Les fondeurs de l’Outaouais seront heureux d’apprendre que la saison ski de fond est à nos portes. Les amateurs de cette pratique hivernale peuvent toutefois s’attendre à être confrontés à d’importants changements cette année en raison de la pandémie de COVID-19.
Les fondeurs de l’Outaouais seront heureux d’apprendre que la saison ski de fond est à nos portes. Les amateurs de cette pratique hivernale peuvent toutefois s’attendre à être confrontés à d’importants changements cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Début d’une saison de ski de fond teintée par la COVID-19

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Les fondeurs de l’Outaouais seront heureux d’apprendre que la saison ski de fond est à nos portes. Les amateurs de cette pratique hivernale peuvent toutefois s’attendre à être confrontés à d’importants changements cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

Au club de ski de fond Nakkertok, dont les pistes sont concentrées à Cantley et à Val-des-Monts, environ 550 mètres de sentiers ont déjà été aménagés avec de la neige artificielle, si bien que l’ouverture officielle pour les membres du club a eu lieu jeudi.

« Ce n’est pas énorme, mais c’est une piste fabriquée artificiellement. Ça nous permet d’ouvrir pour nos membres au moins. On va essayer d’accueillir le public bientôt. Ça pourrait être aussi tôt que cette semaine », explique l’entraîneur-chef du club Nakkertok, Camille Cheskey.

« Dès la première journée, il y avait pas mal de monde. On n’avait pas annoncé avant mercredi soir qu’on allait ouvrir le lendemain et, malgré tout, les membres du club étaient au rendez-vous. On a eu une soixantaine de visites durant la première journée. »

COVID-19

Comme dans toutes les sphères publiques, la pandémie de COVID-19 vient compliquer la tâche de ceux qui pratique ce sport. M. Cheskey explique qu’un protocole a été mis en place pour respecter les directives de la Santé publique du Québec.

« On a un protocole à respecter pour la COVID-19. Les skieurs doivent réserver leurs places en ligne sur notre site web. On offre des plages de 1 h 30 par réservation, ce qui fait qu’on a une capacité de 40 skieurs par tranche de 1 h 30. Ce protocole-là nous permet de s’assurer de garder une distance d’environ 10 mètres entre chaque skieur. Ça devrait être comme ça jusqu’à la mi-janvier. »

L'entraîneur-chef du club Nakkertok, Camille Cheskey

M. Cheskey précise que lorsque les 70 km de sentiers qu’on retrouve sur le territoire du club seront ouverts, les fondeurs ne verront pas beaucoup de différence avec les saisons précédentes, même si le protocole COVID-19 restera en place.

« Plus on va allonger le sentier au courant de la saison, plus notre capacité d’accueil va augmenter, mais le protocole restera le même. Quand les 70 km seront ouverts, le protocole nous permettrait d'accueillir environ 700 skieurs par jour, ce qui est beaucoup plus qu’on ce qu’on a en temps normal. À ce moment-là, on pourra donc ouvrir de façon plus régulière, sans avoir à réserver des places. »

Pas de compétition en zone rouge

Comme l’a exigé le gouvernement Legault, les compétitions sportives sont proscrites en zone rouge. Cependant, M. Cheskey a bon espoir que l’Outaouais basculera en zone orange d’ici la fin de la saison, ce qui permettrait aux athlètes du club de se livrer à des compétitions.

« Je demeure optimiste, mais je crois que dans la réalité, ce sera difficile pour les athlètes de compétitionner cet hiver. On a eu le feu vert pour tenir des petits événements en zone orange. J’ai espoir que d’ici la fin de la saison de ski, l'Outaouais sera en zone orange. Ça nous permettrait de pouvoir organiser des petites compétitions locales de contre-la-montre, mais selon moi, on peut faire une croix sur le calendrier national. »

« On va pousser fort dans les entraînements pour donner une chance à ces athlètes-là d’atteindre un autre niveau pour la saison 2021-2022. Nos compétiteurs dans certains pays européens entrent déjà dans leur quatrième semaine de course. Pendant ce temps, nous, on est loin derrière », enchaîne-t-il.

Par ailleurs, la Commission de la capitale nationale (CCN) indique que la saison de ski de fond n’est toujours pas amorcée dans le parc de la Gatineau.

La CCN souligne que l’équipe d’entretien est « prête à se mettre au travail, elle attend qu’il y ait suffisamment de neige au sol pour entamer les travaux de damage des pistes.»

Par contre, la patrouille professionnelle est « officiellement en place et prête à intervenir.»