Une jeune grand-mère bat un record québécois

Athlétisme

Une jeune grand-mère bat un record québécois

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
De belles histoires ont marqué la scène sportive jusqu’ici en 2020 malgré la COVID-19. La plus récente? La Gatinoise Manon Osborne est devenue coup sur coup grand-mère et une des femmes les plus rapides de l’histoire de l’athlétisme québécois.

La psychoéducatrice du Centre de services scolaire des Draveurs vient d’éclipser un vieux record sur piste au 400 m chez les 45-49 ans. Elle a parcouru la distance en 1:03.80, améliorant l’ancienne marque qui était de 1:03,98.

Tuque et «Maurice» pour une canoéiste de Chelsea

Sport amateur

Tuque et «Maurice» pour une canoéiste de Chelsea

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Sophia Jensen se prépare à sortir sa tuque sur l’eau. Elle reviendra dans son patelin pour un autre camp d’entraînement dans une dizaine de jours sur la rivière Gatineau.

L’équipe canadienne féminine de canoë de vitesse débarquera à Chelsea. «Un peu comme elle l’avait fait avant les Jeux olympiques à Rio en 2016», souligne Jensen au bout du fil.

Noémie Beaulieu s’offre une nouvelle couronne

Triathlon

Noémie Beaulieu s’offre une nouvelle couronne

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Un des plus beaux espoirs du triathlon au pays aura profité pleinement de sa seule et unique course d’une saison bousillée par la pandémie.

Noémie Beaulieu a mis la main sur le titre de championne québécoise junior, il y a une semaine, à Magog. Elle a été la plus rapide lors de cette épreuve de format sprint durant laquelle les participants devaient se taper 750 mètres de natation, 20 km en vélo et cinq kilomètres de course à pied.

Les Lynx d'Ottawa champions il y a 25 ans

Baseball

Les Lynx d'Ottawa champions il y a 25 ans

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Champions d’Ottawa sont morts, enterrés bien avant une pandémie mondiale qui aurait été le dernier clou de leur cercueil s’ils existaient toujours.

Le stade du chemin Coventry qui était leur domicile est demeuré vide cette année, en attendant la venue possible d’une franchise de la Ligue Frontier en 2021.

Gatineau se dirige vers une Loppet différente

Ski de fond

Gatineau se dirige vers une Loppet différente

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Ses parcours risquent d’être modifiés. Ses distances aussi. Tout comme le nombre de participants permis au départ.

La Gatineau Loppet garde espoir de présenter sa 43e édition prévue dans cinq mois, du 19 au 22 février.

«Nous sommes faits fort. Toutes nos éditions ont eu lieu dans le passé malgré de la pluie verglaçante, de gros froids ou beaucoup de neige», rappelle la présidente du conseil d’administration du plus grand événement international de ski de fond au Canada, Louise Poirier.

«Mais c’est sûr que la COVID-19 pose problème. On se garde une petite gêne. En ce moment-ci, dans les conditions actuelles, oui nous pourrions tenir la Gatineau Loppet. Mais comme tout le monde, ça va dépendre de la santé publique.»

Les organisateurs planchent sur une édition fort différente. À commencer par le volet international, qui serait relégué aux oubliettes pour 2021.

«Normalement, 17% de nos skieurs proviennent des États-Unis, de l’Europe et même l’Asie», note Mme Poirier.

«En ce moment, nous misons uniquement sur la clientèle canadienne. Nous avons fait un inventaire des clubs au Québec et en Ontario. Il y en a plus de 60. Une de nos priorités, c’est de rejoindre tant les familles que les skieurs récréatifs, les jeunes athlètes et même les pros en passant par ces clubs.»

Ils étaient plus de 2550 fondeurs à participer à une des nombreuses épreuves de la Loppet en 2020. Il s’agissait d’une des meilleures années au chapitre des inscriptions dans la dernière décennie.

«C’est sûr qu’on ne visera pas un nombre record cette année», avoue Louise Poirier.

Ses collègues et elle croient pouvoir recevoir jusqu’à 1500 skieurs en respectant les diverses règles de la santé publique en vigueur en ce moment, dont la distanciation sociale.

