d'Ottawa: belle rivalité entre Marocains et Kényans

L’explosion du nombre d’événements de course à pied un peu partout en province – à Montréal et à Québec, en particulier – expliquerait en partie cette tendance.

Les organisateurs de la Fin de semaine des courses sont quand même satisfaits de la participation.

« Lors de l’année où nous avons attiré 49 000 personnes, nous avons peut-être atteint un point de rupture, en ce qui a trait à la capacité d’accueil des hôtels de la région. Nous avons reçu des tas de courriels de participants qui n’étaient pas capables de se trouver une chambre », raconte-t-il.

M. Halvorsen, qui s’apprête à quitter le poste qu’il a occupé pendant deux décennies. Il est plutôt fier de l’événement qu’il a vu grandir et gagner en importance.

« Nous avions l’opportunité de construire un événement bien spécial. Nous avons mis les efforts nécessaires et nous avons réussi. »

« J’aimerais qu’Ottawa soit plus reconnue, internationalement. Nous avons un léger problème de visibilité. Il y a du travail à faire. »

Course à pied

Fin de semaine des courses: belle rivalité entre Marocains et Kényans

Ottawa est magnifique à la fin du mois de mai. Abderrahmane Kachir est en train de le découvrir.

Étoile montante de l’athlétisme au Maroc, Kachir a brillé jusqu’à maintenant sur la scène nationale. Il n’avait encore jamais eu la chance de sortir du pays du couchant lointain pour participer à un grand événement de course à pied.

Le jeune homme de 26 ans a traversé l’océan Atlantique pour participer à la Fin de semaine des courses. On le trouvera samedi soir au départ du 10 km d’Ottawa, la deuxième épreuve la prestigieuse du week-end.

On doit quand même le prendre au sérieux. Il a déjà franchi cette distance en 27 minutes et 50 secondes. C’était en septembre 2018, au Rahal Memorial 10 km International de Casablanca.

S’il parvient à courir aussi rapidement, sur le bitume de la capitale, il figurera parmi les favoris pour l’emporter.

« On m’a beaucoup parlé d’Ottawa, la capitale du Canada », a-t-il déclaré, vendredi midi, avec l’aide d’un interprète.

« Mohammed Ziani est un de mes plus grands amis. C’est lui qui m’a conseillé de venir ici. Il m’a dit que c’est une des plus belles courses du monde », a-t-il ajouté.

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Ziani est déjà passé par là. Il a lui aussi vécu son baptême international au Canada.

Il a remporté le 10 km d’Ottawa, dans la canicule de 2016, avec un chrono de 28 minutes, 36 secondes.

Il est revenu pour défendre son titre, l’an dernier. Il a terminé l’épreuve au quatrième rang.

Il est toutefois difficile d’évaluer son potentiel, à l’heure actuelle, puisqu’il essaie d’orienter sa carrière vers les marathons.

Son copain Kachir a les mêmes visées, à long terme.

« Il veut devenir marathonien. Il veut participer aux grands événements, comme les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020 », fait savoir son interprète.

En attendant, il aimerait bien faire la barbe à ses compatriotes, ce week-end à Ottawa.

« Battre Ziani ? Pourquoi pas », a-t-il dit en souriant, vendredi.

Des coureurs du Kenya seront, encore une fois, à surveiller chez les hommes, lors de cette course qui porte le Label d’or de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF). Avec son record personnel de 28 minutes et 26 secondes, un dénommé Moses Kibet sera à prendre très au sérieux.

Le gagnant empochera une bourse de 5000 $. Les deux coureurs qui l’accompagneront sur le podium obtiendront, respectivement, 4000 et 3000 $.

Les dames

Encore une fois, cette année, le 10 km d’Ottawa fera office de championnat canadien sur route.

Détentrice du record canadien sur 10 000 mètres, avec un chrono de 31 minutes et 41 secondes, Natasha Wodak est largement favorite, chez les dames.

L’athlète qui vient d’obtenir une cinquième position aux Jeux du Commonwealth a l’air de croire en ses chances. « J’ai 37 ans, mais je suis convaincue qu’il me reste encore quelques belles années », assure-t-elle.

