Frank «The Tank» Dancevic craignait de se retrouver avec le réservoir à sec dès sa rentrée au Futures de Gatineau, mercredi, à La Sporthèque.

Dancevic croyait affronter... Nadal

«Frank the Tank» craignait de se retrouver avec le réservoir à sec dès sa rentrée au Futures de Gatineau, mercredi, à La Sporthèque.

Sa première partie a été plus serrée qu’il l’aurait voulu contre le jeune Américain Jonathan Chang. Après avoir gagné facilement le premier set 6-2, Frank Dancevic a eu besoin de toute sa petite monnaie pour arracher la deuxième manche 7-6 au bris d’égalité.

«Je n’ai pas disputé beaucoup de joutes dans les cinq derniers mois», a rappelé le vétéran canadien, dont le dernier tournoi remontait au 11 janvier lors des qualifications des Internationaux d’Australie.

Deux bonnes raisons expliquent l’inactivité du joueur qui a déjà été la 65e meilleure raquette au monde en 2007.

D’abord, il est devenu papa. Sa conjointe Nikolina a donné naissance au petit Alexander en novembre.

Puis Tennis Canada l’a nommé nouveau capitaine de son équipe en Coupe Davis. Un rôle qui l’a amené en Australie tôt en 2018.

«J’ai eu beaucoup de plaisir. Ce n’était pas facile par contre de rester assis sur le banc. J’avais juste le goût de sauter sur le terrain, à chasser des balles!»

Tout ça pour dire que Dancevic a déjà été en meilleure forme physique. Il est le premier à l’admettre.

«J’ai peiné par moments ce soir. J’avais l’impression d’affronter Rafael Nadal, mais non... c’était un gars classé 1289e au monde...»

Dancevic, 33 ans, était heureux d’avoir évité une manche décisive contre Chang.

«Je ne pense pas que j’aurais réussi à passer à travers un troisième set. Cette partie aurait dû être plus facile que ça. Je l’ai laissé reprendre vie lors de la deuxième manche.»

Cette partie a donné lieu à quelques commentaires déplacés de son adversaire. D’abord à l’endroit de l’officiel puis de Dancevic. Ce dernier a été injurié à voix haute. Tout le monde dans la salle a bien compris l’expression «trou de cul» en anglais que lui a servi Chang.

À moins d’une surprise, l’ITF va lui imposer une amende pour ce langage inapproprié.

Si le parcours du joueur américain a pris fin, celui de Dancevic va se poursuivre dès jeudi en simple masculin. Il a rendez-vous en après-midi avec un autre produit américain, Deiton Baughman.

«C’est la première fois que je participe au Futures de Gatineau, a-t-il souligné.

«C’est plaisant de pouvoir jouer si près de la maison. J’habite à Montréal. La route n’est pas longue. Puis j’adore disputer des tournois en salle. Surtout que je préfère frapper sur des surfaces dures.»

Ajoutez à cela qu’il peut renouer avec de la famille en Outaouais. Son cousin Tom l’héberge en sol gatinois en plus de lui préparer le déjeuner.

«Des oeufs et du bacon», a précisé Frank Dancevic, sourire aux lèvres.

Un petit mot sur la première tête de série de la 11e édition du Futures de Gatineau présentée par Groupe Turpin, Financière Banque Nationale. L’Allemand Dominik Koepfer a gagné son premier match mercredi, défaisant Cannon Kingsley, des États-Unis, en deux manches de 6-4 et 6-2.