«Nous sommes en train de revoir tout, dont notre horaire, comment nous allons faire les départs», explique Mme Poirier.

Hockey mineur en Ontario: plusieurs questions sans réponses

Hockey

Hockey mineur en Ontario: plusieurs questions sans réponses

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Il y aura du hockey mineur en Ontario, cette saison. Sous quelle forme? Il est encore trop tôt pour le dire.

Certaines associations ont carrément éliminé le processus des camps de sélection et vont placer les joueurs dans les catégories où ils se trouvaient l’an dernier. D’autres tiendront bel et bien des essais dans le prochain mois, mais de là à dire que les équipes compétitives pourront jouer normalement à cinq contre cinq, il reste un autre pas à franchir.

Chez Hockey Eastern Ontario (HEO), qui chapeaute toutes les associations du hockey mineur, le chef des opérations senior Jeff Baker nous rappelle que la province est dans la phase trois de son retour au jeu en ce moment.

«La phase 3 signifie que nous sommes de retour à l’entraînement. Dans la phase 3B, qui doit commencer le 1er octobre, nous recommencerons à jouer des matches, que ce soit à trois contre trois, à quatre contre quatre ou même à cinq contre cinq. Pour ce retour au hockey traditionnel, il faudra soumettre un plan qui devra être approuvé par la Santé publique. Il faudra démontrer que l’on peut jouer à cinq contre cinq sans risque de contacts. Il n’y aura pas de contacts pendant la phase 3B.»

Pour M. Baker, le terme «ligue maison» va prendre tout son sens cette saison, même au niveau compétitif.

«Pour le moment, nous formons des bulles qui peuvent contenir 50 personnes. Alors, une ligue pourrait être constituée de quatre équipes de 10 joueurs de niveau similaire qui vont s’affronter pendant toute la saison. En ajoutant les entraîneurs et le personnel autour des équipes, on arrive à peu près à 50 personnes.»

Il faudra attendre la phase 4 du retour au jeu de l’Ontario avant que les contacts soient permis sur la patinoire.

Les tournois de hockey mineur se feront rares en Outaouais

Hockey

Les tournois de hockey mineur se feront rares en Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Les tournois de hockey mineur se compteront sur les doigts d’une seule main dans les prochains mois en Outaouais.

Plusieurs organisateurs ont décidé d’annuler leurs événements en raison de la COVID-19, surtout ceux prévus avant la période des Fêtes.

Dans une saison normale, une vingtaine de tournois peuvent être présentés en Outaouais. Cette année, il pourrait y en avoir seulement cinq.

Le tournoi des Voisins de Papineau et le tournoi bantam Royal-Brassard font partie des rares compétitions toujours à l’horaire. Ils sont habituellement disputés en février.

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«Nous allons être patients avant de prendre une décision. Nous essayons de travailler en utilisant une boule de cristal ! Il n’est pas facile d’avoir des partenaires financiers en ce moment. Tout le monde est en attente», affirme le président de la 28e édition du Royal-Brassard, Alain Brisson.

«On espère que le hockey passera à la phase 6 qui permettrait la tenue de tournois. Nous planchons sur deux scénarios en ce moment. Le tournoi pourrait être présenté à la fin de février. Nous avons aussi effectué la demande à Hockey Québec afin de le tenir à la mi-mars.»

Du côté d’Ottawa, la tenue de la réputée Coupe Capitale Bell présentée par les Sénateurs est menacée. Ce tournoi attire les meilleures équipes atomes du Canada et États-Unis durant la période des Fêtes. Hockey Québec rappelle que les tournois constituent une importante source de revenus pour ses associations locales.

C’est pourquoi la fédération provinciale a demandé à ces mêmes associations de revoir leurs dépenses, de couper tout ce qui n’est pas essentiel à la tenue d’une saison. «Nous avons coupé énormément chez nous à Hockey Québec, rappelle le DG Paul Ménard. Nous nous attendons que les associations fassent aussi attention.»

Pénurie de sifflets dans les magasins de l’Outaouais

Hockey

Pénurie de sifflets dans les magasins de l’Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
«Il faut être bien honnête, c’est une année spéciale», lance l’arbitre en chef régional chez Hockey Outaouais, Mark Loyer.

