Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Football scolaire

Les Falcons arrachent la Coupe RSEQ Outaouais

Cette fois-ci, Michael Arruda se trouvait sur les lignes de côté. Le quart-arrière, ce n’était pas lui en finale juvénile de la Ligue de football scolaire de l’Outaouais.

L’ancien joueur étoile occupait plutôt le rôle d’entraîneur-chef recrue des Falcons de Philemon-Wright, qui ont gagné 27-19 contre les Panthères de Mont-Bleu, samedi après-midi, à Buckingham. Du même coup, les ados qu’il dirige depuis la fin de l’été ont mis la main sur la Coupe RSEQ Outaouais.

Tennis

Deuxième finale de suite pour Mélodie Collard

Et de sept pour le duo de Mélodie Collard et Leylah Annie Fernandez.

Les deux adolescentes sont demeurées invaincues chez les professionnelles quand elles ont accédé à la finale d’un deuxième tournoi Challenger de suite avec une victoire décisive en deux manches de 6-3 et 6-2 sur l’Américaine Catherine Harrison et la Thaïlandaise Peangtarn Plipuech vendredi après-midi. En finale samedi après-midi, elles affronteront le duo de l’Américaine Robin Anderson et de la Française Jessika Ponchet, quatrièmes favorites du tournoi.

«En double, Mélodie a une fiche parfaite de 7-0 chez les professionnelles! C’est complètement fou. Leylah et elle ont battu les deuxièmes favorites jeudi. Elles peuvent vraiment battre n’importe qui. Je pense que nous assistons à la naissance d’un nouveau duo pour la Fed Cup», s’est exclamé son entraîneur chez TOP, Mathieu Toupin.

La semaine dernière, le duo québécois avait remporté le Challenger de Saguenay. Une semaine plus tard, un autre titre est à sa portée. Mélodie Collard a déjà amassé 80 points de la WTA avec son premier titre à son premier tournoi professionnel. Elle est assurée d’ajouter 48 autres points en finale samedi, ce qui va la placer parmi les 450 meilleures joueuses de double au monde. Advenant une victoire, elle percerait déjà le top-400.

«Les filles ont connu un match plus difficile aujourd’hui. Le rythme du match était brisé. Hier, contre les deuxièmes favorites, elles ont joué du gros tennis. Le niveau de jeu était très élevé des deux côtés. La Néerlandaise (Bibiane Schoofs) était particulièrement forte avec des mains très agiles. Elle ne manquait rien, mais nous avons quand même gagné 10-7 dans le super bris d’égalité. C’est sûr que les filles peuvent gagner un deuxième tournoi», a ajouté Toupin.

Collard et Fernandez sont les seules canadiennes encore en vie dans le Challenger Tevlin de Toronto, autant en simple qu’en double.

Sports de combat

Retour du «Iceman»... pour une soirée

Le « Iceman » remonte dans l’arène à l’âge de 64 ans, un quart de siècle après avoir livré son dernier combat à Verdun.

Ancien champion du monde chez les pros à 23 reprises, Jean-Yves Thériault échangera des coups avec un adversaire qu’il connaît bien. Plus précisément son protégé et actuel champion du monde chez les amateurs, Benoit Ladouceur.

Soccer

Le FC Gatineau quitte la PLSQ

L’aventure du FC Gatineau en Première Ligue de soccer du Québec (PLSQ) prend fin après sept saisons, a appris Le Droit.

L’équipe semi-professionnelle masculine a fait savoir au circuit qu’elle ne foulera pas le terrain en 2020. Elle garde toutefois la porte à un éventuel retour dès 2021.

Une information confirmée par le directeur technique du FC Gatineau, Antony Ramel, qui assurait aussi l’intérimaire au poste d’entraîneur-chef. « Nous avons annoncé notre décision à la Fédération de soccer du Québec vendredi. Nous l’avons aussi annoncé en même temps aux joueurs », a-t-il relaté.

Le club ne se retire pas uniquement de la PLSQ, mais aussi de la ligue réserve. Les raisons seraient purement financières.

« Ce n’est aucunement relié au fait de ne pas avoir gagné un match cette saison. Cela n’est jamais entré en considération dans la prise de décision », a tenu à préciser Ramel.

« Nous avons appris au début octobre qu’il y aurait des modifications financières à la ligue. Les frais d’inscriptions augmentent légèrement et il y a maintenant interdiction de faire payer nos joueurs, a relaté Ramel. Ça nous amènerait à un déficit tout proche de 50 000 $ en 2020. »

Le conseil d’administration du FC Gatineau ne voulait pas refiler la facture à ses autres membres, principalement les joueurs de ses échelons inférieurs du soccer mineur.

« Nous sommes tristes, car nous croyons dans la PLSQ pour le développement de nos joueurs. Mais à un moment, il faut arrêter. Nous vivons déjà très sobrement dans la PLSQ. Nous avons probablement le plus petit budget. Nous n’avions pas de dépenses exagérées. Malgré cela, nous aurions déjà eu un déficit. »

Avant les nouvelles dépenses ajoutées à la dernière minute par le circuit, le FC Gatineau prévoyait un déficit d’environ 20 000 $ en vue de la prochaine saison. En 2019, ses 20 joueurs de l’équipe première déboursaient chacun 250 $ afin d’enfiler le maillot. La vingtaine de membres de la formation réserve, elle, avait des frais individuels de 695 $.

