Sport régional

La Gatineau Loppet a repris son souffle

Un an après avoir lutté pour sa survie, la Gatineau Loppet retrouve la santé.

Ça tombe bien pour le plus grand événement international de ski de fond au Canada qui présentera sa 40e édition du 16 au 18 février 2018. « Côté finance, ça va très bien », a assuré au Droit le vice-président du conseil d’administration, Jean-François Rochefort.

Ce dernier venait de dévoiler, jeudi matin, la programmation du prochain rendez-vous de la Loppet sur les sentiers du parc de la Gatineau. Aucune sonnette d’alarme n’a été tirée comme ce fut le cas il y a 11 mois.

« C’est vrai que la dernière édition a été une édition décisive. L’année précédente, nous avions subi un déficit », a avoué M. Rochefort.

La Loppet avait enregistré une baisse de participation en 2015 et 2016. Mais les skieurs sont revenus en force en 2017.

« Ça nous a permis d’enregistrer un surplus. Ce que nous avons pu voir dans les dernières années, c’est que la température a un grand impact sur les inscriptions. Il faut qu’il neige, qu’il fasse froid, pour que les gens aient envie de s’inscrire. Même si tu as des taux préférentiels, les gens n’embarqueront pas. Ils vont attendre de voir quel genre de saison nous aurons. »

Ce qui explique pourquoi les dirigeants de la Loppet avaient le sourire facile en point de presse.

La neige est déjà bien présente au sol en Outaouais. Le froid également.

C’est blanc partout. Rien du tapis vert souvent vu à pareille date au fil de la dernière décennie.

« C’est bon pour nous, a reconnu Jean-François Rochefort. Nous avons vu un impact avec la neige qui est déjà tombée. Les inscriptions doublent (...). Nous sommes en très bonne position. »

La Suède a accepté de parrainer la 40e édition de la Gatineau Loppet qui offrira notamment trois parcours linéaires pour les skieurs de fond.

Une place sera encore faite au vélo sur neige, mieux connu comme le « Fat Bike ». Une nouvelle course de 40 km a été ajoutée à l’horaire sur un parcours linéaire, de Chelsea jusqu’au terrain de golf Hautes-Plaines.

Des épreuves de raquettes auront aussi lieu. La course sur 10 km servira de championnat canadien, a indiqué M. Rochefort.

Une journée scolaire sera aussi organisée le 16 février. La Gatineau Loppet espère accueillir 250 écoliers âgés de 9 à 12 ans afin de les initier au ski de fond, à la raquette et course à pied de même que d’autres jeux ludiques.

Des écrans géants seront aussi aménagés dans l’école secondaire Mont-Bleu, située près du fil d’arrivée, afin de suivre les courses de ski de fond des Jeux olympiques.

Boxe

Harley-David boxera aux Jeux du Commonwealth

Harley-David O’Reilly a obtenu son cadeau d’anniversaire une semaine à l’avance.

Un cadeau qu’il n’a pas eu à déballer. Boxe Canada lui a annoncé qu’il fera partie des sept pugilistes à défendre l’unifolié aux Jeux du Commonwealth, du 4 au 15 avril à Gold Coast, en Australie.

« Je ne pouvais pas demander mieux comme cadeau, a lancé l’athlète de Gatineau, qui fêtera ses 29 ans mercredi prochain.

«Ça vient mettre un point d’exclamation sur une belle année de boxe pour moi. J’ai participé à plusieurs finales.»

Surtout, O’Reilly a gagné souvent chez les 81 kg. Que ce soit au Défi des champions puis aux championnats canadiens. 

Des performances qui lui ont permis d’accéder à l’équipe nationale.

Du même coup, les portes des rings internationaux se sont ouvertes pour lui.

Il y a eu une victoire à Cuba, une autre en Irlande.

Et voilà maintenant que les Jeux du Commonwealth l’attendront.

«C’est l’aboutissement d’un rêve. Ce ne sont pas les Jeux olympiques, mais ça demeure un des quatre grands tournois de boxe amateur avec les Jeux panaméricains et les championnats du monde, a rappelé O’Reilly.