«En ce moment, il y a beaucoup d’officiels qui sont indécis», avoue-t-il du même souffle.

La passion est toujours bien présente chez ses membres. Seulement, la façon de fonctionner changera en raison de la pandémie.

«Les officiels attendent d’avoir plus d’informations. Ils attendent de voir comment ça va se passer. Ils ont des questions, mais je peux seulement leur donner les réponses que nous avons. Il y a d’autres réponses que nous n’avons pas encore», explique M. Loyer.

«Par exemple, chaque aréna aura un guide de fonctionnement différent. Les vestiaires réservés aux arbitres sont différents, d’un aréna à l’autre.»

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Certaines directives ont déjà été données. L’équipement devra être nettoyé et désinfecté lors du retour à la maison après chaque quart de travail.

«On va demander aussi aux arbitres d’apporter une bouteille de désinfectant avec eux sur la glace pour se laver les mains plus souvent quand ils touchent à la rondelle.»

M. Loyer n’entrevoit pas un manque d’officiels dans les catégories où on retrouve les hockeyeurs plus jeunes. «Nous en avons en masse pour les parties chez les novices et atomes», dit-il.

Les filles joueront contre les gars

Hockey

Les filles joueront contre les gars

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Les jeunes hockeyeuses de l’Outaouais n’auront pas à se déplacer vers Cornwall ou Brockville, cet automne.

Les équipes féminines ne traverseront pas la rivière lors de la prochaine saison. Elles resteront à la maison et évolueront contre des formations masculines de la Ligue de hockey régionale de l’Outaouais (LHRO).

Les arénas de la région: ouverts ou fermés ?

COVID-19

Les arénas de la région: ouverts ou fermés ?

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Le portrait des arénas se précise à Gatineau, à Fort-Coulonge, à Maniwaki ainsi que dans la Petite-Nation.

Qu’est-ce qui se fera ouvert ? Qu’est-ce qui sera fermé ?

« Fort-Coulonge ouvrira son aréna en octobre. Shawville aussi », indique Pierre Montreuil de Hockey Outaouais.

Plus au nord, les hockeyeurs de Maniwaki devront se taper une heure de route vers Low pour jouer leurs parties. La première phase d’un projet majeur de rénovations du centre Gino-Odjick, évaluée à sept millions $, doit être complétée en décembre ou janvier. Dans la Petite-Nation, le sort des arénas Stéphane-Richer, à Saint-André-Avellin, et Guy-Lafleur, à Thurso, suscitait l’inquiétude, il y a un mois. Finalement, il y aura du hockey dans ces deux communautés.

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« Notre date de reprise sera le 17 octobre. Habituellement, nous ouvrons autour du 15 septembre, explique le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière. La raison pourquoi nous repoussons ça, c’est la fameuse deuxième vague de la COVID-19 qui pourrait suivre la rentrée scolaire. Nous voulons voir ce qui arrivera avant de redémarrer toutes les machines au lieu d’être obligé de les arrêter. »

À Thurso, l’aréna construit dans les années 1940 accueillera ses premiers joueurs le 24 septembre. Le conseil municipal a pris la décision jeudi soir après que tous ses locataires eut renouvelé leur contrat.

Thurso planche sur un projet de construction de centre multifonctionnel évalué à 19 millions $, qui prévoit notamment le remplacement de l’aréna actuel. « Le dossier est en analyse par le gouvernement provincial. Il a été déposé au printemps à Québec, rappelle le maire Benoît Lauzon. À Gatineau, l’aréna Campeau a été fermé. Le centre sportif Robert-Guertin demeurera inaccessible pour au moins trois mois. Les glaces communautaires du nouveau complexe de VMSO ne seraient pas disponibles avant le début de la nouvelle année.

«Chaque association dans la grande ville de Gatineau va avoir moins d’heures de glace, c’est sûr. C’est le cas de chaque sport de glace qui en aura moins aussi», rappelle Pierre Montreuil.