« C’est important que les gens sachent pourquoi nous n’allons pas jouer dans la PLSQ. Nous comprenons qu’il y a déception », a dit Antony Ramel.

« Nous devons être responsables. C’est difficile de faire venir des gens au stade et d’avoir des commanditaires. Les dépenses augmentent pendant que nos revenus baissent. »

En coulisses, on dit que le FC Gatineau ne serait pas le seul club de la PLSQ ayant fait l’impasse sur la saison 2020. Le FC Gatineau avait connu sa part de succès dans la Première Ligue de soccer du Québec depuis sa naissance. Il avait participé à la finale de la Coupe PLSQ pour une quatrième fois en cinq ans en 2018.

Le départ de plusieurs joueurs a forcé la direction à emprunter un virage jeunesse lors de la dernière saison. L’équipe outaouaise a terminé au dernier rang avec une fiche de deux nulles et 14 défaites en 16 sorties, marquant seulement 12 fois en plus d’accorder 47 buts. 

Le FC Gatineau évoluera l’été prochain dans la division senior masculine de la « Ottawa Carleton Soccer League » (OCSL). Une équipe féminine joue déjà dans ce circuit.

Tennis

Mélodie Collard gagne un premier tournoi professionnel

Dans ses rêves les plus fous, Mélodie Collard s’imaginait championne d’un tournoi de tennis professionnel.

La Gatinoise âgée de 16 ans n’avait jamais osé croire que ce rêve se concrétiserait aussi rapidement ! Elle a réussi l’exploit dès son premier essai en double dans un tournoi de l’ITF.

Samedi soir, Collard et sa partenaire lavalloise Leylah Annie Fernandez (17 ans) ont remporté la finale du Challenger de Saguenay en deux manches de 7-6 (3) et 6-2. Les adolescentes ont ainsi renversé les favorites du tournoi, la Britannique Samantha Murray et Néerlandaise Bibianne Schoofs, respectivement âgées de 32 et 31 ans.

« Je suis surprise et fière ! Je suis contente que ça arrive aussi vite parce que je vois que je peux compétitionner avec les professionnelles. C’était la première fois que je participais au tableau principal d’un tournoi professionnel. J’ai toujours su que j’avais un bon niveau en double, mais contre des pros, je ne savais pas comment ça allait se passer. Les filles de l’autre côté avaient le double de notre âge ! Je suis vraiment contente de mon tournoi en général », a-t-elle raconté au Droit sur le chemin du retour dimanche.

Quand Mélodie Collard dit « en général », elle fait allusion à sa première victoire acquise en simple. Au deuxième tour, contre Leylah Annie Fernandez justement, elle s’est inclinée en deux manches de 6-4 et 6-3. Cet été, Fernandez avait été sacrée championne du Challenger de Gatineau. Elle a aussi percé le top-250 mondial.

« Je viens de gagner un titre en double. Mon prochain objectif sera de le faire en simple. C’est vraiment l'fun parce que j’ai vu que je n’étais pas loin. Contre Leylah, c’était vraiment serré. Ça s’est joué sur deux parties où j’ai perdu mon service. »

Dans la finale du double samedi, Collard s’est même montrée surprise de pouvoir gagner sans être obligée de jouer son meilleur tennis.

« La première manche a été notre moins bonne de la semaine. Pas que c’était si mauvais, mais nous ne jouions pas à notre meilleur niveau. Quand nous avons gagné 7-6, je me suis tournée vers Leylah pour lui demander si nous venions vraiment de gagner la première manche. Elle m’a répondu que ça avait bien l’air de ça ! Nous avons donc pris confiance. Dans la deuxième manche, nous avons marqué plus de points dans des moments clés. »

En 2019, elle a fait passer son entraîneur Mathieu Touprin par toute la gamme des émotions. Mélodie a gagné ses deux premiers tournois chez les juniors en plus de participer à Roland-Garros et à l’Omnium des États-Unis. Samedi, il a été témoin d’une autre étape de la fabuleuse ascension de sa protégée.

« Ce triomphe, je ne l’ai pas vu venir. Mélodie a devancé notre plan de match ! C’est la première fois qu’elle le fait. J’ai le sentiment qu’elle vient de passer à un autre niveau. Il vient d’y avoir un déclic. Elle a compris bien des choses que nous lui avons enseignées avec des essais et des erreurs. »

À sa première présence dans le tableau principal d’un tournoi professionnel, Collard va donc empocher 80 points de la WTA en double. Elle va aussi partager la bourse de 3344 $ US remise aux championnes avec Leylah Annie Fernandez. En comptant sa victoire au premier tour en simple, Mélodie Collard aura mis la main sur 2607 $ US à son premier tournoi professionnel.

Dès lundi matin, elle se transportera à Toronto pour participer à un deuxième tournoi de suite. On vient de lui remettre un laissez-passer dans le tableau principal en simple dans la Ville-Reine. Elle sera à nouveau jumelée à Leylah Fernandez en double dans cet autre tournoi doté d’une bourse globale de 60 000 $ US. À titre comparatif, le Challenger de Gatineau versait une bourse totale de 25 000 $ US.

Tennis

«L'immobilisme» de Gatineau nuirait à Mélodie Collard, selon son entraîneur

Loin de chez elle, mais au royaume de ses grands-parents, Mélodie Collard a reçu l’accueil d’une reine cette semaine au Saguenay.

