Ski de fond

De la Coupe du monde de ski de fond à la Gatineau Loppet

Maarten Skinstad tentera d’imiter son frère Petter et réussir un doublé doré lors des deux prochains jours à la Gatineau Loppet.

Le skieur norvégien fait partie des favoris en vue des deux épreuves de 51 km. D’abord en style classique samedi puis en style libre dimanche matin.

Le jeune Skinstad avait remporté le bronze lors d’une des courses pendant que son aîné glanait l’or. « Oui, il va essayer de succéder à son frère, mais attention, il y a des Canadiens à surveiller », a souligné le directeur d’épreuve de la 41e édition de la Loppet, Claude Laramée.

Le nom d’Andy Shields sort immédiatement de sa bouche. Il a déjà gagné en 2017, mais surtout le skieur de fond ontarien âgé de 27 ans a pris des départs en Coupe du monde avant la période des Fêtes en Finlande puis en Norvège.

Il y a aussi Bob Thompson, de Thunder Bay, qui a rejoint l’équipe nationale après Noël.

Il a skié en Coupe du monde à Toblach, Val Muestair, Oberstdorf, Dresden, Otepaa et Ulricehamn. Tout ça en l’espace de cinq semaines.

« Nous avons aussi des skieurs locaux », a rappelé Laramée.

Dominique Moncion-Groulx avait terminé à deux secondes de Petter Skinstad en 2018. Le fondeur d’Aylmer revenait alors d’un séjour en Europe où il avait concouru en Coupe du monde.

Chez les dames, Megan McTavish et Annika Hicks. La première est notamment originaire d’Ottawa et monte régulièrement sur le podium de la Loppet.

Au total, huit différentes épreuves se trouvent au menu du plus grand événement international de ski de fond au Canada. Près de 2500 personnes sont attendues en piste.

Parlons des tracés.

« Tous nos parcours sont les mêmes que les années précédentes. Nous partons de la même place. Nous arrivons à la même place », a rappelé Laramée.

Le seul changement à l’édition 2019 de la Loppet ?

Le lieu de rassemblement pour les skieurs déménage au pavillon Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais. L’école secondaire Mont-Bleu n’est plus accessible depuis le passage de la tornade, l’automne dernier.

Et les conditions de course dans tout ça ?

Est-ce que la chute de plus de 40 centimètres de neige cette semaine était une bonne ou mauvaise nouvelle pour les organisateurs ?

« C’est sûr qu’il n’y a pas de soucis par rapport à la qualité de nos parcours, a avoué Claude Laramée.

«Il ne manque pas de neige à nulle part. Tu n’auras pas un bout où de la terre va sortir !»

Reste que la machinerie a été déployée sur les sentiers à deux reprises. «Pour compacter tout ça, a ajouté Laramée.

«Nous aurons une surface dure et rapide avec la neige, la pluie et le froid dans la nuit de vendredi à samedi.»

Le rôle de président d’honneur de l’événement a été confié à l’ancien skieur olympique et quadruple champion canadien, Malcom Hunter.

De plus, un autre skieur, Jacques Dumont, sera intronisé samedi soir dans le «Club des vétérans» qui reconnaît les participants de la Loppet ayant pris part à un minimum de 35 épreuves de moyenne ou de longue distance.

Gee Gees

Saison championne pour les Gee Gees

Depuis qu’on lui a confié la responsabilité de relancer le programme du hockey masculin à l’Université d’Ottawa, le Gatinois Patrick Grandmaître n’a jamais cessé de surprendre.

En trois ans, les Gee Gees ont multiplié les victoires. En fin de semaine, ils terminent déjà leur saison en pouvant se mettre les pieds sur le pouf. Avant même de vaincre les Voyageurs de l’Université Laurentienne 6-3 au Complexe Minto vendredi soir, le Gris et Grenat était déjà assuré du championnat de la saison régulière de l’Association universitaire de l’Ontario (AUO), qui regroupe 16 universités ontariennes et quatre autres du Québec.

Biathlon

Les Jeux du Québec dans la mire des biathlètes de l'Outaouais

Les biathlètes du club Chelsea Nordiq connaissent un de leurs hivers les plus fructueux sur des skis et derrière une carabine.

Un d’eux, Zachary Connelly, revient des championnats du monde chez les benjamins qui avaient lieu à Osrblie, en Slovaquie. Trois autres, Piaper Veinotte, Mzia Lee-Pottie et Aaron Fahey se préparent en vue des championnats du monde universitaire du 3 au 12 mars à Krasnoïarsk.

Basketball

Les filles de l’Université d’Ottawa remportent la Classique de la Capitale

Match nul, vendredi soir, pour la 13e Classique de la capitale de basket-ball. Les Gee Gees d’Ottawa ont remporté le duel féminin, 61-52, en début de soirée.

