Nicolas Bisson, de Masson-Angers, accumule les points en vue des qualifications olympiques.

Ces karatékas qui rêvent aux JO

Les karatékas de l’Outaouais ont commencé leur parcours respectif vers les Jeux olympiques de 2020, à Tokyo.

C’est le cas de Nicolas Bisson, âgé de 20 ans, qui est revenu la semaine dernière de Rotterdam, aux Pays-Bas. Il participait à une étape du nouveau circuit de sélection olympique.

« J’ai gagné mes deux premiers combats puis j’ai perdu en quart de finale contre un Japonais qui est champion du monde chez les 18-20 ans », a relaté l’athlète de Masson-Angers, qui combat chez les poids légers.

En janvier à Paris, Bisson avait pris le neuvième rang. Chaque fois, il a ajouté de précieux points à sa fiche en vue des qualifications olympiques.

Le karaté effectuera son entrée au menu des Jeux dans deux ans. L’annonce avait été effectuée en août 2016.

Bisson, dont le papa Germain dirige le dojo CAMA, s’en rappelle bien. « Ça faisait tellement d’années que ça se jasait », a-t-il rappelé.

Ce fut une nouvelle qui a été applaudie en Outaouais, une puissance sur la scène nationale en karaté. La région possède son lot de champions depuis trois décennies.

« Nous avons toujours eu de bons athlètes. Nous sommes super contents. »

Et surtout « super » motivés.

« Avant, nos compétitions les plus importantes étaient les championnats du monde, les championnats panaméricains et les championnats canadiens », a rappelé Bisson.

Reste maintenant à se qualifier en vue des Jeux.

La lutte s’annonce très corsée.

Les places se feront rares. Seulement 30 hommes répartis dans trois catégories de poids obtiendront leur laissez-passer.

Nicolas Bisson demeure réaliste.

« C’est ma troisième année sur le circuit senior. Me retrouver aux Jeux dès 2020, ça serait un peu rapide pour moi. Je serai encore jeune. Mais je vais faire mon possible pour me tailler une place. »

Bisson se tapera d’ici la fin de l’année quatre autres compétitions qui compteront dans la sélection olympique, dont un tournoi en Allemagne en septembre.

Parlons de l’automne. Il risque d’être très occupé pour le jeune homme qui pourrait effectuer sa rentrée en techniques policières au Cégep de l’Outaouais.

Ce dernier venait de passer plus tôt dans la journée un test physique relié à son admission. « J’espère d’être retenu », a-t-il lancé.