Des coureuses marocaines et kényanes seront figurent aussi parmi les favorites.

Peres Jepchirchir, du Kenya, a remporté le 10 km d’Ottawa en 2016. Ce fut pour elle un tremplin vers d’autres succès. Elle a fracassé en 2017 le record mondial féminin du demi-marathon. Aux Émirats arabes unis, elle a franchi 21,1 km en 65 minutes et six secondes.

Course à pied

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Manny Rodrigues s’occupe du volet élite du Marathon d’Ottawa Banque Scotia depuis deux décennies. Il connaît les coureurs.

Une athlète francophone l’intrigue chez les femmes à la veille de la 45e édition. Son nom ? Anne-Marie Comeau.

La même qui a participé aux Jeux olympiques en ski de fond l’an dernier à PyeongChang.

« Elle vient de gagner un demi-marathon à Montréal en 1 h 14 min 6 s, a souligné Rodrigues. Elle pourrait finir parmi les trois premières Canadiennes chez nous. »

Il s’agira du premier marathon en carrière de Comeau, qui fêtera ses 23 ans la semaine prochaine. « C’est un peu l’inconnu », a avoué l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges.

« Mais je vais me faire confiance en tant qu’athlète. J’ai de l’expérience en courses de longues distances en ski de fond. Je vais aller à mon rythme. Si je peux courir avec certaines personnes... On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

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Comeau aimerait devenir une des ces rares athlètes canadiennes ayant participer autant aux Jeux d’hiver que d’été. « Je l’ai en tête », a-t-elle soutenu.

« J’ai toujours eu le rêve de me retrouver aux Jeux à la course à pied... Plus que le ski de fond. »

Car courir fait partie de son ADN. Il s’agit de son premier amour sportif.

« Je me rappelle quand j’avais huit ans. Je sortais de chez nous pour aller faire le tour du quartier en courant. Après, j’ai commencé à faire du ski alpin, puis le ski de fond. »

Comeau avait pris une pause de la compétition sur neige pendant deux ans de 2015 à 2017 en raison d’une blessure à une épaule. Elle s’était alors tournée vers la course à pied.

Cette même blessure est réapparue après les Jeux. Au point où une intervention chirurgicale semble inévitable. La page semble tournée sur sa carrière de fondeuse.

Sa deuxième carrière sportive s’avère bien partie. L’étudiante-athlète de l’université Laval participera aux Universiades d’été en juillet à Naples, en Italie. Elle représentera le Canada au demi-marathon.

Puis à l’automne, ce sera place à son deuxième 42 km au Marathon de Toronto.

Mère et fille

En attendant, Anne-Marie Comeau pourra miser sur de l’aide dans la capitale nationale. Sa mère Hélène Latendresse, âgée de 54 ans, prendra aussi le départ du Marathon d’Ottawa. Elle partira cinq minutes après les coureuses élites.

« Ce sera son premier marathon à elle aussi. Ça fait toutefois plusieurs années qu’elle court. Mon père et mon frère sont venus avec nous pour nous encourager. »

Course à pied

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La tendance risque de se maintenir, dimanche matin, à la 45e édition du Marathon d’Ottawa Banque Scotia. Du moins chez les femmes.

Une Éthiopienne devrait franchir le fil d’arrivée avec les deux bras rivés vers le ciel en guise de célébration. Les neuf dernières gagnantes proviennent de ce pays de l’Afrique de l’Est.

Et qui sont les favorites en 2019 ? Oui, des coureuses éthiopiennes.

Les organisateurs en ont présenté quelques-unes, vendredi après-midi, à moins de 48 heures du coup de départ. Tigist Girma et Abeba-Tekulu Gebremeskel ont beau être rapides sur le bitume, elles s’avèrent peu loquaces.

Même la présence d’un traducteur n’a rien changé.

Gebremeskel prendra le départ, trois mois après avoir retranché plus de... cinq minutes à son record personnel au Marathon de Séville en février. Elle a stoppé le chrono à deux heures, 24 minutes et 53 secondes.

Tout ça à l’âge de 39 ans.

