La Gatinoise Karol-Ann Canuel sera à nouveau l’une des favorites au Chrono Gatineau de vendredi. Elle participera également à la course sur route de jeudi avec l’équipe nationale canadienne.

Canuel vise le 1er rang

Occupée à parcourir le monde avec son équipe professionnelle Boels Dolmans, la cycliste Karol-Ann Canuel est toujours fébrile lorsqu’elle doit rentrer dans ses terres afin de participer au Grand Prix cycliste de Gatineau.

À ses trois dernières participations, elle a fait trois podiums au Chrono Gatineau: des deuxièmes places en 2015 et 2017 et une troisième place en 2016.

Débarquée en Outaouais lundi après avoir roulé six heures en Italie pas plus tard que dimanche dans un événement promotionnel, la cycliste gatinoise visera la plus haute marche du podium au contre la montre de vendredi.

«Ça va être mon objectif. Je suis passée près dans les trois dernières années. Je n’ai pas encore vu la liste de départ, mais mon objectif ne changera pas. Une victoire chez nous, devant mes parents et amis, ça ferait du bien.»

Jeudi, elle aura la chance de se délier les jambes dans la course sur route de 104,4 km à travers le parc de la Gatineau.

«Dans les premières années, c’était un avantage de connaître le parcours. Le parc n’a plus de secret pour moi, mais à présent, pas mal tout le monde connaît le tracé. Il n’a pas changé beaucoup.»

Même si elle aime toujours renouer avec ses proches pendant ses trop courts séjours à Gatineau, la cycliste de 30 ans admet que le retour à la maison ne réunit pas les conditions idéales pour une préparation optimale.

«J’essaie de relaxer, de m’entraîner et de voir tout le monde. J’essaie de tout faire en même temps! Il y a tellement de distractions. Ce soir (mercredi), je vais aller rouler, mais il va falloir que je me pousse dans le derrière!»

D’ici le départ du Grand Prix de jeudi, Canuel espère qu’elle sera remise de son décalage horaire de six heures. Avant son événement promotionnel en Italie, elle a couru en Espagne.

«Pour la forme, je touche du bois. J’ai évité les blessures cette saison.»

Rendue à 30 ans, Canuel sait qu’elle n’en a plus pour longtemps sur le circuit professionnel féminin, mais elle s’amuse toujours autant. «Ça va dépendre de mon prochain contrat. J’aimerais rouler encore jusqu’en 2020. Ça sera une année olympique.»

Quand on lui demande d’identifier le fait saillant de sa saison, Canuel ne doit pas réfléchir trop longtemps avant de répondre.

«C’est le Tour de Yorkshire en Grande-Bretagne. C’est une nouvelle course. Il n’y avait que deux étapes, mais c’était un gros événement. Il y avait des spectateurs partout sur le parcours. Le cyclisme est vraiment populaire là-bas et notre équipe a très bien travaillé pour faire gagner ma coéquipière Megan Guarnier. L’ambiance était survoltée. Ça nous a aidés à pousser davantage. Le seul problème, c’était que la course était très tôt le matin!»

Canuel n’est pas à Gatineau avec son équipe professionnelle cette semaine. Elle portera donc les couleurs de l’équipe nationale canadienne dans ses deux épreuves. Elle devrait en être le pilier.

«Je serai entourée de jeunes qui prendront de l’expérience», dit-elle.