Plus de 30 000 personnes participeront dans les deux prochains jours aux six épreuves de la Fin de semaines des courses.

Courir plus tôt en mai

Un important changement se pointe à l’horizon de la Fin de semaine des courses d’Ottawa. Les organisateurs veulent devancer d’ici trois ans la tenue du plus important rendez-vous sportif de la capitale nationale.

« Plusieurs personnes nous suggèrent de tenir l’événement plus tôt en raison de la température. Nous comptons apporter un changement. Nous travaillons là-dessus », a confirmé au Droit le directeur général John Halvorsen.

Ce sera toutefois le statu quo en vue de 2019, et possiblement 2020.

« Nous ne pouvons pas le faire dès l’an prochain. Il y a plusieurs choses à régler avant d’aller de l’avant. Cette décision a notamment un impact sur d’autres événements qui font affaire avec nous fournisseurs. »

Halvorsen dit que « différentes dates ont été ciblées » en vue de l’édition 2021. Il a rappelé que la Fin de la semaine des courses se déroulait déjà par le passé deux semaines plus tôt lors du week-end de la fête des Mères.

« Je ne dis pas que nous allons revenir à cette date-là », a pris le soin de préciser Halvorsen.

Les organisateurs ont repoussé l’événement à la fin mai à partir du milieu des années 2000. La Ville d’Ottawa avait alors joué un rôle dans cette décision, dit-on en coulisses.

Plus de 30 000 personnes participeront dans les deux prochains jours aux six épreuves de la Fin de semaines des courses. On annonce encore du temps chaud et humide. Des orages sont aussi prévus.

Il y a deux ans, des courses ont failli être annulées tellement le mercure était élevé. Des citoyens avaient sorti leurs boyaux de jardinage afin de refroidir des coureurs qui défilaient devant leur maison.

« L’an passé, c’était aussi chaud. Mais en même temps, il y a un mois, j’étais coincé chez nous à Chelsea en raison d’une tempête de pluie verglaçante, a rappelé Halvorsen.

«Les coureurs élites sont moins inquiets par la chaleur car la réalité, c’est qu’ils proviennent de pays très chauds. Ça, et ils terminent habituellement le marathon en deux heures, vers 9h30 du matin. Le coureur moyen, lui, va être sur le parcours jusqu’à 11h le matin ou même plus longtemps.»

La Fin de semaine des courses misera à nouveau cette année sur plus de 200 bénévoles au sein de son équipe médicale afin d’assurer la santé et sécurité des participants. Le docteur Jon Hooper se trouve à la tête de l’unité. Il est associé à l’événement depuis un quart de siècle.

«Depuis 1992. À l’époque, tu avais autour de 4000 coureurs. Nous avions qu’une petite tente. Maintenant, tu as 10 fois plus de gens.»

Résultat, le Manège militaire de la place Cartier a été transformé en mini hôpital afin de soigner des participants en détresse pendant la durée de la Fin de semaine des courses. Cinq personnes sont décédées depuis 25 ans.

«La littérature sportive et médicale est claire. Il y a un risque de mort soudaine associé aux événements d’endurance, a rappelé le docteur Hooper, qui aura un œil aussi sur les prévisions météorologiques.

«Du temps chaud et humide, ce n’est pas bon. Moi, je souhaite de la pluie, même si ça pourrait être misérable pour les spectateurs et les bénévoles. La pluie permet d’éviter que la température interne des coureurs devienne trop élevée. Quand le mercure augmente, c’est là que tu as des problèmes.»