« J’étais blessée auparavant à une jambe. Je me suis entraînée fort pour retrouver la santé et revenir à la compétition. Cela a donné ce résultat », s’est-elle contenté de dire au sujet de cette progression étonnante.

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La bonne nouvelle pour elle et ses compatriotes qui se sont déplacées à Ottawa ?

La favorite s’est désistée mercredi à la veille de son départ vers l’Amérique du Nord. Tirfi Tsegaye avait terminé deuxième à Boston en 2016 en plus de franchir le fil d’arrivée en quatrième position aux Jeux olympiques à Rio.

La dame avait ensuite pris une pause pour fonder une famille. Ottawa devait marquer son retour tant attendu à la compétition.

Tsegaye se serait blessée à l’entraînement.

Chez les hommes, un coureur du Kenya aimerait bien mêler les cartes et priver l’Éthiopie d’un balayage.

Martin Kosgey est reconnu comme le bon gars qui finit toujours deuxième sur le circuit international. Ce fut le cas à trois reprises lors de ses six derniers marathons. Sa dernière victoire remonte en 2014, à Lyon.

Dans un anglais timide, le père de famille a avoué qu’il pensait à la bourse de 30 000 $ remise au gagnant à Ottawa. De l’argent qui lui serait utile dans son pays natal où il s’avère agriculteur et éleveur. « Je pourrais agrandir ma ferme », a-t-il précisé.

Reid Coolsaet sait qu’il ne pourra pas rivaliser avec l’élite africaine. Son meilleur chrono à vie s’avère six minutes plus lent que les plus rapides au départ à Ottawa.

Réveil à 4 heures

Reste qu’il sera le favori chez les Canadiens.

À 39 ans, la fin de sa carrière approche. Il espère participer aux Jeux olympiques pour une troisième et dernière fois en 2020, à Tokyo.

Ce dernier a passé les derniers mois à s’entraîner en altitude à Boulder, au Colorado. Il a déjà fixé son alarme en vue de dimanche matin. « Ça va sonner à quatre heures. Ça va me donner trois heures, ce qui est amplement de temps pour réveiller mon corps », a-t-il lancé en riant durant son passage sur le plateau de TSN 1200.

Coolsaet moussait le Marathon d’Ottawa dont il est un fidèle participant. « Tu ne veux pas être endormi au départ », a-t-il ajouté en riant de nouveau.

Le coup d’envoi sera donné à 7 h. Le fil d’arrivée sera situé à nouveau sur la promenade Queen Elizabeth, non loin de l’hôtel de ville d’Ottawa.

La course sera diffusée en direct sur le site web de la Fin de semaine des courses Tamarack. Même chose sur la chaîne Rogers TV.

Boxe

Harley-David O’Reilly boxera aux Jeux panaméricains

L’an dernier, c’était les Jeux du Commonwealth où il avait gagné le bronze. Cet été, Harley-David O’Reilly participera maintenant aux Jeux panaméricains.

Sa présence en juillet à Lima, au Pérou, a été confirmée mercredi par le Comité olympique canadien et Boxe Canada. « Un honneur, surtout que peu de gens, tous sports confondus, ont l’occasion de participer deux fois à un des trois Jeux majeurs », a souligné le pugiliste de Gatineau au bout du fil.

Sport régional

Un marathon rapide à Ottawa?

Le Marathon d’Ottawa s’annonce comme l’un des plus rapides depuis ses débuts en 1975.

Les organisateurs ont dévoilé mercredi la liste des coureurs élites en vue de l’épreuve de 42 km. Sept des concurrents recrutés affichent des temps personnels plus rapides que le record actuel du parcours à deux heures, six minutes et 54 secondes.

Le favori sera l’Éthiopien Abera Kuma, qui a établi une marque personnelle de deux heures, cinq minutes et 50 secondes l’an dernier à Rotterdam. Son compatriote Adugna Takele de même que Marius Kimutai et Martin Kosgey, tous deux du Kenya, font aussi partie des participants à surveiller.

«Nous accueillons sept hommes capables de battre le record de parcours actuel, donc, le 26 mai, à Ottawa, nous assisterons assurément à une course des plus captivantes», a soutenu le responsable du recrutement des athlètes élites de la Fin de semaine des courses Tamarack, Manny Rodrigues.