«Je suis excité. Ce sera mon premier gros tournoi télévisé. Je vais boxer devant des foules de plus de 1000 personnes. Ça va être intéressant.»

Les boxeurs canadiens feront partie des favoris tout comme ceux de l’Australie et de l’Angleterre. La compétition se déroulera aux Oxenford Studios, reconnus pour ses superproductions hollywoodiennes.

Harley-David O’Reilly ne sera pas le seul membre de l’équipe nationale qui vivra ses premiers Jeux. Ce sera le cas pour quatre de ses coéquipiers.

Football

Un espoir de Hull au National Bowl

Un match au chaud, non loin des palmiers et surtout devant plusieurs dépisteurs de la NFL, attend un ailier défensif originaire de Hull.

Jonathan Boissoneault-Glaou se trouve en Floride depuis trois jours en compagnie de son coéquipier des Carabins de l’Université de Montréal, le botteur Félix Ménard-Brière. Les deux joueurs participeront dimanche au National Bowl à Daytona. Ce rendez-vous annuel réunit les meilleurs talents universitaires des États-Unis qui n’évoluent pas en première division.

Les organisateurs invitent toujours quelques étoiles canadiennes.

« C’est une belle vitrine. Je pourrai montrer ce dont je suis capable contre les Américains », affirme Boissonneault-Glaou, nommé joueur défensif de l’année au Québec en 2015 et 2016.

L’athlète âgé de 24 ans, qui fait 6’ et 227 livres, est classé 18e plus bel espoir en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) prévue en mai prochain. Reste à voir si un club de la NFL pourrait le mettre à l’essai le printemps prochain.

Soccer

Maxim Tissot réfléchit à son avenir

Maxim Tissot de retour avec le Fury d’Ottawa ? Ce n’est pas impossible.

Le joueur de soccer professionnel aylmerois étudie présentement ses options en vue de la saison 2018. Il est sans contrat. « J’ai reçu des offres, mais je me donne du temps », dit-il.

Tissot était au Complexe Branchaud-Brière, vendredi matin. Il dirigeait une école de soccer d’un jour, destinée à des jeunes gatinois.

Quelques-uns de ses amis, dont Samuel Piette et Karl W. Ouimette, avaient fait le voyage pour l’épauler.

« Je me suis vraiment concentré sur la préparation du camp, ces derniers temps. Quand ce sera terminé, je vais recommencer à penser à mon avenir. »

« J’aimerais bien prendre une décision d’ici Noël », dit-il.

Tissot a évolué brièvement en MLS avec le DC United, au début de la saison 2017. Il ne semble pas vraiment croire en ses chances de retourner en première division nord-américaine.

Il ne détesterait pas retourner dans la NASL, le circuit où il a complété la campagne. L’avenir de cette ligue semble toutefois en suspens.

« Je ne sais pas trop ce qui se passe dans les bureaux. Je crois comprendre qu’on travaille fort pour que la ligue survive une année de plus... »

Tissot pourrait aussi se tourner vers la United Soccer League, un circuit qui offre un calibre de jeu légèrement inférieur.

En se greffant à cette ligue, il pourrait revenir à Ottawa.

« Le Fury ferait partie de mes choix, concède-t-il. J’ai eu beaucoup de plaisir lors de mon passage précédent au sein de cette organisation. Les installations qu’on partage avec le club de football sont vraiment superbes. En plus, si je décidais de revenir à la maison, je pourrais organiser des événements comme celui d’aujourd’hui plus souvent. »

Conte de fées

Tissot aimerait sans doute se joindre à une formation qui a des chances de gagner.

Il vient de compléter une des saisons les plus satisfaisantes de sa carrière. Il a remporté le championnat des séries éliminatoires de la NASL avec ses coéquipiers des Deltas de San Francisco.

« Nous avons vécu un peu un conte de fées, raconte-t-il. C’était notre première année. On se préparait à jouer la finale sur la route. Puis, quand le FC Miami a été éliminé, nous avons pu jouer le match ultime à la maison. »

Il s’agissait, par le fait même du tout dernier match de l’histoire des Deltas. Les propriétaires ont décidé, quelques mois après le début de la saison, de mettre la clé sous la porte.