Parce que le « sang bleuet » de son père Denis coule dans ses veines, la Gatinoise de 16 ans a d’abord procédé à la mise en jeu protocolaire du match des Saguenéens de Chicoutimi vendredi dernier. Saguenéenne d’adoption, elle a contribué à remplir les estrades et les loges du Challenger de Saguenay où elle a goûté à sa première victoire professionnelle en simple tout en signant ses deux premières victoires en double avec sa partenaire Leylah Annie Fernandez.

Football universitaire

Les Gee Gees veulent l’élan victorieux avant les séries

L’équipe de football des Gee Gees a livré une performance convaincante le week-end pour l’emporter 54-26 contre les Lancers de l’Université Windsor. Le Gris et Grenat veut maintenant garder cet élan samedi contre les Mustangs de l’Université Western, la dernière partie avant le début des séries éliminatoires.

La partie contre Windsor aurait facilement pu être échappée, rappelle le secondeur de cinquième année Thomas Carrier. C’est que le week-end précédent, les Gee Gees jouaient l’émotif match Panda devant une immense foule à la Place TD.

Football universitaire

Les Ravens et les Gee Gees gagnent

Les Ravens ne sont pas morts!

L’équipe de football de l’université Carleton est parfaitement consciente qu’il ne sera pas facile de gagner une place dans le tournoi éliminatoire de la Coupe Vanier.

Pour ce faire, ils devaient causer une surprise, vendredi après-midi, en l’emportant contre la septième meilleure équipe au pays. Mission accomplie!

Dans leur dernier match à domicile de la saison régulière, ils ont eu raison des puissants Marauders de McMaster, 35-30.

Ça n’a pas été facile.

Les Maraudeurs ont refusé de baisser les bras. Ils ont inscrit pas moins de 17 points dans le quatrième quart.

Cédric Lavigne, un demi défensif de première année, a réussi une interception dans la dernière minute de jeu pour étouffer la menace.

Avec leur fiche de 3-4, les Ravens sont condamnés à gagner. Ils devront vaincre les Golden Hawks de Laurier, vendredi prochain, pour survivre.

Leurs grands rivaux n’auront pas autant de pression. Les Gee Gees d’Ottawa se sont qualifiés pour la deuxième saison, vendredi soir. Ils ont écrasé les Lancers de Windsor, 54-26, devant leurs partisans.

Leur fiche est désormais de 5-2 en 2019.

Patinage artistique

Fée Ann Landry, un talent olympique sur patins

En Outaouais, tout le monde qui s’intéresse au hockey connaît le coach des Olympiques de Gatineau.

Ce que les gens de la région ne savent peut-être pas encore, c’est que la fille d’Éric Landry possède aussi un talent olympique. Âgée de 14 ans, Fée Ann Landry sera l’une des têtes d’affiche des Championnats de patinage artistique du Québec au Complexe Branchaud-Brière (CBB) du 1er au 3 novembre prochain. La compétition va réunir quelque 300 athlètes.

Football universitaire

Quatre touchés coulent les Ravens

Les Ravens de l’université Carleton ont bien débuté le match, samedi. Ils l’ont bien fini, aussi. Une petite séquence plus difficile, au milieu, leur a fait très mal. Ils ont donc subi un revers de 34-24 face aux Warriors de Waterloo, devant leurs partisans, au MNP Park.

Dommage.

Les Ravens menaient par 10 points au terme du premier quart. C’est alors qu’ils ont alloué quatre touchés consécutifs aux visiteurs. Quatre touchés par la voie des airs.

Le quart-arrière de Waterloo, le vétéran de troisième année Tre Ford, s’est offert en spectacle. Trois des passes de touché ont été captées par un autre joueur de troisième année, le receveur Gordon Lam.

Waterloo a également eu son héros en défensive. Le secondeur Michael Reid a réalisé pas moins de 13 plaqués dans ce match. Les Ravens présentent maintenant une fiche de 1-3 après quatre parties.

Leurs rivaux d’Ottawa, les Gee Gees, ont plus de succès. Sur la route, ils ont écrasé les Lions de York, 46-12, samedi. Le porteur de ballon Jordan Burgher a profité de cette rencontre pour inscrire ses trois premiers touchés dans le football universitaire canadien.

Football universitaire

Gee Gees: vingt-deux points au quatrième quart!

Une remontée tout simplement spectaculaire ! Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa tiraient de l’arrière par 16 points, au début du quatrième quart.

Ils ont été obligés de se battre avec l’énergie du désespoir pendant les 15 dernières minutes de jeu. Ils ont inscrit pas moins de 22 points au quatrième quart pour vaincre les Golden Hawks de Wilfrid Laurier, 25-22, samedi après-midi.

Il s’agissait de la deuxième victoire des Gee Gees devant leurs partisans en autant de semaines. Dans ce quatrième quart, un peu tout le monde a mis la main à la pâte.

Le demi défensif Rashad Spooner a marqué un touché en récupérant un ballon dans la zone des buts adverse, à la suite d’un botté de dégagement.

Plus tard, le rapide Kalem Beaver a ramené un botté de dégagement sur 48 verges pour inscrire un autre majeur.

Les rivaux des Gee Gees, les Ravens de Carleton, ont eu moins de chance. Ils ont subi un revers de 40-23, sur la route, contre les Mustangs de Western.

Contrairement aux Gee Gees, ils n’ont pas été capables de se remettre d’un mauvais départ.