Le hockey mineur tient le coup en Outaouais

Hockey

Le hockey mineur tient le coup en Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Après le retour en salle de classe dans les derniers jours, le Québec se prépare maintenant pour la rentrée officielle du hockey mineur.

Dès mardi, les associations locales aux quatre coins de la province entameront leurs camps de sélection pour les équipes compétitives « double lettre ». Les évaluations pour les formations « simple lettre » se tiendront dès la semaine suivante pour une saison qui s’annonce bien différente en raison de la pandémie.

De la cour arrière à championnes provinciales

Volleyball

De la cour arrière à championnes provinciales

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Membres de l’équipe de volleyball de l’école secondaire D’Arcy McGee, Gabrielle Paquette et Camille Bourbonnais ont découvert le volleyball de plage dans la cour arrière de leur entraîneur Jason Brennan, qui y a aménagé un court.

Les leçons apprises derrière cette résidence du secteur Aylmer ont rapporté en fin de semaine dernière pour ces deux Gatinoises faisant partie du programme relève de Volleyball Québec, alors qu’elles ont remporté les honneurs du Championnat provincial de «Beach Volley» chez les 15 ans et moins.

Elles ont remporté tous leurs six matches lors du tournoi de fin de saison présenté à Boucherville, incluant une difficile victoire contre Thalia Brossard et Juana Rodriguez en grande finale. Après avoir perdu le premier set 21-12, le duo a renversé la vapeur pour remporter les deux sets suivants avec des pointages de 21-18 et 15-13.

«Nous avons été capables de gagner nos deux derniers matches en trois sets, a indiqué Paquette en entrevue téléphonique avec le Droit mardi. Nous sommes bien contentes alors que l’an dernier, à notre première participation à ce championnat, nous avions terminé en cinquième place.»

Les nouveaux Griffons sur la glace

Hockey

Les nouveaux Griffons sur la glace

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
L’engouement devait être à son comble au camp d’entraînement de l’équipe de hockey masculine Griffons de l’Outaouais.

La nouvelle équipe sportive du Cégep de l’Outaouais devait être à moins de trois semaines de disputer un premier match historique dans le Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ), mais la pandémie mondiale n’épargnera pas les sports collégiaux.

Un départ au ralenti pour les nouveaux Flames

Hockey

Un départ au ralenti pour les nouveaux Flames

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Ils ont de nouveaux propriétaires de souche franco-ontarienne, un revenant derrière le banc et des objectifs ambitieux.

Directeur des opérations hockey et copropriétaire des Flames de Gatineau dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec, Jean-Marc Leblanc avait placé la barre haute à son arrivée à la fin du mois d’avril. Il aspire à un championnat d’ici trois ans.

Été mémorable sur le losange en Outaouais

Baseball

Été mémorable sur le losange en Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Zachary Sabourin se souviendra longtemps de l’été de ses 17 ans. Non seulement en raison de la COVID-19, mais aussi parce que l’adolescent gatinois a vécu le rêve de tous les joueurs de baseball.

Le joueur de champ intérieur des Mariniers d’Aylmer Midget A a frappé son premier circuit en carrière, il y a une semaine, à sa neuvième saison dans ce sport. Encore mieux ? Tous les coussins étaient occupés quand il s’est présenté au bâton, en deuxième manche de cette partie de la Ligue de baseball de l’Outaouais (LBO).

Le judo, grand oublié du déconfinement sportif

Sport régional

Le judo, grand oublié du déconfinement sportif

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Félix-Olivier Bertrand mène une vie d’adolescent presque normale. Il passe un peu de temps avec ses amis. Il suit ses cours de conduite. Il occupe un emploi d’été, en attendant d’effectuer sa rentrée en cinquième secondaire à l’école Mont-Bleu.

Sauf qu’en temps normal, le jeune homme n’est pas un adolescent normal. Il est un athlète d’élite. Il se démarque sur les tatamis de judo.

Le hockey mineur prépare sa rentrée en Outaouais

Hockey

Le hockey mineur prépare sa rentrée en Outaouais

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Les jeunes hockeyeurs vivront un début de saison très différent, le mois prochain, en Outaouais.

