LHJMQ

Simoneau s’impose déjà

Xavier Simoneau carbure aux défis.

À 14 ans, quand il avait obtenu le statut de joueur d’exception pour évoluer dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec prématurément, il a répondu avec une récolte de 43 points en 32 matches.

Après une saison moins productive à 15 ans dans la même ligue, il a quand même été réclamé en première ronde du repêchage de la LHJMQ en juin dernier.

À 16 ans, même s’il est un des cadets du circuit Courteau, Simoneau semble donner raison aux Voltigeurs de Drummondville de l’avoir choisi au neuvième rang.

Avec seulement six matches en carrière dans la LHJMQ, la fierté de St-André-Avellin a déjà amassé trois buts et huit points. Malgré son âge et ses 5’5’’, il pointe au quatrième rang des compteurs chez les recrues de la ligue. Il a même un point de plus que son meilleur ami, Benoît-Olivier Groulx, qui représente un espoir de première ronde à la prochaine séance de sélection de la LNH !

Au centre Marcel-Dionne, il a rapidement gagné le cœur de ses nouveaux partisans. En fin de semaine dernière, on lui a décerné deux fois la première étoile après deux victoires des Voltigeurs.

« La grosseur et l’âge d’un joueur ne m’ont jamais dérangé, assure son entraîneur, Dominique Ducharme. Tout ce qui arrive à Xavier, il le mérite. C’est un compétiteur avant tout. Il aime les défis. Quand il y a un moment clé dans un match, il lève son jeu d’un cran. En fin de semaine, il était sur la glace dans les deux dernières minutes de jeu et il a marqué un but gagnant. »

Simoneau, lui, avance que sa carrière dans la LHJMQ ne pouvait pas mieux commencer. 

« C’est vraiment impressionnant ! Mes débuts me font penser à mon année de 14 ans dans le midget AAA. Je n’avais pas d’attente. À 15 ans, je m’étais imposé trop de pression pour faire gagner mon équipe. J’ai décidé de revenir à la même recette qu’à 14 ans. Je commence dans une nouvelle ligue. Je veux simplement jouer de la bonne façon. »

Sur la glace, les premiers matches de la saison des Voltigeurs se sont déroulés à merveille. La plus jeune équipe de la LHJMQ a remporté cinq de ses six premiers duels et Simoneau fait sentir son impact.

« Je suis en confiance. L’équipe est en confiance. Les vétérans sont là pour épauler les plus jeunes », dit Simoneau.

Un père dans la chambre

D’ailleurs, Dominique Ducharme n’a pas mis de temps à unir sa jeune vedette à un vétéran respecté. Morgan Adams-Moisan a 20 ans et il était surtout reconnu pour son style de jeu robuste avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, mais jumelé à Simoneau, il a déjà récolté neuf points en six matches. Son record en une saison ? Douze points ! Simoneau reconnaît que la présence du Latuquois de 6’2’’ et 210 livres est sécurisante.

« Dans la chambre, les gars me niaisent en disant que Morgan est mon père ! »

Il faut dire qu’Adams-Moisan paraît plus vieux que son âge avec sa barbe forte. Ducharme l’avait aussitôt identifié pour jouer un rôle de mentor auprès de Simoneau.

« Morgan a une certaine prestance et des habiletés qui sont probablement méconnues de plusieurs, mais il va au filet et Xavier sait comment l’alimenter. Dès qu’il est arrivé chez nous, nous lui avons demandé de prendre Xavier sous son aile. Il a compris vite. »

Simoneau a souvent été la cible de coups vicieux dans le midget AAA et il aime savoir qu’Adams-Moisan est à ses côtés pour le protéger. « Morgan est un joueur intense et il me dit simplement de jouer ma game et qu’il va s’occuper du reste. Il me dit de lui laisser les coins de patinoire et de me placer dans les zones payantes. »

L’ancien de l’Intrépide dit avoir vécu toute la gamme des émotions quand il a marqué son premier but dans la LHJMQ. « Je vis des moments intenses depuis le début de la saison, mais les succès de notre équipe aident. Le coach me fait confiance. Ça aide aussi. »

Ce coach, qui s’adonne aussi à être celui d’Équipe Canada junior, ne veut pas comparer Simoneau à certains « exceptionnels » qu’il a dirigés au même âge à Halifax (Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin), mais il signale que Simoneau doit être le « meilleur Simoneau possible. » 

« Il a son propre style et connaît un début intéressant, mais quand nous l’avons pris au neuvième rang, nous savions que c’était un joueur spécial. »

Boxe

Lepage-Joanisse ne boxera plus en 2017

Une semaine plus tard, Vanessa Lepage-Joanisse comprend et accepte surtout la décision prise par son entraîneur.

