Mélanie Éthier, Mathieu Toupin, président du comité organisateur, Martin Guénette, de la Banque Nationale et les autres membres du comité organisateur Michel Sabourin, Rémi Toupin, Alexandre Cliche, Nicolas Vincent et Johanne Demers ont donné le coup d'envoi de l'édition 2014.

Challenger de Gatineau: «on sent qu'il y a un buzz»

«Tout un timing, s'est exclamé Eugène Lapierre. Qui a eu l'idée d'organiser une conférence de presse durant le match le plus important de l'histoire du tennis canadien?»
Le vice-président de Tennis Canada qui est chargé de superviser toutes les compétitions nationales et internationales qui se déroulent au Québec était capable d'en rire. Avec quelques dizaines de personnes, il participait bel et bien à une conférence de presse qui donnait le coup d'envoi au Challenger Banque Nationale de Gatineau tandis qu'Eugénie Bouchard accédait à la finale à Wimbledon.
Tout un timing, en effet.
Les organisateurs du premier tournoi de tennis féminin professionnel à se tenir en Outaouais ne pouvaient pas vraiment demander mieux. Quand les qualifications se mettront en branle, demain matin, le pays au grand complet vibrera au rythme de leur sport.
«On sent qu'il y a un buzz, c'est certain», affirme M. Lapierre.
Il est difficile pour l'instant de chiffrer cet engouement nouveau pour les sports de raquette. «Mais ça se sent et ça se voit grâce aux messages vocaux et aux courriels qu'on reçoit dans les derniers jours», affirme le coprésident du comité organisateur du tournoi gatinois, Mathieu Toupin.
Trente-deux joueuses prendront part aux qualifications du Challenger de Gatineau, ce week-end, au parc de l'Île.
Huit joueuses issues des qualifications se grefferont au tableau principal qui regroupera également 32 joueuses. Cette portion de la compétition se mettra en branle lundi.
La finale sera disputée le dimanche 13 juillet prochain.
Bouchard n'y sera pas, évidemment. Les meilleures joueuses qui seront présentes dans le secteur Hull tentent de percer le top-200 mondial.
«Eugénie se trouvait à ce niveau il y a environ deux ans. C'est d'ailleurs une victoire dans un tournoi du même calibre, un Challenger avec une bourse de 25000$ à Granby, qui l'a propulsée vers les sommets», rappelle Eugène Lapierre.
Victoire d'Abanda?
Cette année, la favorite locale sera Françoise Abanda.
Un autre exemple de bon timing: la Montréalaise de 17 ans a justement subi l'élimination hier matin au troisième tour du tournoi junior féminin de Wimbledon. Si elle avait poursuivi son chemin au All England Club, sa présence à Gatineau aurait pu être compromise.
«Ç'aurait pu compliquer les choses, concède Mathieu Toupin. Disons que son élimination constitue une mauvaise bonne nouvelle pour Gatineau.»
«Françoise se remet en forme. Ici, sur une surface un peu plus lente. Même si elle n'est pas à son top niveau, elle pourrait fort bien arriver ici et gagner le tournoi.»
Le tableau principal réunira sinon sept Japonaises, deux Françaises et deux Américaines. Des athlètes représentant Taïwan, la Pologne, le Brésil, la Grande-Bretagne, l'Australie et l'Irlande sont également inscrites.
Les organisateurs sont fébriles. Ils n'ont pas investi du temps, des efforts et des sommes d'argent considérables pour organiser un seul tournoi. Ils espèrent que le Challenger Banque Nationale deviendra un événement annuel.
«Nous avons hâte de mesurer la réponse aux guichets. Je ne parle pas nécessairement des ventes mais bien du nombre de personnes qui franchiront les tourniquets, explique Mathieu Toupin. Nous avons donné plus de 600 billets à des organismes. Nous croyons beaucoup à ça. Nous espérons maintenant que ces gens se déplacent.»
sstlaurent@ledroit.com