Des heures de glace nettement en baisse. Un plus grand nombre d’équipes. Des formations féminines qui joueront contre les garçons. Le retour des clubs de Fort-Coulonge dans la ligue régionale après une décennie à évoluer en sol ontarien.

Des règles de jeu modifiées qui prévoient des parties à trois contre trois ou quatre contre quatre selon les catégories d’âge. Des gardiens qui joueront au sein de plus d’une équipe durant l’hiver.

Les athlètes, entraîneurs, officiels et parents devront surtout respecter, à la lettre, une série de nouveaux protocoles sanitaires. 

Hockey Outaouais a, notamment, fait le plein de savon à main.

«Nous allons donner les infos sur les règles à suivre à tout le monde. Il faudra s’assurer qu’il n’y a pas plus de 50 personnes dans les arénas à Gatineau. Ça comprend les gens qui se trouvent sur la glace, souligne le président de l’organisme, Pierre Montreuil.

«C’est de la grosse gestion. Nous avons confiance d’avoir la coopération de tout le monde. Et la Ville de Gatineau veut s’arranger pour nous aider, aussi.»

Si un parent tient mordicus à regarder son enfant, au détriment des règles?

«Au pire, la police viendra faire son tour», répond M. Montreuil.

Ce dernier sait très bien que la communauté du hockey en Outaouais se pose des questions. Les gens veulent savoir à quoi ressemblera le sport national en temps de pandémie.

Il a passé une vingtaine de minutes à répondre aux questions du Droit.

L’héritage inattendu des Jeux du Québec de 2010 [PHOTOS]

Sport régional

L’héritage inattendu des Jeux du Québec de 2010 [PHOTOS]

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Gatineau accueillait les Jeux du Québec pour seulement la deuxième fois de son histoire en 2010. Que reste-t-il, une décennie plus tard, du passage de cette compétition multisports qui a attiré près de 4000 athlètes en Outaouais pendant dix jours ?

Chef de mission de la délégation outaouaise à l’époque, Guy Arcand croit que les retombées ont été nombreuses. D’abord au chapitre du sentiment d’appartenance au sein de la population.

« Le timing était intéressant de présenter les Jeux du Québec. C’était la première fois pour Gatineau de réaliser quelque chose de majeur depuis la fusion », fait-il valoir au sujet du mariage forcé des anciennes villes de Hull, Aylmer, Gatineau, Buckingham et Masson-Angers, huit ans auparavant.

« Il y avait encore de la tension et des divergences dans divers secteurs jusqu’à ce moment-là », rappelle-t-il.

Un léger surplus de 20 000 $ avait aussi été réalisé par le comité organisateur des Jeux de 2010, dont le budget d’exploitations avait atteint 5,4 millions $. La somme avait été remise au Centre de développement du sport de Gatineau qui est devenu aujourd’hui Excellence Sportive Outaouais.

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Mais l’impact le plus important s’est fait ressentir au chapitre des plateaux de compétitions qui servent toujours.

Oui, l’ouverture du centre sportif a coïncidé avec le début des Jeux du Québec. Mais la construction de l’édifice qui regroupe une piscine aux dimensions olympiques, des tours de plongeon, une immense palestre et son triple gymnase était déjà prévue, que Gatineau accueille le reste du Québec ou pas.

D’autres sites ont été retapés. Du parc Sanscartier à la piste d’athlétisme Mont-Bleu.

Mais le plus gros héritage physique de ces Jeux ? On le retrouve dans le secteur Masson-Angers. Plus précisément au parc Gilles-Maisonneuve où une piste de BMX avait dû être construite pour l’été 2010.

Ces Jeux qui ont produit des vedettes féminines

Sport régional

Ces Jeux qui ont produit des vedettes féminines

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Renée Leduc possède encore la médaille d’or qu’elle a gagné aux Jeux du Québec, il y a dix ans, avec ses coéquipières de l’équipe de basket-ball féminin de l’Outaouais.

« Renée avait marqué presque tous nos points en prolongation », s’est rappelée son amie Catherine Traer, qui faisait partie de la formation championne.