Du côté féminin, Tirfi Tsegaye renouera avec la compétition après une pause de trois ans. Sa dernière sortie remonte aux Jeux olympiques à Rio, où l’Éthiopienne âgée de 34 avait terminé quatrième. Quelques mois auparavant, elle avait pris le deuxième rang au Marathon de Boston.

Chez les Canadiens, le double Olympien Reid Coolsaet a confirmé sa présence. Il tente d’assurer sa place à Tokyo en vue des JO de 2020.

Sport régional

Retour des anciens champions du 10 km d’Ottawa

Les organisateurs de la Fin de semaine des courses Tamarack d’Ottawa ont effectué un retour vers le futur en recrutant de gros noms du passé pour leur épreuve du 10 km qui aura lieu dans une dizaine de jours.

Les champions de l’édition 2016, qui avait été disputée durant une canicule, effectueront un retour dans la capitale. Mohammed Ziani, du Maroc, avait gagné l’épreuve masculine en 28 minutes et 37 secondes malgré la chaleur et l’humidité. Peres Jepchirchir, du Kenya, avait été la plus rapide chez les femmes, il y a trois ans.

« C’est toujours plus facile de convaincre d’anciens champions à revenir ici puisqu’ils savent à quoi s’attendre. Ils connaissent notamment bien le parcours », a rappelé le coordonnateur des athlètes élites, Manny Rodrigues.

Ce dernier espère que la température fraîche qui sévit actuellement sur la capitale nationale demeure jusqu’au 25 mai, date de la présentation du 10 km. Le lendemain, ce sera place au Marathon d’Ottawa.

« Quand c’est frais, ça se traduit habituellement par des chronos rapides », a rappelé Rodrigues.

Ses collègues et lui s’attendent notamment à une épreuve du 10 km marquée par la vitesse. Douze hommes se pointeront sur le fil de départ avec des records personnels sous les 29 minutes.

Le 10 km d’Ottawa, qui possède le « label d’or » de l’IAAF, sera à nouveau l’hôte des championnats canadiens.

Tennis

Mélodie Collard, de Luskville à Roland-Garros

Mélodie Collard se souvient encore des premières balles de tennis qu’elle a frappées dans la cour arrière de ses parents située à l’époque à Luskville. Elle ressemblait à tout, sauf une future participante à Roland-Garros.

« Je n’aimais vraiment pas ça. Je me disais que si je n’étais pas bonne, j’allais arrêter ça, lance-t-elle en riant. Les choses ont bien changé. »

Dix ans après ses débuts, la voilà à la veille de son départ mardi vers l’Europe en vue d’une première étape en carrière sur le circuit du Grand Chelem junior. Un tournoi déjà remporté auparavant par les Capriati, Hingis, Henin et Halep.

L’ado de 15 ans prendra part aux qualifications de Roland-Garros dès le 30 mai. Mais auparavant, elle se tapera au moins un tournoi préparatoire sur terre battue en Italie.

« Ça va être un jeu différent sur ces surfaces, surtout que je ne m’entraîne jamais sur terre battue ici, affirme Collard. J’ai hâte de partir. J’ai hâte de jouer contre les meilleures au monde. »

Le hic ? Le produit de Tennis Outaouais Performance (TOP) fait maintenant partie justement de ces meilleures raquettes.

La grande droitière de 5’9’’ a participé à 11 finales de tournois ITF sur une période de sept mois. À six reprises elle s’est retrouvée dans le match ultime en simple féminin, gagnant quatre fois.

Son dernier titre remonte en avril, la hissant au 73e rang mondial.

« Mélodie s’en va là-bas avec confiance... avec l’esprit ouvert. Elle sait que tout peut arriver », lance Mathieu Toupin, son entraîneur depuis le premier jour à La Sporthèque.

« Je sais que j’ai le niveau de jeu pour rivaliser avec les meilleures, affirme la principale intéressée. J’ai battu la 60e au monde, il y a deux week-ends de ça. J’ai aussi déjà battu la 15e au monde. Je crois en mes chances. J’ai un style différent qui peut causer du trouble à beaucoup de gens... Je crois en mes chances. »

Un style qu’elle devra exploiter, insiste son entraîneur.

