Sophie Carrier-Laforte (304) et Katherine Stewart-Jones (303) représenteront le Canada en Italie, lors des championnats du monde juniors de ski de fond, du 29 janvier au 3 février.

Adversaires, amies, puis coéquipières

L'an dernier, c'était la République tchèque. Cette fois-ci, l'Italie attend Katherine Stewart-Jones.
La vallée de Val di Fiemme accueillera les championnats du monde juniors de ski de fond du 29 janvier au 3 février. L'athlète de Chelsea fera partie de l'équipe canadienne.
«Je suis contente que Sophie soit là», glisse Stewart-Jones dès le départ en vidéo-conférence avec le journaliste du Droit.
Sophie, c'est une de ses bonnes amies. Sophie Carrier-Laforte s'avère une autre skieuse de l'Outaouais. Elle s'est aussi qualifiée en vue des championnats, il y a une dizaine de jours, lors des sélections tenues à Canmore, en Alberta.
La paire se connaît depuis sept ans. Elle se côtoie tantôt sur la neige, tantôt sur les parcours de cross-country et même en salle de classe au Cégep de l'Outaouais.
«On s'est rencontrée dans le sport. Nous avons toujours participé aux mêmes compétitions, souligne Stewart-Jones.
«Nous sommes des compétitrices, mais aussi des adversaires», ajoute en riant Carrier-Laforte qui participait à l'entrevue.
Une fait partie du club Nakkertok, l'autre de Skinouk.
À Val di Fiemme, les deux femmes âgées de 18 ans seront coéquipières. Elles porteront les mêmes couleurs.
«Je viens de recevoir nos vêtements de l'équipe canadienne. Je commence à réaliser ce qui se passe, soutient Carrier-Laforte, qui en sera à un premier séjour en Europe.
«Depuis que je suis petite, c'est un rêve de participer aux championnats du monde. C'est malade de savoir que je vais porter les mêmes couleurs que les plus grands au monde.»
Son sourire en disait long. Elle a bûché fort pour obtenir cette occasion dans les dernières années, grimpant un échelon à la fois, que ce soit sur le circuit provincial, les Jeux du Québec ou les championnats canadiens.
Même chose pour Stewart-Jones, qui a remporté son lot de médailles. Elle est issue d'une famille qui carbure au ski de fond.
Sa jumelle Émilie a goûté aux championnats en 2012 en Turquie. Puis son frère Patrick participera aux Mondiaux pour une deuxième année de suite chez les moins de 23 ans.
Quant à Katherine, elle avait signé la meilleure performance canadienne chez les femmes l'an dernier lors de la première journée de compétitions avec une 25e position aux sprints classiques. Une performance qu'elle avait dédiée à l'époque à sa mère décédée un an et demi plus tôt.
«J'aimerais ça terminer dans le top 25 cette fois-ci dans une course de distance», mentionne-t-elle.
À travers tout ça, elle va appuyer sa rivale devenue sa coéquipière. Elle va lui refiler quelques trucs.
«Je lui dirais d'être relaxe. J'étais stressée l'an passé. Quand la course a commencé, j'avais trop hâte de skier. J'ai fini par me mettre dans le trouble», confie Stewart-Jones.
Carrier-Laforte l'écoutait attentivement. «Merci pour le bon conseil», lance-t-elle.
Les deux amies se trouvaient encore dans l'Ouest canadien au moment de l'entrevue, la semaine dernière. Elles ont partagé un condo pendant les sélections.
«Je fais le souper ici et Sophie fait la vaisselle», fait remarquer Stewart-Jones.
«On travaille en équipe», enchaîne Carrier-Laforte.
Une grosse journée les attendait le lendemain de la discussion avec le journaliste. C'était le départ vers l'Europe. Plus précisément l'Autriche. L'équipe canadienne prendra part à un camp d'entraînement là-bas avant de se déplacer vers l'Italie en vue des championnats.
Un autre skieur de l'Outaouais sera du voyage. Sebastien Townsend, du club Nakkertok, s'est aussi qualifiée en vue des courses chez les moins de 23 ans.
Mcomtois@ledroit.com