Le tournoi de basket des Jeux du Québec était le premier événement majeur à se tenir au nouveau centre sportif de Gatineau. « Je me souviens de la finale. C’était plein à craquer. Je n’avais jamais joué devant autant de gens », se souvient Leduc, qui était alors adolescente.

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Cette dernière avait réussi le panier décisif avec 30,1 secondes pour donner la victoire à son équipe devant plus de 1000 spectateurs. Ça fêtait sur le terrain. Aussi dans les estrades.

« Il y avait de l’ambiance. Je me souviens que mon frère avait les lèvres enflées tellement il avait joué de trompette durant le match », confie Traer, qui avait marqué la moitié des points de son équipe dans le gain de 58-57.

Cette médaille d’or allait donner le ton à la délégation de l’Outaouais aux Jeux du Québec.

Des Jeux qui auront été marqués par l’émergence de nombreuses athlètes féminines de la région qui ont volé la vedette à leurs vis-à-vis masculins pendant une semaine et demie.

Jeux du Québec à Gatineau: dix jours fertiles en émotions 

Sport régional

Jeux du Québec à Gatineau: dix jours fertiles en émotions 

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Quelques heures ont été consacrées dans les derniers jours à éplucher tout ce qui a été écrit, il y a une décennie, au sujet des Jeux du Québec à Gatineau.

Cinquième événement le plus médiatisé dans la province en 2010 selon Influence Communication, le rendez-vous sportif avait permis de découvrir des personnages intéressants. Que ce soit de jeunes athlètes, des instructeurs ou même de simples bénévoles.

Il y a eu ces trois triathlètes de la délégation de l’Outaouais, Elsie Charron, Janick Corbin et Rémi Rousseau, qui habitaient la même rue dans le secteur du Plateau. Un beau souvenir d’enfance pour eux.

Au baseball, le receveur Roch Clairoux avait donné des frissons en parlant de son père décédé un an avant les Jeux. L’ado d’Aylmer avait joué le tournoi des Jeux du Québec avec le gant que le paternel lui avait remis comme dernier cadeau.

« C’est précieux. Je ne le lâcherai jamais », avait-il mentionné au Droit à la veille du premier match de l’Outaouais sur le losange du parc Aydelu.

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Des athlètes avaient été malchanceux, aboutissant à l’hôpital. Un coéquipier de Clairoux, Gabriel Lacroix, avait terminé les Jeux à l’urgence après avoir été victime d’une appendicite.

En volleyball, une des vedettes de l’équipe masculine de l’Outaouais avait raté la finale en raison d’une importante foulure à une cheville gauche. Benjamin Brunet-Baldwin avait été tout de même choisi comme porte-drapeau de la région en vue de la cérémonie de fermeture au parc du Lac-Leamy.

Ce dernier s’était pointé appuyé sur une béquille et épaulé par son coéquipier Hugo Lachance-Berthel, l’autre porte-drapeau sélectionné par la délégation. « Une image forte », avait avoué sur le coup le chef de mission de l’Outaouais, Guy Arcand.

Ça représentait l’unité de l’Outaouais durant ces 10 jours. L’esprit d’équipe qui avait régné. La détermination aussi.

Parlant d’esprit d’équipe, la grande famille des Jeux du Québec de même que la communauté d’affaires étaient venues en aide à des athlètes de l’Est-du-Québec dont les vélos avaient été volés durant la nuit par des ados sur le site de compétitions de cyclisme sur route.

La délégation de la Côte-Nord avait prêté un vélo. Un commerçant, les Bicyclettes de Hull, avaient aussi prêté trois vélos de montagne de haut calibre en vue de courses prévues à Camp Fortune lors des jours suivants.

« Il y a une belle solidarité », avait reconnu la porte-parole de la délégation de l’Est-du-Québec, Annie Thivierge. 

Pluie de trous d’un coup à Cumberland

Golf

Pluie de trous d’un coup à Cumberland

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
C’est peut-être l’effet de l’eau de la rivière des Outaouais. Ou l’air frais de l’Est ontarien. Ou tout simplement les golfeurs qui s’avèrent plus chanceux en cette année de pandémie sur ces verts et allées qui bordent la route 17, à Cumberland.