Les Mustangs ont inscrit les 19 premiers points de la partie.

Football universitaire

Première victoire pour les Gee Gees

Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa ont brisé la glace, samedi. Ils ont profité de leur match d’ouverture à domicile pour aller chercher leur première victoire de la saison. Ils ont vaincu les Gaels de Queen’s 44-27.

Rien ne laissait présager un tel écart, durant une première demie âprement disputée.

Les Gee Gees ont explosé au retour de la pause, inscrivant pas moins de quatre majeurs dans la deuxième demie.

Le quart-arrière Ben Maracle a lancé trois passes de touché dans ce match. Il a également été victime de trois interceptions. Le demi défensif Mike Miller, qui est originaire d’Ottawa, a joué le match de sa jeune carrière, réalisant huit plaqués en solo.

Les Gee Gees auront l’opportunité d’offrir une deuxième victoire à leurs fans, la fin de semaine prochaine, puisqu’ils accueilleront les Golden Hawks de Laurier.

Sport régional

Un ancien triathlonien à la tête de Courez Ottawa

Courez Ottawa a trouvé son nouveau directeur général, confirmant mardi l’embauche d’Ian Fraser.

Ce natif de la capitale nationale est un entrepreneur local et surtout un ancien triathlonien professionnel. Diplômé de l’université Carleton, il a déjà été propriétaire et partenaire de Somersault Events, Human Power Performance et Cyclelogik.

Football universitaire

Une défensive prête chez les Gee Gees

Dix des 12 partants de leur défensive dominante sont de retour pour une autre saison. On comprend mieux pourquoi les Gee Gees d’Ottawa sont classés neuvièmes favoris au pays à la veille de leur premier match régulier de 2019.

L’équipe de football universitaire se rendra à Hamilton dans les prochaines heures où elle affrontera dimanche les Marauders de McMaster. Elle tentera d’améliorer son rendement de l’an dernier.

Football

Football universitaire: Carleton misera sur les frères Iloki

Un entamera sa dernière saison chez les Ravens de Carleton ce dimanche à Kingston, l’autre effectuera ses premiers pas au sein de la même équipe de football universitaire.

Faites la connaissance des frères franco-ontariens Phil et Honoreal Iloki. Le plus vieux aura bientôt 22 ans, l’autre a fêté ses 19 ans. Ils évoluent tous deux à la position de receveur.

Hockey junior

Un camp atypique pour diabétique à Ottawa

Depuis le début de la semaine, il y a un camp de hockey pas comme les autres qui se déroule au Sensplex de Gloucester.

Quatre-vingt-cinq hockeyeurs et hockeyeuses de toutes les provinces canadiennes et même des États-Unis sont réunis à Ottawa pour assouvir leur passion pour leur sport, mais aussi pour partager une expérience unique. Ils vivent tous quotidiennement avec le diabète de type-1.

Triathlon

Alexis Lepage contraint à l’abandon à la Super League Triathlon d’Ottawa

C’est sans la présence du triathlonien gatinois Alexis Lepage que se déroulait la course à l’élimination de la Super League Triathlon d’Ottawa, dimanche, au parc Lansdowne.

Lepage a été contraint à l’abandon, samedi après-midi, lors des qualifications de l’épreuve qui se déroulait pour la première fois dans la capitale nationale.

Alors qu’il s’échangeait la première et la deuxième position avec son homologue canadien Aiden Longcroft-Harris pendant la première moitié de la course, Lepage a joué de malchance lorsqu’est venu le moment de faire la transition entre la natation et le vélo.

« Quand je suis sorti pour embarquer sur mon vélo dans la zone de transition, il y a un autre athlète qui a pris le vélo en même temps et lorsqu’il a reculé, je suis entré en collision avec lui et je suis tombé sur mon vélo, explique-t-il visiblement déçu des événements. Disons que j’étais vraiment découragé et quand je me suis levé, j’ai vu que mon vélo était endommagé et que je ne pouvais pas vraiment continuer la course donc ça m’a forcé à abandonner. »


Tennis

Abanda reprendra sa raquette à Gatineau

Déjà choyé par la présence de Vasek Pospisil dans le tableau masculin, le Challenger Banque Nationale de Gatineau va encore une fois profiter du retour à la santé d’un autre gros nom du tennis canadien.

Tenue à l’écart du jeu depuis le début du mois de mars, Françoise Abanda a choisi le tournoi gatinois pour effectuer son retour à la compétition la semaine prochaine. Mercredi avant-midi, la Québécoise de 22 ans a confirmé sa présence au parc de l’île. Finaliste du tournoi en 2014 à l’âge de 17 ans, Abanda a momentanément été la meilleure joueuse canadienne au classement mondial en 2017 alors qu’elle occupait le 111e rang.

Tennis

Pause nécessaire pour Mélodie Collard [VIDÉO]

Au rythme où elle a engrangé les points sur le circuit international junior en 2019, Mélodie Collard avait hâte de mesurer sa progression contre des professionnelles au Challenger de Gatineau la semaine prochaine.

Une blessure au poignet gauche va toutefois lui faire rater le tournoi qui se déroulera dans sa cour. Sa récente participation à Roland-Garros lui aura au moins permis de constater qu’il était temps de guérir une blessure qu’elle traînait depuis trop longtemps.