« Elle devra varier les effets, monter au filet », dit Toupin. Et il y a ce coup droit, jadis sa faiblesse, qui est devenu maintenant une arme additionnelle dans son arsenal.

« Le déclic vient de se faire. Cela avait toujours été le défi de Mélo », explique le coach.

Surtout, Collard se sent bien. Elle s’amuse. La fille par le passée timide et réservée en entrevue a laissé place à une athlète qui multiplie les confidences. Ses yeux s’illuminent en parlant de Roland-Garros.

« C’est prestigieux. Nous aurons aussi la chance de voir jouer les pros, qui seront là en même temps que nous », dit-elle.

« Chaque année, je regarde la finale à la télé. C’est un de mes buts dans la vie, de jouer un jour dans un tournoi du Grand Chelem chez les pros. Juste d’y participer chez les juniors, je ne pensais jamais que ça arriverait si vite que ça. »

Collard n’a pas oublié comment elle se sentait à pareille date l’an dernier. « J’avais encore des problèmes à terminer un match en raison de plusieurs blessures », rappelle-t-elle. Son dos la faisait notamment souffrir.

Jusqu’ici, son corps tient le coup. Mais pas question de crier victoire. 

Une visite chez le physiothérapeute l’attendait justement, mercredi après-midi, après l’entrevue qui s’est terminée avec une autre anecdote. Sa joueuse favorite est l’Ontarienne Bianca Andreescu, qui a gagné à Indian Wells en mars.

« Parce que j’ai un style de jeu comme elle. On varie beaucoup, mais d’une différente manière. J’aime aussi son caractère. Elle se bat sur le terrain, mais c’est une fille gentille à l’extérieur du terrain. Elle respecte tout le monde. »

L’autre raison pourquoi elle l’aime ? « Je la vois évoluer depuis qu’elle est jeune. J’avais même joué contre elle en double quand j’avais huit ans. Elle en avait 12 et elle était déjà très bonne ! »

Qui sait, peut-être que dans quelques années, Mélodie Collard aura l’occasion d’affronter à nouveau Andreescu, mais cette fois-ci chez les professionnels.

Sport régional

Une gymnaste de Gatineau obtient une note parfaite

Ses entraîneurs au club Unygim la surnomme « Nadia » ces jours-ci. Plus précisément depuis que Laurence Méthot s’est vu octroyer une note parfaite de 10 aux championnats québécois.

La gymnaste gatinoise âgée de 15 ans a remporté l’or aux barres dans sa catégorie grâce à cette performance mémorable, le 27 avril, à Vaudreuil-Dorion. « Les parents pleuraient dans les estrades », a relaté la directrice technique du club, Jacynthe Harper.

Sport régional

La BougeBouge Outaouais change de site

Les inondations qui touchent la ville de Gatineau obligent l’organisatrice de la BougeBouge Outaouais à relocaliser l’événement.

La journée de courses à laquelle doivent participer 1250 personnes le 5 mai prochain aura lieu maintenant sur la piste d’athlétisme du centre Asticou. Initialement, elle devait se dérouler au centre-ville du secteur Hull, ce qui aurait nécessité la fermeture du pont du Portage, du boulevard Maisonneuve et de la rue Laurier

67's

10e victoire de suite des 67’s

Encore la troisième période!

Peu importe l’adversaire. Peu importe la réputation du gardien adverse, les 67’s d’Ottawa finissent par prendre le large dans le dernier tiers depuis le début des séries éliminatoires de la Ligue de l’Ontario (LHO).

Samedi après-midi, devant 7739 spectateurs à la Place TD, les 67’s ont brisé une égalité de 3-3 pour inscrire quatre autres buts de suite et filer vers un gain de 7-3 contre les Generals d’Oshawa, qu’ils avaient aussi vaincu 6-4 jeudi soir après avoir tiré de l’arrière 4-2 après deux périodes.

«La foi, la résilience et la forme physique.»

Voilà trois facteurs, qui selon l’entraîneur-chef André Tourigny, expliquent les succès de ses équipiers dans la dernière période d’un match de hockey.