Dix trous d’un coup ont déjà été réussis lors des six premières semaines de la saison au club privé Camelot en mai et juin.

Sifu Patrick Marcil: le faiseur de champions

AMM

Sifu Patrick Marcil: le faiseur de champions

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Dans un coin de ce dojo de la rue Notre-Dame, il y a une cage d’arts martiaux mixtes. Plus loin, on retrouve un mur tapissé de coupures de journaux qui relatent les exploits des élèves qui ont défilé depuis deux décennies.

Dave Leduc est devenu une vedette en Asie. Il possède plusieurs titres de champion du monde de lethwei, considéré un des sports les plus violents au monde. Tous les coups sont permis, que ce soit avec la tête, les coudes ou les genoux.

Mélodie Collard fêtée en attendant un premier tournoi

Tennis

Mélodie Collard fêtée en attendant un premier tournoi

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Elle venait de terminer une séance d’entraînement au centre national de Tennis Canada à Montréal quand les dirigeants du Gala Excellence Sportive Outaouais ont annoncé la nouvelle.

Mélodie Collard venait d’être choisie l’athlète internationale féminine de l’année lundi soir lors d’une cérémonie virtuelle. La 25e raquette junior au monde chez les femmes a devancé trois autres solides candidates en lice pour ce titre, la kayakiste de l’équipe nationale Lissa Bissonnette, la nageuse paralympique Camille Bérubé et la taekwondoïste Natacha Poulin.

Pas de bedaine pour l'équipe canadienne de volley-ball

Volley-ball

Pas de bedaine pour l'équipe canadienne de volley-ball

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Portant sac à dos et chandail à manches courtes aux couleurs du Canada, Nicholas Hoag affichait un large sourire à sa sortie du centre sportif de Gatineau.

Certains de ses coéquipiers de l’équipe nationale de volley-ball masculin et lui ont pu participer à une première séance d’entraînement, lundi matin, depuis le début du confinement. «Ça fait du bien de s’entraîner à nouveau», avoue Hoag, le seul joueur québécois de la formation olympique dirigée par son père Glenn.

«Ça fait trois mois que les joueurs n’ont pas vraiment touché au ballon, souligne pour sa part l’entraîneur adjoint et ancienne vedette d’Équipe Canada, Gino Brousseau.

«Mais il faut faire attention, note-t-il. On ne veut pas briser les joueurs. On ne veut pas les blesser. C’est une reprise progressive. Il n’y a pas de compétitions. On les remet en forme en ce moment.»

Volleyball Canada a annoncé le retour au jeu de ses joueurs, la semaine dernière. Le centre sportif de Gatineau, qui loge l’équipe nationale depuis une décennie, demeure toutefois fermé au grand public.

L’accent sera mis sur les gestes techniques lors de la première des trois semaines du camp d’entraînement de la formation canadienne, qui participera aux Jeux olympiques à l’été 2021, à Tokyo. Les deux semaines suivantes serviront à apprivoiser à nouveau les concepts tactiques.

«Nous voulons préparer les joueurs en vue de leur saison pro. La majorité des gars partiront vers le début du mois d’août pour retrouver leurs équipes respectives», rappelle Brousseau.

La bonne nouvelle?

Aucun des premiers joueurs à se rapporter à la formation nationale ne portait une petite bedaine en raison de la longue période d’inactivité.

«Un suivi a été fait depuis le début du confinement par notre préparateur physique. Les athlètes ont respecté les règles. Il n’y a pas eu de surprises. Tout le monde est sensiblement en bonne forme physique», assure Gino Brousseau.

Et les premières touches en gymnase lundi, étaient comment?

«On sentait les joueurs un peu rouillés. Les premiers contacts semblaient un peu bizarres. Mais ça se replaçait après une dizaine de contacts», indique Brousseau.

Des courbatures seront au menu dans les prochains jours pour plusieurs de ces joueurs.

«C’est sûr. Mais ce sera un bon mal à avoir», lance le passeur albertain Brett Walsh, qui fait carrière dans les rangs pros en Belgique.

Nicholas Hoag, lui, risque d’être un peu moins mal en point. Il avait pu participer à des entraînements individuels, il y a deux semaines.