L’aventure du soccer pro chez eux aura duré exactement un an.

« Notre entraîneur Marc Dos Santos a fait tout le travail en coulisses. Malgré toutes les complications derrière, il a trouvé le moyen de motiver tout le monde. À la fin, personne ne pensait trop à l’année prochaine. On pensait juste à finir l’année en force. »

« On savait depuis le mois de juillet que c’était terminé. Malgré tout, j’ai été surpris par le caractère de mes coéquipiers. Ça rend cette histoire encore plus spéciale. »

Le curling envahit la capitale

Curling

Un aréna que Homan connaît bien

Elles seront les joueuses les plus applaudies au centre Canadian Tire (CCT). Rachel Homan et ses coéquipières le savent très bien.

Le quatuor d’Ottawa entame cet après-midi son aventure au Roar of The Rings, le surnom donné aux qualifications olympiques de curling qui se dérouleront pendant une semaine au domicile des Sénateurs. La glace de hockey a cédé sa place à quatre surfaces de jeu, plusieurs pierres et des brosses.

« Il y aura un cachet particulier, avoue Homan. J’ai assisté à plusieurs concerts et matches de hockey dans cet édifice. J’ai encore un peu de misère à réaliser que je serai maintenant en vedette à mon tour. »

Cette dernière se pointe au tournoi en tant que championne du monde en titre. Ses coéquipières Emma Miskew, Joanne Courtney, Lisa Weagle et elle ont conservé une fiche parfaite de 13-0 en route vers la médaille d’or en mars à Pékin.

Quelques semaines auparavant, les quatre femmes avaient gagné le Tournoi des Cœurs pour une troisième fois en cinq ans.

L’échec de 2013

La pression sera élevée sur l’équipe au Roar of the Rings. Ça ne semble pas embêter la joueuse âgée de 28 ans, qui pourrait devenir la skip canadienne la plus jeune de l’histoire à participer aux Jeux olympiques. « Nous sommes habituées d’être dans la mire des autres clubs, être le club à battre », indique-t-elle.

Puis, son quatuor attend ces sélections depuis quatre ans.

En 2013, Homan et ses amies étaient parmi les favorites au Roar of the Rings présenté alors à Winnipeg. Dix mois auparavant, elles avaient gagné le Tournoi des Cœurs en plus de participer aux Mondiaux.

Un peu comme cette année.

Sauf que la formation ontarienne n’a pas fait le poids en demi-finale des sélections en vue des Jeux de Sotchi, s’inclinant 10-4 en huit bouts contre la vétérante Sherry Middaugh. Une élimination qui n’a toujours pas été oubliée.

« Nous sommes des personnes compétitives. Toute défaite est difficile à encaisser. Ce n’est pas une mauvaise chose », affirme Homan.

L’autre leçon retenue de cette première aventure aux essais olympiques ? Il s’agit de tout sauf un tournoi comme les autres.

« Ça représente quatre années de planification, de succès, d’échecs, de joie, de frustration et surtout plusieurs milliers de répétitions. »

Emma, cette grande amie

La vedette de l’heure en curling féminin a l’occasion de se qualifier en vue des Jeux olympiques aux côtés d’une amie d’enfance.

Miskew et elle sont nées dans un intervalle de moins de deux mois en 1989. Les deux joueuses évoluent ensemble depuis les rangs bantams à Ottawa, gagnant l’or aux Jeux du Canada, un titre national junior et une médaille d’argent aux Mondiaux juniors. « Nous avons traversé plusieurs étapes de nos vies ensemble, à part peut-être apprendre à marcher ! », lance Homan.

« Je me considère chanceuse d’avoir rencontré une personne aussi motivée, déterminée et dédiée que moi... Gagner les sélections olympiques avec Emma, mais aussi mes deux autres coéquipières, serait un rêve qui deviendrait réalité. »

Pour y arriver, les grandes copines devront écarter les huit autres équipes en lice, dont celle de la championne olympique en titre. Jennifer Jones a remporté les sélections, il y a quatre ans, puis l’or aux Jeux. La skip manitobaine a gagné ses 12 dernières parties de curling en tournoi du Grand Chelem.