Tennis

Challenger: Vasek Pospisil sera du tournoi

Après avoir contribué au développement des jeunes loups canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Bianca Andreescu qui font maintenant leur marque au plus haut niveau du tennis professionnel, le Challenger Banque Nationale de Gatineau pourrait servir de tremplin au retour en force d’un vieux renard, Vasek Pospisil.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi matin au parc de l’Île, site du tournoi doté qui aura lieu du 15 au 21 juillet, Tennis Canada a confirmé la présence de l’athlète de 29 ans originaire de Vancouver. Le vétéran du circuit de l’ATP vient tout juste de revenir au jeu après une absence de neuf mois pour soigner une blessure au dos, s’inclinant contre Auger-Aliassime au premier tour du prestigieux tournoi de Wimbledon.

Sport régional

Gala Excellence Outaouais: l’année des coureurs

Une cycliste. Deux fondeurs. Trois triathloniens. Décidément, les spécialistes des épreuves d’endurance ont volé la vedette, jeudi, lors du troisième Gala Excellence Outaouais.

Ariane Bonhomme, spécialiste du cyclisme sur piste, a remporté le titre très convoité d’athlète internationale féminine de l’année. C’était mérité. En plus de sa quatrième position à la poursuite par équipe lors des derniers championnats mondiaux, elle a grimpé deux fois sur le podium, sur le circuit de la Coupe du monde.

Cyclisme

Place au Grand Prix cycliste de Gatineau

Ariane Bonhomme ne sait pas trop à quoi s’attendre de sa sixième participation en carrière au Grand Prix cycliste de Gatineau.

La favorite locale a passé la majeure partie de l’année 2019 loin de la route. Elle a surtout pédalé sur piste, participant notamment aux championnats du monde en mars à Apeldoorn, aux Pays-Bas. Ses coéquipières et elle de la formation canadienne avaient pris le quatrième rang à la poursuite par équipe.

« La deuxième année de suite qu’on arrivait quatrième. C’était décevant car notre course valait plus que ça », a relaté l’athlète gatinoise âgée de 24 ans.

Il y a eu aussi une épreuve de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande de même qu’un camp d’entraînement en Arizona. Bonhomme est revenue vendredi dernier de Hamilton où elle s’entraîne à temps plein au vélodrome ayant servi aux Jeux panaméricains.

« Ça faisait un mois et demi que j’étais partie. Je reviens à la maison pour le Grand Prix cycliste de Gatineau. Puis ça tombe bien, car le critérium de la rue Preston a lieu la semaine suivante. Je vais rester dans la région jusqu’aux championnats canadiens à la fin du mois. »

Bonhomme prendra le départ jeudi soir de l’épreuve sur route de 104,4 km présentée sur le boulevard des Allumettières et la promenade du parc de la Gatineau. Vendredi, elle participera à la Chrono Gatineau, un contre-la-montre de 17,3 km.

Ces deux courses possèdent la sanction 1,1 de l’Union cycliste internationale (UCI). « Je ne sais pas où je vais me situer dans le peloton. Mais j’ai bien hâte de me comparer aux autres, a-t-elle dit.

«Depuis un certain temps, j’ai essayé de me spécialiser sur piste afin de me qualifier en vue des Jeux olympiques.»

Tokyo 2020 se trouve dans sa mire. Les sélections auront lieu entre septembre et février. Il y a aura des étapes de la Coupe du monde de même que les Mondiaux, tôt, l’an prochain.

Bonhomme est bien positionnée, ayant participé à tous les gros rendez-vous sur piste depuis deux ans. «Je le pense, mais c’est sûr qu’il n’y a rien de gagné en ce moment», a-t-elle avoué.

Surtout qu’une cycliste qui a représenté le Canada en 2016 à Rio, Jasmin Glaesser, sortira de la retraite cet automne pour tenter sa chance. Ajoutez à cela que l’équipe nationale féminine a changé d’entraîneur.

À Gatineau, Ariane Bonhomme roulera sous les couleurs de l’équipe Cyclery Racing qui réunira certaines de ses coéquipières de l’équipe canadienne sur piste.

Ce sont 13 formations qui ont délégué des cyclistes en Outaouais en vue de ces deux épreuves internationales féminines sur route.

Équipe Canada a retenu six athlètes, dont la jeune Simone Boilard. L’équipe américaine Tibco — Silicon Valley Bank sera à surveiller tout comme la formation professionnelle russe Cogeas-Mettler qui mise sur des femmes de six nationalités différentes.

Dans le lot, on retrouve l’Olympienne Edwige Pitel, qui a fêté ses 52 ans mardi. Elle a gagné le titre de championne de France à plusieurs reprises durant sa carrière, étant une des rivales de Jeannie Longo au début des années 2000.

Tennis

Roland-Garros: Mélodie Collard, à une balle d’une victoire

Mélodie Collard a beau avoir été dominante sur le circuit international junior en 2019, rien ne pouvait la préparer à l’amplitude d’un premier match dans un tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros.

Face à une adversaire qu’elle avait déjà vaincue facilement en finale d’un tournoi à Burlington en avril, la Gatinoise de 15 ans n’a pas remporté un seul jeu de la première manche sur la terre battue française jeudi. Le trac passé, elle a repris ses esprits pour remporter la deuxième manche 6-2. Elle était même rendue à un seul point de remporter la troisième manche pour accéder au deuxième tour des qualifications. Elle menait 6-5 avec une balle de match, mais son opposante, l’Argentine Ana Geller, a sauvé sa peau en forçant la tenue d’un bris d’égalité.

