L'équipe canadienne avec Ivanie Blondin, à droite, Kaylin Irvine, au centre, et Kali Christ, à gauche, à une épreuve de la Coupe du monde à Heerenveen, aux Pays-Bas.

Blondin patine vers le podium aux Pays-Bas

Cette médaille, Ivanie Blondin l'attendait depuis longtemps. Plus précisément depuis le début de la saison, en novembre.
La patineuse de vitesse d'Orléans a enfin monté sur le podium à une épreuve de la Coupe du monde, vendredi, à Heerenveen, aux Pays-Bas. Elle a remporté le bronze, terminant troisième au départ groupé.
«C'est sûr que ça fait du bien à la confiance, surtout que je n'ai pas eu une bonne année, a dit Blondin au bout du fil.
«Oui, je me suis qualifiée pour les Jeux olympiques, mais ils n'ont pas été super pour moi. J'étais brûlée cette saison. J'ai eu des hauts et des bas.»
Parlons justement des Jeux. Ça fait déjà trois semaines qu'ils ont pris fin.
L'athlète franco-ontarienne a abouti aux 14e et 24e rangs, respectivement aux 5000m et 3000m sur longue piste. Puis elle a aidé le Canada à prendre le cinquième rang lors de la poursuite féminine, une épreuve dans laquelle ses coéquipières et elle étaient parmi les favorites.
Le hic?
Les entraîneurs ont décidé de modifier leur combinaison lors de la première journée de la poursuite, laissant Blondin de côté. Cette dernière a été appelée en relève lorsque l'équipe a été reléguée à la finale C...
«J'ai trouvé ça plate de ne pas patiner en partant... Ça m'a choqué un peu, a avoué la femme de 23 ans, qui avait gagné des médailles lors de poursuites l'an dernier en Coupe du monde.
«Nous avions prouvé que nous avions une des équipes les plus fortes l'an dernier..., a-t-elle ajouté.
Pas satisfaite de Sotchi
«Je peux dire que je ne suis pas satisfaite de mes Jeux olympiques. La première semaine là-bas a été la plus difficile que j'ai connue en carrière. Mon système nerveux n'avait plus cette étincelle. Il y avait tellement de choses à faire par ici et par là. On nous demandait d'essayer du linge, de participer à des conférences de presse... Ça ne finissait plus. Au moins, j'ai maintenant l'expérience et je vais savoir à quoi m'attendre lorsque je participerai aux Jeux une deuxième fois. Je serai plus calme.»
Ivanie Blondin ne le cache pas. Elle a hâte de revenir au pays, ayant mis le cap vers l'Europe le 25 janvier dernier.
«Ça fait 52 jours que je suis partie, a-t-elle noté samedi. Je ne reviendrai que le 31 mars.»
Car même si la dernière étape de la Coupe du monde a pris fin hier, Blondin et certains membres de l'équipe canadienne sont demeurés aux Pays-Bas. Les championnats du monde toutes distances se dérouleront aussi à Heerenveen le week-end prochain.
«Je vais rester une semaine ensuite en Europe pour visiter un peu. Même si je viens souvent ici pour des courses, je n'ai jamais eu la chance de prendre le temps de me promener.»