Hockey mineur

La crème de la crème à Gatineau

Pour le nostalgique du tournoi international midget Kiwanis de Gatineau qui sommeille en vous, il y aura une dernière chance de baigner dans une ambiance similaire du 6 au 10 décembre prochains au Complexe Branchaud-Brière.

Pour la première fois de son histoire, le Challenge CCM midget AAA du Québec comptera 24 équipes. Il s’agira également de la dernière de quatre éditions consécutives présentées à Gatineau puisque le tournoi sera ensuite déplacé au Saguenay pour les quatre prochaines années.

« Le Challenge CCM est encore plus relevé que l’ancien tournoi Kiwanis, signale le gouverneur de l’Intrépide de Gatineau, Alain Brisson. Les équipes du Québec ont souvent été les plus compétitives du tournoi Kiwanis, mais il n’y avait que deux équipes du Québec qui participaient à cette compétition à la fin. »

À Gatineau, la semaine prochaine, les 15 formations du circuit Baillargé seront réunies au même endroit pour faire les délices des quelque 250 recruteurs de la LHJMQ et des institutions scolaires canadiennes et américaines.

Quatre équipes ont été ajoutées à la 12e édition du Challenge, ce qui porte le total d’équipes invitées à neuf : cinq des Maritimes, deux de l’Ontario, une équipe d’étoiles midget espoir du Québec et une équipe des États-Unis basée au New Jersey, les Selects Academy USA.

Il s’agit d’une formation entièrement composée de joueurs de 15 ans en provenance de partout aux États-Unis. Shayne Gostisbehere, des Flyers de Philadelphie, est notamment un ancien de cette équipe mieux connue sous le nom de South Kent Prep.

Retour de Charlie Henry

C’est l’ancien Grand Manitou des Olympiques de Gatineau, Charles Henry, qui est à l’origine de leur présence à Gatineau. D’ailleurs, il va leur servir de parrain pendant toute la compétition.

« Dans mon poste de consultant à la LHJMQ, on m’a demandé de travailler à attirer des joueurs américains chez nous. Ça fonctionne bien en Ontario et dans l’Ouest canadien. On m’a demandé d’inviter un ou deux clubs. South Kent est situé sur notre territoire. Notre objectif est de les amener ici pour les éduquer à notre ligue. Il n’est pas question de leur imposer de la pression. L’objectif est de leur montrer notre produit et ce que nous faisons. Trois joueurs qui ont grandi dans le programme de South Kent ont été repêchés dans la LNH en 2017 et trois autres en 2016. Ça pourrait être un bon marché pour la LHJMQ. »

« Cicco » derrière le banc

Charles Henry ne sera pas la seule personnalité à graviter autour d’une équipe invitée au Challenge. L’ancien homme fort de la LNH, Enrico Ciccone va diriger l’équipe d’étoiles du midget espoir. Il sera notamment épaulé par l’entraîneur gatinois Richard Leduc Jr.

Le gagnant du tournoi fort relevé obtiendra un laissez-passer au premier tour des séries éliminatoires de la LHMAAAQ. Si une équipe invitée devait l’emporter, ce qui n’est jamais arrivé encore, l’équipe finaliste du Québec obtiendrait sa passe gratuite au premier tour éliminatoire. 

Les 24 équipes du tournoi seront regroupées en six divisions. Les premiers de chaque section accéderont à la ronde éliminatoire avec les deux meilleurs deuxièmes. L’an dernier, les Estacades de Trois-Rivières avaient mis la main sur le championnat.

Tribune exceptionnelle

Pour les recruteurs, le Challenge CCM midget AAA s’avère la meilleure tribune en saison régulière pour évaluer les joueurs.

Gouverneur du Phénix du Collège Esther-Blondin et recruteur du Canadien de Montréal, Donald Audette signale qu’un joueur a beaucoup à gagner ou à perdre dans un tournoi comme celui-ci.