Stéphane Joanisse a décidé d’annuler le prochain combat de la boxeuse de la Petite-Nation prévue le 25 octobre au Casino Lac-Leamy. Il devait s’agir de sa première sortie dans le ring depuis sa défaite pour la ceinture des poids lourds de la WBC en août dernier au Mexique.

« Quand il m’a annoncé ça, j’étais bouleversée. C’était comme si j’avais reçu un coup de pelle dans la face », a avoué Lepage-Joanisse, mardi matin, en se rendant à son travail de massothérapeute.

« Je l’ai mal pris. J’ai braillé toute la semaine. J’étais motivée de me battre chez nous devant mon monde. »

Sauf que la droitière âgée de 22 ans traîne plusieurs bobos. Il y a cette entorse à la cheville subie avant son combat de championnat du monde qui l’embête encore.

Lepage-Joanisse doit aussi subir une opération à un orteil en novembre.

« J’ai aussi d’autres petites affaires... Disons que j’ai accumulé plusieurs blessures. Ça paraissait de plus en plus à l’entraînement », a-t-elle expliqué.

« Stéphane le voyait que j’étais loin de boxer à ma pleine capacité. Je le comprends. Moi non plus je ne veux pas offrir une mauvaise performance devant mon monde. »

Surtout que le gala organisé par le Groupe Yvon Michel (GYM) sera diffusé à la télé.

Lepage-Joanisse veut bien paraître à son premier combat depuis ce revers aux mains de la championne Alejandra Jimenez. C’était sa première défaite chez les pros après trois victoires.

Elle devait affronter dans deux semaines une autre adversaire mexicaine, cette fois-ci Carmen Garcia Toscano, une gauchère qui montre une fiche de 12-5, 6 KO.

« À un moment donné, mon corps a besoin de repos. Je dois l’écouter », a soutenu Vanessa Lepage-Joanisse.

« Je compte laisser l’année 2017 filer, me reposer et guérir. Je veux aussi continuer ma perte de poids et revenir en force l’année prochaine. Surtout que GYM a un contrat qui prévoit deux autres galas au Casino Lac-Leamy en 2018. »

La carte présentée le 25 octobre mettra en vedette Marie-Ève Dicaire (8-0, 0 KO). Cette dernière affrontera en finale l’Argentine Yamila « la petite machine » Reynoso (8-2-3, 7 KO), qui s’est battue en championnat du monde IBF des mi-moyens durant l’été. En sous-carte, on retrouvera le produit local Danyk Croteau (2-1, 1 KO), qui disputera un premier combat depuis le 23 décembre.

Le boxeur gatinois du club Final Round avait alors eu besoin de seulement 104 secondes pour se débarrasser de son adversaire.

Un autre pugiliste qui s’entraîne à Final Round, Patrice Volny (8-0, 6 KO), se retrouvera devant Manny Siaca (25-8, 20 KO).

Le Porto Ricain a déjà échangé des coups par le passé avec Danny Green, Silvio Branco et Mikkel Kessler.

Tir à l’arc

Une archère du Pontiac devient vice-championne du monde

Ses premières flèches, Alexandra Paquette les a tirées à l’âge de six ans dans la cour arrière de la résidence familiale à Quyon. De son propre aveu, la précision faisait défaut.

Une décennie plus tard, l’adolescente du Pontiac rate rarement la cible.

L’archère est même devenue vice-championne du monde chez les cadettes à arc à poulies, dimanche, à Rosario, en Argentine.

Ce fut la seule médaille individuelle remportée par l’équipe canadienne à cette compétition.

« Je suis très surprise », avoue Paquette de sa performance.

Pas qu’elle n’avait pas confiance en ses moyens.

Mais la moyenne de ses pointages à la fin de la semaine n’était pas la meilleure de sa jeune carrière marquée par des titres nationaux et trois récents records canadiens.

Mais ce fut suffisant pour lui permettre d’accéder à la ronde des médailles.

Puis il s’agissait de son premier tournoi majeur de tir à l’arc sans son père James à ses côtés.

Il est son entraîneur depuis ses débuts dans le sport.

« Ça m’inquiétait pas mal», ajoute l’athlète âgée de 16 ans au bout du fil. «Je suis tellement habituée qu’il soit là, qu’il me donne des conseils. C’était aussi la première fois que je ne connaissais personne.»

L’entrevue se déroulait via téléphone.

La nouvelle vice-championne du monde se trouvait dans un véhicule sur l’autoroute 401. Elle est arrivée au petit matin, mardi, à Toronto.

Son retour en classes à l’école secondaire Grande-Rivière attendra à jeudi. «J’ai besoin d’un congé pour un peu de sommeil et aussi laver tout mon linge», souligne Paquette en riant.