Les Ravens de Carleton ont sauvé l’honneur de leur institution, plus tard, lors de l’affrontement masculin, 82-64.

Le club masculin de Carleton n’a rien voulu laisser au hasard. Il a connu un départ canon, dans un premier quart où il a pris les devants 25-7. Les deux équipes se sont livré un duel extrêmement serré, par la suite.

Ottawa n’a donc jamais été en mesure de se rapprocher. Nicole Gilmore, de Carleton, a été la joueuse la plus productive durant le match féminin. Elle a inscrit 17 points.

Un autre joueur des Ravens, Eddie Ekiyor, a fait encore mieux chez les hommes, connaissant une soirée de 25 points.

Natation

Natation Gatineau obtient l’aide de Katerine Savard

Elle a beau avoir gagné le bronze olympique et un titre mondial, Katerine Savard se retrouvera dans l’eau dès 6 h, samedi matin, au centre sportif de Gatineau.

La nageuse québécoise s’arrêtera à cette piscine l’instant d’une journée, question d’épauler la relève de la natation en Outaouais. Elle passera deux heures dans le bassin avec une trentaine d’enfants âgés de 12 ans et moins, abordant notamment les stratégies de course. Un atelier en classe est prévu par la suite.

« Ça ne la dérangera pas d’être dans la piscine si tôt. En étant une athlète élite, Katerine a été habituée à ces heures à un jeune âge », a rappelé l’entraîneur-chef de Natation Gatineau, Brian Kelly.

Son club a décidé de faire appel à l’organisme « Head to Head » fondé par l’ancienne nageuse Martha McCabe. Cette dernière organise justement des cliniques mettant en vedette des athlètes olympiques un peu partout au pays.

« Nous avons été un brin chanceux quand nous avons placé notre demande. Nous voulions une athlète féminine. »

Non seulement Savard a gagné une médaille aux Jeux en 2016 à Rio, terminant troisième avec ses coéquipières du relais 4x200 m libre. Elle a été également championne du monde, il y a trois ans, dans cette même épreuve.

C’est sans compter ses nombreux records nationaux et internationaux, dont un des Jeux panaméricains et un autre des Jeux du Commonwealth.

Âgée de 25 ans, la nageuse originaire de Pont-Rouge termine des études à l’Université de Montréal afin de devenir enseignante en milieu préscolaire et primaire. Elle avait réussi à se qualifier en vue des Jeux olympiques de Rio quelques jours après avoir raté son coup de quelques dixièmes de seconde dans son épreuve de prédilection, le 100 m papillon. 

Savard avait rebondi en se taillant une place au 200 m libre de même qu’au relais. « Katerine a une belle histoire à raconter », a rappelé Brian Kelly.

Ce dernier espère que cette visite saura inspirer la relève gatinoise, plus particulièrement les jeunes filles qui tentent de faire leur place dans un club dominé en ce moment par les garçons. « Elles se verront peut-être en Katerine », a-t-il avoué.

Natation Gatineau compte près de 900 athlètes dans ses rangs, dont 260 nageurs compétitifs.

Un d’eux, Brandon Lacroix, a battu deux records provinciaux en décembre chez les 15-17 ans au 50 m et 100 m papillon lors d’une compétition internationale à Toronto réunissant des nageurs âgés de moins de 18 ans. Il participera aux sélections des championnats du monde juniors en avril avec deux autres espoirs du club, Antoine Cyr-Bouchard et Xavier Pimentel. « Nous entamons une période pas mal occupée. C’est la saison des championnats qui commencera en février », a souligné Kelly.

Gatineau accueillera notamment les championnats québécois des 11-12 ans dans trois semaines.

C’est pourquoi la visite de Katerine Savard tombe pile dans l’horaire.

« Janvier s’avère toujours un mois difficile. Tu viens de passer Noël et l’été semble si loin. On cherche toujours des moyens de rendre intéressantes ces journées sombres et froides de janvier pour les jeunes. »

Patinage de vitesse

Ophélie Juneau participera aux Mondiaux juniors de patinage de vitesse

Son papa Joé et ses coéquipiers Bonk, Hossa, Alfredsson et Barrasso venaient de perdre en six parties contre les Maple Leafs de Toronto.

Ophélie Juneau a vu le jour à Ottawa six jours après l’élimination des Sénateurs au printemps 2000. Dix-neuf ans plus tard, c’est maintenant son nom qui se retrouve dans les médias pour ses performances sur la glace.

La jeune femme s’en va en Italie du 15 au 17 février prochain. Plus précisément à Baselga di Pine, site des championnats du monde juniors de patinage de vitesse sur longe piste.

« Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre. Mais je suis contente d’y participer surtout que c’était ma dernière chance », raconte Juneau, qui passera chez les seniors l’automne prochain.