« C’est un tournoi exigeant qui s’apparente à celui de la Coupe Telus (championnat canadien midget AAA). Comme recruteur, tu veux mesurer la réaction des joueurs quand le niveau de jeu augmente. Certains arrivent à se surpasser dans des matches sans lendemain. D’autres s’écroulent. Il y a beaucoup d’informations à colliger dans ce genre de tournoi », dit l’ancien joueur de la LNH.

La direction de l’Intrépide n’a pas caché sa déception de perdre le tournoi au profit du Saguenay pour les quatre prochaines années, mais ce n’est que partie remise selon Alain Brisson.

« Dans quatre ans, nous aurons quatre glaces ici. Nous ne serons plus obligés de jouer à Baribeau ou Campeau. Nous reviendrons à la charge. Nous aurons les installations parfaites ! »

Boxe

Les boxeurs de Buckingham ont frappé fort

Marcellin Gaumont n’a pas perdu de temps à accrocher cette bannière au-dessus du ring du club de boxe qu’il a fondé, il y a cinq ans, en compagnie de sa conjointe Julie Bigras.

« Meilleur club », peut-on y lire. Un titre qui a été remis au club BG Buckingham lors des Gants d’argent, le week-end dernier, à Limoilou. Une compétition qui s’avère ni plus ni moins que les championnats provinciaux pour les pugilistes ayant disputé 10 combats ou moins dans les rangs amateurs.

« Normalement, ce sont de gros clubs qui reçoivent cette banderole. Il y avait 50 clubs sur place, dont certains de la région de Montréal qui existent depuis plus de 30 ans », relate Gaumont, visiblement ému.

« C’est comme si on nous avait remis un gros chèque. Nous avons un bon club. Les parents nous suivent de très près. Tout le monde travaille ensemble. Ça démontre aussi qu’il y a de beaux talents en Outaouais. De belles années s’en viennent. »

Trois produits du club BG Buckingham ont gagné l’or aux Gants d’argent.

Alexandre Gaumont a remporté ses trois combats chez les 165 livres élites, un par knock out et deux autres par knock out technique. Quant à Guillaume Lortie Bourgeois, personne n’a pu le vaincre chez les super-lourds élites.

Jean-Nicholas Henrie a aussi été déclaré champion des Gants d’argent chez les 165 livres juniors. Son adversaire en finale ne s’est jamais pointé pour le combat.

« Je trouve ça plate. Mais en même temps, Nic mérite cette médaille. Le mercredi avant la compétition, il a perdu sa 100e livre en un an et demi », souligne Gaumont, fier de la détermination du jeune homme.

« Quand il est arrivé chez nous à l’âge de 16 ans, il pesait 265 livres. Auparavant, c’est un petit gars qui était intimidé. Maintenant, il marche la tête haute. »

Frank Hamel, de la Petite-Nation, a ramené une médaille d’argent chez les 155 livres élites.

Deux autres boxeurs du club BG Buckingham ont aussi fait le voyage à Limoilou. Alexis Ledoux et Charly Dery ont participé au Combattant Ultime, une compétition présentée en parallèle des Gants d’argent et réservée aux athlètes ayant livré 20 combats et moins.

Ledoux a été déclaré champion chez les 114 livres tandis que Dery a obtenu le bronze chez les 90 livres.

Ski alpin

Cook fêtera ses 29 ans à PyeongChang

Dustin Cook a déjà été plus enthousiaste. Pourtant, un billet en vue des Jeux olympiques à PyeongChang se trouve dans ses poches depuis trois jours.

Le skieur de l’Outaouais s’est assuré sa place au sein de l’équipe canadienne en terminant en 11e place, dimanche, au super-G de Lake Louise. Il avait besoin de terminer parmi les 12 premiers lors d’une course de la Coupe du monde d’ici la fin janvier afin de satisfaire le dernier critère de sélection olympique.

« C’est sur que c’est le fun de régler cette question dès le début de la saison », a soutenu Cook au bout du fil.

Il reste que l’ancien vice-champion du monde s’en voulait encore pour sa performance à Lake Louise. « Un résultat correct, sans plus, a précisé l’éternel perfectionniste. »

« J’aurais pu terminer cinq ou six rangs plus haut au classement si ce n’avait pas été d’une petite erreur au milieu du parcours et une autre vers le bas de la piste. J’ai failli me planter à la fin. »

Cook est un brin dur envers lui-même.