À LIRE AUSSI: De Luskville à Roland-Garros

Collard a pris l’avance 2-0 dans celui-ci, mais Geller est à nouveau revenue de l’arrière pour prendre les commandes du bris 6-3. Collard s’est bagarrée, en sauvant notamment trois balles de matches, mais Geller a fini par s’imposer en trois manches de 6-0, 2-6, 7-6 (8-6).

« Mélodie a eu des difficultés en première manche parce qu’elle ne savait pas jusqu’où elle pouvait pousser sans aggraver sa blessure subie la veille en Belgique. La surface était aussi plus sèche et plus rapide qu’à ses derniers tournois en Belgique et en Italie. Ça l’a pris par surprise. Elle frappait court, ce qui me laisse penser qu’elle était tendue. Malgré ses succès cette saison et toute l’expérience acquise, la grandeur de l’événement de Roland-Garros l’a rendue nerveuse. C’est une expérience de plus pour elle », a expliqué son entraîneur Mathieu Toupin, en direct de Paris.

Celui-ci dit avoir revu sa joueuse agressive dans la deuxième manche remportée 6-2.

« Elle doit apprendre à accepter la douleur sans se frustrer ou se décourager. C’est un élément important de son apprentissage. En deuxième manche, elle a lâché son jeu, ce qui a déstabilisé son adversaire. Puis, elle a à nouveau ralenti la cadence à 1-0 dans la troisième manche. Elle a eu toutes les chances de gagner le match, mais je ne l’ai pas sentie convaincue. À la fin, c’est ce qui lui a coûté le match. Son adversaire voulait sa revanche et elle a bien joué », a poursuivi Toupin.

Geller, 17 ans, en était à sa quatrième participation dans un tournoi du Grand Chelem, dont une deuxième à Roland-Garros.

Toupin a aussi avoué que sa protégée était très déçue du résultat. Peu habituée à subir deux revers de suite, tout allait si bien pour elle avant sa blessure dans un match à Charleroi mercredi.

« Elle avait besoin d’une autre victoire à Charleroi pour avoir un accès direct au tableau principal à Roland-Garros. Elle a perdu ce match en raison de sa blessure et là, elle perd au premier tour des qualifications. C’est dur à accepter pour elle, mais elle ne doit pas oublier qu’elle était classée 80e au monde avant notre départ de Gatineau. Elle occupe maintenant le 46e rang mondial. »

Tournoi pas terminé

Il y avait quand même une bonne nouvelle pour la Gatinoise après sa défaite. Son tournoi à Roland-Garros devrait se poursuivre en double. Elle pourrait même jouer avec Leylah Fernandez. La Canadienne est septième au monde.

« Nous restons ici en attendant d’avoir de bonnes nouvelles à vous communiquer sous peu. Mélodie va voir un médecin vendredi. Elle passera chez le physiothérapeute. Elle sera au repos. Le simple n’a pas fonctionné, mais pourquoi pas un titre en double ?! On espère que son corps va bien réagir et qu’elle sera apte à jouer ce week-end. »

Combat

Isaac Blais fait plaisir à ses partisans au TKO de Gatineau

Les artistes martiaux mixtes de Gatineau et Ottawa ont en général bien profité de l’avantage de la glace vendredi soir au Centre Robert-Guertin.

Dans l’octogone aménagé au domicile des Olympiques pour la carte de TKO 48 lors ce retour en sol outaouais après une absence de 17 ans, le Gatinois Isaac Blais a particulièrement soulevé la foule d’environ 2100 amateurs présents pour l’occasion en remportant de façon décisive son combat contre le Québécois Pierre-Olivier Bouffard. 

Ce dernier s’est avoué vaincu par soumission dès le premier round lorsqu’une droite au menton lui a fait perdre l’équilibre, après quoi Blais lui a appliqué la manœuvre du « Rear Naked Choke ».

Pour Blais, un espoir chez les 135 livres âgé de 22 ans, il s’agissait seulement d’un deuxième combat chez les professionnels, tout comme pour son adversaire d’ailleurs. Ils l’avaient tous deux remporté à leurs premières sorties dans l’organisation TKO.

« Ça s’est passé comme je voulais, une soumission au premier round, comme lors de mon premier combat, et je ne me suis pas trop fait “bûcher”, c’est ça qu’on veut », a-t-il raconté au Droit après coup.

Blais a apprécié que le promoteur Stéphane Patry lui offre ce combat au milieu de la carte principale, devant les siens. « Il a fondé beaucoup d’espoir sur moi et je pense que j’ai bien répondu à l’appel. J’ai montré un peu ce que je suis capable de faire dans la cage, où je suis de plus en plus à l’aise. J’ai encore beaucoup à apprendre et à améliorer, je suis encore jeune. Mais je suis content d’avoir offert une telle performance devant mes parents et amis, tous les gens qui m’appuient dans mon rêve d’atteindre le UFC », a-t-il ajouté.

Avant lui sur la carte principale, le Gatinois Cédric Mongeon s’est incliné par décision unanime des juges contre Alex O’Neil d’Ottawa, qui portait sa fiche à 4-0.

Par la suite, dans le premier combat de championnat de la soirée chez les poids mouche, la Québécoise Jade Masson-Wong s’est inclinée par soumission au troisième round devant l’Allemande Mandy Böhm, encaissant un premier revers après trois victoires tandis que Böhm demeurait invaincue.