Claude Tessier, entraîneur de l’année en Outaouais

Sport régional

Claude Tessier, entraîneur de l’année en Outaouais

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Depuis le temps où il s’implique pour le développement du badminton, Claude Tessier est bien connu, partout, en Outaouais.

Le bénévole de longue date vient néanmoins de remporter un prix qui lui avait toujours échappé. Dans la version virtuelle du Gala Excellence Outaouais, vendredi, on lui a remis le titre d’entraîneur excellence.

Après plus de 40 ans, M. Tessier continue de travailler à différents niveaux. Il a côtoyé une trentaine d’athlètes de différents niveaux, au cours de la dernière année.

«Nous avons beaucoup à apprendre», se plaît-il à répéter.

M. Tessier continue d’occuper le poste de commissaire de la ligue de badminton du Réseau du Sport Étudiant du Québec (RSEQ). Il innove aussi en organisant des rencontres amicales pour l’équipe nationale des sourds. Cette équipe pourrait même participer aux Jeux Sourdslympiques, en 2021.

Un autre intervenant de longue date, Pierre Millette, a été décoré. Il a mérité le titre d’officiel de l’année pour son implication en ski de fond.

Deux athlètes de la relève, Laurence Méthot et Yasser Riad, ont remporté les prix d’athlètes de l’année au niveau provincial.

Laurence Méthot, qui est âgée de 16 ans, est arrivée au premier rang au total des épreuves, lors de la première sélection provinciale de la dernière année, en gymnastique.

Yasser Riad, qui est âgé de 17 ans, a réussi à se qualifier pour les championnats nationaux de la jeunesse d’athlétisme pour un edeuxième année consécutive. Il a remporté la médaille de bronze au 1500 mètres.

Le Club de sport en fauteuil roulant de Gatineau a mérité le prix d’Organisme de l’année.

Gala Excellence Outaouais: les sprinters de la relève à l’honneur

Sport régional

Gala Excellence Outaouais: les sprinters de la relève à l’honneur

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Le Gala Excellence Outaouais a débuté, dans sa version virtuelle, jeudi soir. On a décerné les premiers prix, dont ceux de la découverte de l’année.

Constat: la relève est rapide.

Du côté masculin, comme du côté féminin, on a honoré des sprinters.

La découverte féminine de l’année se nomme Emma Martins. L’adolescente de 17 ans, qui étudiait à l’école secondaire D’Arcy McGee, s’est démarquée lors des épreuves de 100 mètres, au cours de la dernière année.

En juin 2019, au terme de sa première année d’athlétisme, elle a remporté la médaille d’or, chez les juvéniles, lors du championnat provincial scolaire.

Un mois plus tard, tout en égalant son record personnel, elle a remporté la médaille de bronze lors des championnats provinciaux civils.

«La progression d’Emma a été fulgurante. En 2018, elle était inconnue. En 2019, elle est devenue championne du Québec. Ce n’est pas vraiment étonnant, quand on voit tout le sérieux qu’elle démontre à l’entraînement et la combativité dont elle fait montre en compétition», explique son entraîneur, Rova Rabemananjara.

Un autre protégé de M. Rabemananjara a été couronné chez les garçons.

Pierre-Alexandre McNicoll est un coureur très polyvalent. Au cours de la dernière année, le jeune homme de 13 ans a entre autres remporté une médaille de bronze sur 300 mètres, lors des championnats provinciaux où il était surclassé.

Il a également remporté des médailles lors de compétitions provinciales sur 800 mètres, sur 150 mètres, au relais 4X100 mètres ainsi qu’au relais 4X400 mètres.

Trois autres prix ont été décernés, durant cette première soirée du gala.

La Compétition SYNC de natation artistique a remporté le prix d’événement de l’année.

Yvan Vallée, qui s’implique dans le monde du soccer, est devenu le bénévole de l’année.

Olivier Tyteca, enseignant dans le monde de l’escrime, est devenu l’entraîneur relève de l’année. Ce prix est présenté par la Fondation Pat-Burns.

D’autres lauréats seront dévoilés, vendredi.