« Ça reste ma meilleure performance en carrière à une première course pour entamer le calendrier. Tu ne peux pas vraiment être déçu », a-t-il fini par avouer.

L’athlète de Lac-Sainte-Marie, qui fêtera ses 29 ans lors des premiers jours des Jeux en février, en sera à sa première participation olympique. Canada Alpin ne l’avait pas sélectionné en 2014 pour les épreuves à Sotchi.

« J’étais dans le coup », a-t-il rappelé.

« Je n’avais besoin que de terminer parmi les 30 premiers à une course de la Coupe du monde cet hiver-là. La dernière place au sein de l’équipe allait soit à moi ou un de mes coéquipiers. J’avais été déçu de ne pas être choisi. Les entraîneurs avaient opté pour le gars qui skiait le mieux à l’époque », a relaté Cook.

« Je ne me suis pas apitoyé sur mon sort. »

Un an plus tard, le produit du club de ski Mont Sainte-Marie a terminé deuxième au Super-G des Mondiaux à Beaver Creek. C’est sans compter sa première victoire en carrière en Coupe du monde survenue en mars 2015 à Meribel, en France.

Dustin Cook se trouvait justement à Beaver Creek, mardi, lorsque le journaliste l’appelé. Il doit affronter l’élite internationale dans les prochains jours au Colorado. Ce sera sa première course à cet endroit depuis qu’il a remporté le titre de vice-champion du monde. Reste à voir s’il peut répéter sa performance.

« Après, c’est direction vers l’Europe. Nous aurons un camp d’entraînement et une épreuve de la Coupe du monde à Val Gardena. Je reviendrai ensuite pour passer le temps des Fêtes à la maison. »

Peu de temps après Noël, l’équipe canadienne traversera à nouveau l’océan Atlantique avant de revenir en Amérique du Nord afin de faire ses valises pour les Jeux. « Je serai peut-être de retour chez moi pour quelques heures », a souligné Cook.

Ses prochaines semaines seront justement consacrées à le préparer à gravir à nouveau le podium de la Coupe du monde.

« Me qualifier en vue des Jeux était un de mes objectifs cette saison. Mais il me reste encore beaucoup de travail. Je skie très bien en ce moment à l’entraînement. Il me reste juste à dupliquer le tout en situation de course. Si je réussis à le faire, je ne vois pas pourquoi je n’aboutirais pas sur le podium. »

Boxe

Croteau ira se battre à Toronto

Danyk Croteau n’aura pas à attendre 10 mois avant de livrer son prochain combat.

Victorieux le 25 octobre dernier au Casino du Lac-Leamy, le boxeur de Gatineau remontera dans le ring dans 21 jours à Toronto. Plus précisément le 8 décembre au Danforth Music Hall contre le mi-lourd ontarien Marco Parente.

« Je suis très content de pouvoir me rebattre si vite que ça », a dit Croteau, qui a reçu l’offre du promoteur Lee Baxter moins d’une semaine après sa victoire par knock-out contre le Mexicain Raul Correa. Le droitier de l’Outaouais montre une fiche de 3-1 en quatre sorties dans les rangs pros.

Ses deux derniers combats se sont terminés chaque fois au premier round.

Sur papier, Parente ne semble pas représenter une réelle menace. Il est toujours à la recherche d’une première victoire en carrière, ayant deux revers et une nulle à son dossier.

« Je m’attends à ce que ça soit difficile, insiste Croteau. Il (Parente) s’est battu cet autonome contre Terry Osias, qui a été champion canadien amateur chez les 178 livres. Le combat s’est rendu à la limite des quatre rounds. »

Ce qui rendra la prochaine bagarre de Croteau intéressante ?

Il retourne sur la scène de sa seule défaite chez les pros. Il s’était incliné en juillet 2016 aux mains de Mayron Vieira Zeferino par décision unanime des juges.

Croteau avait été ébranlé tôt lors du premier round.

« La première fois que je me suis battu à Toronto, ça ne s’est pas passé comme je l’avais voulu. Ça va être différent cette fois-ci. »