« J’ai beaucoup de respect pour elle (Masson-Wong), elle a livré un très bon combat alors que c’est un grand pas dans la bonne direction pour moi », a dit Böhm en entrevue dans la cage.

Le dernier combat de championnat, opposant le Brésilien Roggers Sousa au Français Ciryl Gane chez les poids lourds, a été présenté après notre heure de tombée. Auparavant, le Français Taylor Lapilus a soutiré la ceinture chez les poids coqs à l’Américain Nate Maness par TKO au troisième round.

Pendant les préliminaires, les Gatinois Nicolas Pedneault (arrêt de l’arbitre contre Mattia Fonda), Vincent Houle (arrêt de l’arbitre contre Curtis Richard) et Serge Dancos (arrêt de l’arbitre contre Alexandre Gomes) l’ont emporté coup sur coup, alors que Guillaume Poulin (soumission contre Yann Jacolin) et Mathieu Charette (décision unanime des juges contre Bradley Sullivan) se sont inclinés.

Notons que dans l’autre combat féminin de la soirée, la Montréalaise Corinne Laframboise a perdu par soumission contre son adversaire Jamey-Lyn North, de Vancouver, tandis que Mateo Vogel, d’Ottawa a été disqualifié de son combat contre Xavier Alaoui parce qu’il a porté plusieurs coups de genou illégaux.

+

Gymnastique

Zakutney veut briller devant les siens aux championnats canadiens de gymnastique artistique

Son retour à la maison s’avère fort attendu. Son visage se retrouve notamment sur les affiches promotionnelles des championnats canadiens de gymnastique artistique qui se déroulent depuis jeudi à l’université Carleton.

Samuel Zakutney fait partie des favoris en vue des épreuves seniors chez les hommes qui auront lieu samedi et dimanche. « Je pense avoir de bonnes chances de remporter quelques médailles au concours par appareil, notamment aux barres parallèles et à la barre fixe », affirme le Franco-Ontarien d’Ottawa, qui étudie depuis trois ans en génie biomédical et en génie mécanique aux États-Unis.

Course à pied

Les Québécois moins nombreux à la Fin de semaine des courses d'Ottawa

Avec les inscriptions de dernière minute, on estime que 33 000 personnes prendront part aux différentes épreuves de la Fin de semaine des courses.

On est assez loin des sommets établis il y a quelques années.

En 2015, 49 439 coureurs et coureuses étaient inscrits.

La course à pied était alors très en vogue.

« La fièvre a peut-être baissé un peu », constate le directeur de courses, John Halvorsen.

« Nous avons le luxe de savoir d’où viennent nos clients, puisque tous les participants doivent fournir leur adresse au moment de l’inscription. Nous pouvons voir d’où proviennent les fluctuations. Nous constatons que la plus forte baisse provient du marché québécois », de révéler l’homme qui vit lui-même sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais, à Chelsea.

À LIRE AUSSI

L’histoire pourrait se répéter au Marathon d’Ottawa

Une ancienne skieuse olympique sur le fil de départ du Marathon d'Ottawa

Marathon d'Ottawa: belle rivalité entre Marocains et Kényans

L’explosion du nombre d’événements de course à pied un peu partout en province – à Montréal et à Québec, en particulier – expliquerait en partie cette tendance.

Les organisateurs de la Fin de semaine des courses sont quand même satisfaits de la participation.

« Lors de l’année où nous avons attiré 49 000 personnes, nous avons peut-être atteint un point de rupture, en ce qui a trait à la capacité d’accueil des hôtels de la région. Nous avons reçu des tas de courriels de participants qui n’étaient pas capables de se trouver une chambre », raconte-t-il.

M. Halvorsen, qui s’apprête à quitter le poste qu’il a occupé pendant deux décennies. Il est plutôt fier de l’événement qu’il a vu grandir et gagner en importance.

« Nous avions l’opportunité de construire un événement bien spécial. Nous avons mis les efforts nécessaires et nous avons réussi. »

« J’aimerais qu’Ottawa soit plus reconnue, internationalement. Nous avons un léger problème de visibilité. Il y a du travail à faire. »

Course à pied

Fin de semaine des courses: belle rivalité entre Marocains et Kényans

Ottawa est magnifique à la fin du mois de mai. Abderrahmane Kachir est en train de le découvrir.

Étoile montante de l’athlétisme au Maroc, Kachir a brillé jusqu’à maintenant sur la scène nationale. Il n’avait encore jamais eu la chance de sortir du pays du couchant lointain pour participer à un grand événement de course à pied.

Le jeune homme de 26 ans a traversé l’océan Atlantique pour participer à la Fin de semaine des courses. On le trouvera samedi soir au départ du 10 km d’Ottawa, la deuxième épreuve la prestigieuse du week-end.

On doit quand même le prendre au sérieux. Il a déjà franchi cette distance en 27 minutes et 50 secondes. C’était en septembre 2018, au Rahal Memorial 10 km International de Casablanca.

S’il parvient à courir aussi rapidement, sur le bitume de la capitale, il figurera parmi les favoris pour l’emporter.

« On m’a beaucoup parlé d’Ottawa, la capitale du Canada », a-t-il déclaré, vendredi midi, avec l’aide d’un interprète.

« Mohammed Ziani est un de mes plus grands amis. C’est lui qui m’a conseillé de venir ici. Il m’a dit que c’est une des plus belles courses du monde », a-t-il ajouté.