Sans être à leur mieux dans les 40 premières minutes du deuxième match de la finale de conférence de l’Est de la LHO, les 67’s menaient 3-2 avant de rentrer au vestiaire pour une dernière fois. Jusque-là, leur gardien Michael DiPietro leur avait sauvé la peau en survolant le devant de son filet pour prévenir les Generals de prendre les devants.

Dès le début de la troisième période, Allan McShane, un espoir du Canadien de Montréal, a fait dévier un tir derrière DiPietro pour ramener les deux clubs à un score de 3-3, mais les locaux ont mis fin aux espoirs de leurs visiteurs à la vitesse de l’éclair avec des buts de Marco Rossi, Mitchell Hoelscher, Sasha Chmelevski et Kyle Maksimovich.

D’un seul trait, les 67’s venaient d’assurer leur 10e victoire consécutive des séries.

Après avoir mené la vie dure à l’excellent Ukko-Pekka Luukkonen dans la dernière ronde contre les Wolves de Sudbury, voilà que les 67’s ont déjà compté 12 buts en deux matches contre Kyle Keyser, qui détenait la meilleure moyenne de buts alloués (2,06) et le meilleur pourcentage d’arrêts (94,3 %) des séries de la LHO avant de rencontrer la redoutable attaque ottavienne. Keyser a même cédé sa place à Aidan Hughes après le septième but. Ces chiffres sont tombés à 2,72 et 92,6 % après les deux premiers matches à Ottawa.

Sasha Chmelevski a été celui à avoir le plus de succès aux dépens du gardien américain avec une récolte de deux buts et deux passes. Son compagnon de trio, Graeme Clarke, a ajouté un but et trois points. Tye Felhaber a été l’autre marqueur de l’équipe victorieuse.

«C’est bien d’avoir du succès individuel, mais je place toujours l’équipe en premier et c’est dans ces circonstances que j’arrive à jouer mon meilleur hockey. Notre trio se complète très bien. Austen Keating fabrique des jeux et va chercher des rondelles pour aider Graeme et moi à tirer», a dit l’espoir des Sharks de San Jose.

Tennis

Un autre titre pour Mélodie Collard

Finalement, Mélodie Collard n’a pas eu à travailler trop longtemps avant de savourer son plus récent titre sur la scène internationale.

La jeune athlète gatinoise s’est imposée en deux manches, vendredi, lors de la finale du tournoi de tennis ITF junior de Burlington, au Vermont.

Confrontée à la favorite, l’Argentine, Ana Geller, Mélodie n’a pas mis de temps à prendre les commandes. Elle a remporté la première manche 6-2. Elle menait 2-0, en deuxième manche, lorsque sa rivale a baissé pavillon. Une blessure l’a poussé à l’abandon.

Cette nouvelle victoire devrait permettre à la représentante de Tennis Outaouais Performance (TOP) de percer le top-75 mondial chez les juniors. Ça devrait lui faciliter l’accès aux prochains tournois du Grand Chelem.

Saguenéens

Lapierre invité au camp d’Équipe Canada

L’attaquant des Saguenéens Hendrix Lapierre sera l’un des plus jeunes hockeyeurs à prendre part au camp d’entraînement de l’équipe canadienne des moins de 18 ans, la semaine prochaine, en Finlande.

Les dirigeants de Hockey Canada ont convié 23 joueurs pour ce camp d’évaluation qui se déroulera sous la direction de l’entraîneur-chef Brett Gibson et de ses adjoints Serge Aubin et Dave Struch. Le Championnat mondial des moins de 18 ans se déroulera ensuite du 18 au 28 avril en Suède. Du groupe, huit font partie de la cuvée 2002, étant tous considérés comme des joueurs de 16 ans la saison dernière. En plus de Lapierre, l’attaquant Mavrik Bourque des Cataractes et le défenseur Lucas Cormier des Islanders de Charlottetown ont également été retenus. Plus âgés d’un an, le gardien des Foreurs de Val-d’Or Jonathan Lemieux et l’attaquant du Drakkar de Baie-Comeau Nathan Légaré sont les autres joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec invités.