Son parcours en Argentine a été suivi à l’école.

Un petit deux que des enseignants et étudiants voudront plus de détails de sa finale face à la Britannique Lucy Mason, qui a gagné 142-138.

Un affrontement qui s’est déroulé sur un lieu historique à Rosario. Les deux archères ont tiré au Monument national au drapeau.

«Des fois en compétition, on tire dans un champ de soccer. Mais là, tu avais l’impression de te retrouver dans un temple. Des lumières avaient aussi été installées pour les caméras», raconte Alexandra Paquette.

Des problèmes mécaniques sont venus la hanter durant cette finale. Son arc a dû être modifié avant l’affrontement afin de respecter un règlement.

«Ça m’a déstabilisé un peu. J’ai dû m’ajuster et viser à côté de la cible pour frapper la cible !»

Cette médaille d’argent vaudra son pesant d’or pour la suite de sa prometteuse carrière.

Paquette et ses proches ont dû organiser une campagne de sociofinancement avant son départ vers les championnats du monde.

Plus de 3600 $ ont été amassés pour payer sa participation. C’est sans compter une bourse remise par Hydro-Québec.

«Gagner cette médaille va m’aider à trouver des commanditaires. Ça va me permettre d’avoir une meilleure base financière. Sans ça, je ne peux pas aller plus loin.»

Elle veut continuer à pratiquer ce sport qui lui a permis de vivre plusieurs belles expériences depuis 10 ans.

Une décennie marquée notamment par quatre participations aux Jeux du Québec.

«J’espère bien y participer pour une cinquième et dernière fois l’an prochain», lance l’athlète qui avait été le porte-drapeau de l’Outaouais aux Jeux en 2014, à Longueuil.

Ski alpin

Cook vise haut en Coupe du monde

Les Jeux olympiques s’avèrent bien loin dans ses pensées. C’est du moins ce que Dustin Cook répète à qui veut l’entendre ces jours-ci.

« Il y a des trucs importants à l’horaire d’ici le mois de février. J’ai plusieurs épreuves de la Coupe du monde qui m’attendent », affirme l’ancien vice-champion du monde au super-G.

Vérification faite, le skieur alpin de l’Outaouais devrait prendre le départ de « 10 ou 11 courses ». Il y aura les étapes de super-G, mais aussi celles en slalom géant, dont la première est prévue le 29 octobre à Solden, en Autriche.

Ce rendez-vous marquera le deuxième anniversaire de son importante blessure au genou droit, qui lui a coûté la saison complète 2015-2016. Il dit être complètement remis de l’opération.

À preuve, Cook avait notamment terminé sixième l’hiver dernier à la Coupe du monde de Val Gardena, en Italie. Il a aussi pris le 23e rang à Santa Caterina.

Ça ne l’empêche pas de qualifier la saison précédente de « difficile ». « J’avais de très bons temps dans certains passages lors des courses. Mais j’étais incapable de terminer ces courses », peste-t-il au bout du fil.

Dustin Cook donne l’exemple de la dernière sortie en super-G en mars, à Aspen, au Colorado. « J’étais en avance, puis je me suis planté. J’ai chuté et glissé jusqu’au fil d’arrivée », relate-t-il.

« La même chose m’est arrivée à Kitzbuehel. J’étais dans le top-5 avant de tomber... Je sais que dans l’ensemble, mes résultats n’étaient pas si horribles que ça. Mais dans ma tête, je devrais toujours finir dans le top-10, toujours être dans le coup pour monter sur le podium. C’est ce que je vise cet hiver. »

Le skieur âgé de 28 ans avait gagné le bronze à Kvitfjell, en Norvège, puis l’or à Méribel, en France, en l’espace de 10 jours en mars 2015.

« Je me sens en grande forme. Je suis confiant et j’ai hâte de reprendre ma place », soutient Cook, qui est de passage au pays cette semaine.

Ce dernier se trouvait à Toronto lundi afin de participer à des activités promotionnelles de l’équipe canadienne. Un événement similaire l’attend mercredi à Montréal.

On lui posera les mêmes questions. Celle sur l’état de son genou. Celle aussi sur les Jeux.

À ce sujet, Cook finit par dire qu’il se trouve en bonne position pour assurer sa qualification olympique. Les skieurs canadiens qui désirent se rendre à PyeongChang doivent terminer dans le top-12 de deux épreuves de la Coupe du monde.

L’athlète de Lac-Sainte-Marie affiche déjà cette sixième place obtenue l’an dernier à Val Gardena. Il lui reste à dupliquer l’exploit d’ici la fin janvier.

« Je ne pense pas que je dois m’inquiéter », dit-il.