À LIRE AUSSI

L’histoire pourrait se répéter au Marathon d’Ottawa

Une ancienne skieuse olympique sur le fil de départ du Marathon d'Ottawa

Les Québécois moins nombreux à la Fin de semaine des courses

Ziani est déjà passé par là. Il a lui aussi vécu son baptême international au Canada.

Il a remporté le 10 km d’Ottawa, dans la canicule de 2016, avec un chrono de 28 minutes, 36 secondes.

Il est revenu pour défendre son titre, l’an dernier. Il a terminé l’épreuve au quatrième rang.

Il est toutefois difficile d’évaluer son potentiel, à l’heure actuelle, puisqu’il essaie d’orienter sa carrière vers les marathons.

Son copain Kachir a les mêmes visées, à long terme.

« Il veut devenir marathonien. Il veut participer aux grands événements, comme les Jeux olympiques de Tokyo, en 2020 », fait savoir son interprète.

En attendant, il aimerait bien faire la barbe à ses compatriotes, ce week-end à Ottawa.

« Battre Ziani ? Pourquoi pas », a-t-il dit en souriant, vendredi.

Des coureurs du Kenya seront, encore une fois, à surveiller chez les hommes, lors de cette course qui porte le Label d’or de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF). Avec son record personnel de 28 minutes et 26 secondes, un dénommé Moses Kibet sera à prendre très au sérieux.

Le gagnant empochera une bourse de 5000 $. Les deux coureurs qui l’accompagneront sur le podium obtiendront, respectivement, 4000 et 3000 $.

Les dames

Encore une fois, cette année, le 10 km d’Ottawa fera office de championnat canadien sur route.

Détentrice du record canadien sur 10 000 mètres, avec un chrono de 31 minutes et 41 secondes, Natasha Wodak est largement favorite, chez les dames.

L’athlète qui vient d’obtenir une cinquième position aux Jeux du Commonwealth a l’air de croire en ses chances. « J’ai 37 ans, mais je suis convaincue qu’il me reste encore quelques belles années », assure-t-elle.

Des coureuses marocaines et kényanes seront figurent aussi parmi les favorites.

Peres Jepchirchir, du Kenya, a remporté le 10 km d’Ottawa en 2016. Ce fut pour elle un tremplin vers d’autres succès. Elle a fracassé en 2017 le record mondial féminin du demi-marathon. Aux Émirats arabes unis, elle a franchi 21,1 km en 65 minutes et six secondes.

Course à pied

Une ancienne skieuse olympique sur le fil de départ du Marathon d'Ottawa

Manny Rodrigues s’occupe du volet élite du Marathon d’Ottawa Banque Scotia depuis deux décennies. Il connaît les coureurs.

Une athlète francophone l’intrigue chez les femmes à la veille de la 45e édition. Son nom ? Anne-Marie Comeau.

La même qui a participé aux Jeux olympiques en ski de fond l’an dernier à PyeongChang.

« Elle vient de gagner un demi-marathon à Montréal en 1 h 14 min 6 s, a souligné Rodrigues. Elle pourrait finir parmi les trois premières Canadiennes chez nous. »

Il s’agira du premier marathon en carrière de Comeau, qui fêtera ses 23 ans la semaine prochaine. « C’est un peu l’inconnu », a avoué l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges.

« Mais je vais me faire confiance en tant qu’athlète. J’ai de l’expérience en courses de longues distances en ski de fond. Je vais aller à mon rythme. Si je peux courir avec certaines personnes... On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

À LIRE AUSSI

L’histoire pourrait se répéter au Marathon d’Ottawa

Marathon d'Ottawa: belle rivalité entre Marocains et Kényans

Les Québécois moins nombreux à la Fin de semaine des courses

Comeau aimerait devenir une des ces rares athlètes canadiennes ayant participer autant aux Jeux d’hiver que d’été. « Je l’ai en tête », a-t-elle soutenu.

« J’ai toujours eu le rêve de me retrouver aux Jeux à la course à pied... Plus que le ski de fond. »

Car courir fait partie de son ADN. Il s’agit de son premier amour sportif.

« Je me rappelle quand j’avais huit ans. Je sortais de chez nous pour aller faire le tour du quartier en courant. Après, j’ai commencé à faire du ski alpin, puis le ski de fond. »

Comeau avait pris une pause de la compétition sur neige pendant deux ans de 2015 à 2017 en raison d’une blessure à une épaule. Elle s’était alors tournée vers la course à pied.

Cette même blessure est réapparue après les Jeux. Au point où une intervention chirurgicale semble inévitable. La page semble tournée sur sa carrière de fondeuse.

Sa deuxième carrière sportive s’avère bien partie. L’étudiante-athlète de l’université Laval participera aux Universiades d’été en juillet à Naples, en Italie. Elle représentera le Canada au demi-marathon.

Puis à l’automne, ce sera place à son deuxième 42 km au Marathon de Toronto.

Mère et fille

En attendant, Anne-Marie Comeau pourra miser sur de l’aide dans la capitale nationale. Sa mère Hélène Latendresse, âgée de 54 ans, prendra aussi le départ du Marathon d’Ottawa. Elle partira cinq minutes après les coureuses élites.

« Ce sera son premier marathon à elle aussi. Ça fait toutefois plusieurs années qu’elle court. Mon père et mon frère sont venus avec nous pour nous encourager. »