Sophie Carrier-Laforte ne désirait pas entreprendre un nouveau cycle olympique.

Carrier-Laforte prend sa retraite

Sophie Carrier-Laforte a franchi le fil d’arrivée d’une course internationale pour la dernière fois en carrière.

La skieuse de fond d’Aylmer est revenue de l’Asie en début de semaine après avoir participé au China City Sprint Tour à Yan’an. Elle a pris le 39e rang de l’épreuve des sprints disputée sur seulement quelques pouces de neige et sous un mercure indiquant presque... 25 degrés Celsius.

« Au niveau de la performance, ce n’était pas bien. Mais j’ai vécu une belle expérience. J’étais avec mes amies. Il y avait un bel esprit d’équipe. Il n’y avait aucune pression. C’était une belle façon de clore ma carrière », avoue l’athlète âgée de 22 ans, qui défendait les couleurs du Canada.

Carrier-Laforte a confirmé que l’heure de la retraite a sonné. Une décision qu’elle a bien mûrie.

« Ça fait plusieurs mois que j’y pense. Même l’an passé, je m’étais dit en planifiant ma prochaine saison que ça passerait ou ça casserait. »

Le produit du club Skinouk, qui a obtenu 23 départs sur le circuit de la Coupe du monde, espérait se qualifier en vue des Jeux olympiques à PyeongChang. Mais les sélections canadiennes se sont mal déroulées pour la jeune femme en janvier.

« Les résultats furent assez négatifs », a reconnu Carrier-Laforte, encore déçue de la tournure des événements.

« Je n’ai pas encore passé par-dessus ça. Ça va prendre un peu de thérapie », lance-t-elle.

Carrier-Laforte aurait pu décider de se taper un autre cycle olympique. Mais l’idée de prolonger sa carrière de quatre autres années n’était pas alléchante à ses yeux.

« Pas pour ma santé mentale, mentionne-t-elle. Honnêtement, je suis brûlée psychologiquement. Puis la saison prochaine, j’allais perdre tout aide monétaire que j’avais.

« C’est une des choses qui m’a fait beaucoup penser d’arrêter. J’avais dû travailler beaucoup l’été dernier et organiser des campagnes de financement. »

Cette participation au China City Sprit Tour a mis fin à 11 années de ski de fond compétitif marquées par de nombreuses médailles aux Jeux du Québec et aux championnats canadiens. Sa feuille de route comprend aussi des présences aux championnats du monde juniors (2014 en Italie et 2015 au Kazakstan) de même que les championnats du monde des moins de 23 ans (2016 en Roumanie et en janvier dernier en Suisse).

Sophie Carrier-Laforte avait déjà commencé à préparer son après-carrière en ski de fond. Une des athlètes les plus articulées de l’Outaouais, elle était entraîneuse la saison dernière auprès des espoirs des clubs Skinouk et Chelsea Nordiq.

Un rôle avec lequel elle aimerait renouer l’automne prochain tout en terminant ses études en enseignement des mathématiques au secondaire.

« Mais pour l’instant, je veux prendre quelques mois de congé pour me détacher des rêves que j’avais », souligne-t-elle.