Elle se trouvait à Sainte-Foy au moment de l’entrevue téléphonique. La région de Québec s’avère son patelin, même si le certificat de naissance indique Ottawa.

« Nous ne sommes pas restés longtemps là-bas », rappelle Juneau, dont le paternel n’a disputé qu’une saison dans l’uniforme des Sénateurs avant de passer aux Coyotes de Phoenix.

La famille s’est promenée. Après l’Arizona, il y a eu ces trois années à Montréal. C’est sans oublier l’aventure à Kuujuak où Joé Juneau a implanté un programme de développement du hockey auprès de jeunes Inuits.

« Je jouais alors au hockey. Mais j’ai arrêté quand nous sommes revenus », raconte Ophélie.

Le coup de foudre pour le patinage de vitesse s’est produit lors des Jeux olympiques de 2010.

« Mon père était chef de mission. Toute la famille était allée avec lui à Vancouver. Il m’avait amenée voir le patinage de vitesse sur courte piste. J’ai su tout de suite que je voulais faire ça. »

Cinq ans plus tard, Ophélie Juneau s’est retrouvée aux Jeux du Québec. Puis il y a deux semaines aux championnats canadiens à Calgary, elle a remporté trois médailles de bronze au 1000 m, 1500 m et 3000 m.

Un autre séjour à l’anneau olympique en Alberta est prévu dans les prochains jours.

Papa s’essaie

Juneau a pris la direction de Calgary lundi en vue d’un camp d’entraînement. Elle va se familiariser avec les autres membres de l’équipe canadienne junior qui comprend une patineuse du Manitoba, une de la Saskatchewan et une autre du Québec en Gabrielle Jelonek.

« Nous allons surtout pratiquer la poursuite en équipe. Je n’ai jamais participé à cette épreuve auparavant. Il paraît que c’est difficile. Je veux m’assurer de bien faire avec elles. »

Parlant de difficultés, papa Joé a déjà tenté sa chance au patinage de vitesse.

« Il s’est acheté des patins pour la longue piste. Il a essayé ça chez nous sur le lac Sept-Îles. Je pense qu’il a trouvé ça ardu ! C’est surtout la position qui est dure sur le dos. »

Joé Juneau n’est pas le seul membre de l’édition 1999-2000 des Sénateurs dont la fille s’avère une vedette montante du patinage de vitesse au Canada.

Courtney Sarault, dont le père Yves a disputé 11 parties durant cette saison, participera aux championnats du monde juniors sur courte piste du 25 au 27 janvier à Montréal. Elle est née deux semaines avant Ophélie Juneau.

Une coïncidence qui avait échappé aux deux jeunes femmes.

« C’est drôle... Ça ne fait pas longtemps que j’ai appris qu’il avait joué aussi au hockey », affirme Juneau au sujet d’Yves Sarault.

Sport régional

Conditions prometteuses pour la Gatineau Loppet

Ça se frotte les mains ces jours-ci dans les bureaux de la Gatineau Loppet.

« C’est bien parti pour être fantastique », a lancé mardi le président du plus grand événement international de ski de fond au Canada. Jean-François Rochefort dévoilait les détails de la 41e édition qui se déroulera dans un mois, du 15 au 17 février, dans le parc de la Gatineau.

Sport régional

Il y aura du hockey au Cégep de l’Outaouais en 2020

Il n’est pas facile de lancer un programme collégial de hockey de première division. Il faut d’abord répondre aux exigences très élevées du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Six établissements d’enseignement souhaitaient se joindre au championnat masculin pour le début de la saison 2020-2021. Un seul dossier de candidature, celui du Cégep de l’Outaouais, a été retenu.

Sport régional

Les Gee Gees premiers

Vaincus une seule fois en temps réglementaire depuis le début de leur saison, les Gee Gees de l’Université d’Ottawa vont passer le temps des Fêtes en tête du classement universitaire ontarien.

L’entraîneur-chef Patrick Grandmaître s’attendait à connaître du succès à la troisième année du retour du programme de hockey masculin, mais il n’avait pas prévu une fiche de 13-1-2 à la pause de Noël.

Sport régional

Le Club de curling de Buckingham devient centenaire

Le Club de curling de Buckingham (CCB) célèbre jeudi son 100e anniversaire de fondation. Pour l’occasion, une réception sous forme de 5 à 7 se déroulera jeudi soir à l’intérieur des murs du mythique complexe deux glaces du 626, avenue de Buckingham, où plus de 130 invités sont attendus.

Une impressionnante murale faisant 20 pieds par 14, créée par l’artiste montréalaise Anik Favreau, sera dévoilée durant la soirée. L’œuvre relate en images l’histoire du club, de ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Des membres du CCB intronisés au Temple de la renommée du curling canadien seront aussi de la partie, tout comme d’anciens athlètes ayant foulé la surface glacée du club depuis le dernier siècle.