Pour l’heure, dès qu’une école se retrouvera sur la liste publiée par le gouvernement où l’on dénote les cas de COVID, il sera interdit aux clubs sportifs de ces institutions publiques et privées de disputer un match à tous les niveaux et dans toutes les disciplines, et ce, tant et aussi longtemps que le nom de ladite école se retrouvera sur cette liste, ce qui pourrait prendre jusqu’à 14 jours.
Pour l’heure, dès qu’une école se retrouvera sur la liste publiée par le gouvernement où l’on dénote les cas de COVID, il sera interdit aux clubs sportifs de ces institutions publiques et privées de disputer un match à tous les niveaux et dans toutes les disciplines, et ce, tant et aussi longtemps que le nom de ladite école se retrouvera sur cette liste, ce qui pourrait prendre jusqu’à 14 jours.

Sport étudiant: une nouvelle directive forcerait l’annulation de nombreux matchs 

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Une désagréable surprise émanant du ministère de l’Éducation attendait le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), ces derniers jours. Si les compétitions sont désormais permises tant que le niveau d’alerte régionale reste au vert ou jaune, on précise maintenant «qu’on doit éviter de participer à un événement regroupant des élèves d’autres écoles si des cas de COVID ont été détectés dans l’école, peu importe le niveau d’alerte où elle est située», lit-on dans la dernière foire aux questions distribuée récemment dans le milieu scolaire.

«Pour nous, ça change la donne. Il s’agit d’une problématique qu’on n’avait pas vue venir. On ne l’a pas su lors de l’annonce de vendredi dernier sur la reprise du sport scolaire, on l’a appris hier [lundi]. On n’avait pas été informé de cela. On savait qu’il y aurait des matchs annulés à cause de la COVID, mais il risque d’y en avoir beaucoup plus avec cette règle», explique Mathieu Rousseau, directeur général de la branche Québec / Chaudière-Appalaches du RSEQ.

Il a passé la rondelle à son collègue, Gustave Roel, directeur général du RSEQ au niveau provincial, qui, étrangement, n’avait pas été mis au courant de cette directive. Et dès la première heure, mardi, il est entré en contact avec le cabinet d’Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et responsable des sports et du loisir.

Pour l’heure, dès qu’une école se retrouvera sur la liste publiée par le gouvernement où l’on dénote les cas de COVID, il sera interdit aux clubs sportifs de ces institutions publiques et privées de disputer un match à tous les niveaux et dans toutes les disciplines, et ce, tant et aussi longtemps que le nom de ladite école se retrouvera sur cette liste, ce qui pourrait prendre jusqu’à 14 jours. La problématique touche tout le territoire québécois, pas seulement celui la région de Québec.

Double standard

«Encore une fois, c’est un double standard qui s’applique, et nous ne sommes pas en accord avec cela. Lorsqu’on parle de sécurité pour nos jeunes, il faut être cohérent. Ici, on applique une contrainte importante au niveau scolaire, mais on ne l’impose pas au niveau associatif [civil]. Avec un cas dans l’école, personne ne pourrait jouer, mais on pourra le faire dans l’associatif même si le cas est relié à une équipe... Selon nous, les mêmes standards devraient s’appliquer partout, surtout qu’au Québec, la scolarisation est obligatoire pour les jeunes de 16 ans et moins. Lorsqu’on dit que tout est réglé avec la reprise du sport étudiant, ce n’est pas le cas. Je ne leur lance pas la pierre, car les choses évoluent rapidement, mais lorsqu’il y a une incohérence, il faut la corriger et nous sommes en communication avec le cabinet de la ministre», précisait Roel, qui souhaite que ce dossier soit traité en priorité par le ministère de l’Éducation parce qu’il y a urgence d’agir, notamment au football, où les saisons ne peuvent se prolonger au-delà de la mi-novembre.

Ainsi, un cas dans une équipe de football en secondaire 1, par exemple, empêcherait un club de futsal en secondaire 5 de disputer son match.

«Ça fait beaucoup de monde impacté. On parle de football, volleyball, soccer, futsal. Pour le basketball, la fédération n’a pas encore donné son aval pour la reprise des matchs, tandis qu’au hockey, la phase 6 est prévue pour le 15 octobre», confiait Rousseau, en soulignant qu’un match hors-concours de football à l’horaire, en fin de semaine, entre les écoles secondaires Les Sentiers et La Courvilloise avait été annulé pour cette raison puisque ces deux écoles figurent sur la liste. Il l’aurait aussi été si seulement s’y retrouvait.

Comité de relance

Le RSEQ-QCA a mis en place un comité de relance des activités. Les calendriers régionaux des divisions 2 et 3 devraient être complétés la semaine prochaine. Jeudi, le RSEQ provincial tiendra une grande réunion avec les intervenants du football juvénile de première division pour établir la suite des choses.

«L’idée générale sur laquelle on travaille au niveau régional, présentement, est d’avoir un calendrier sans finalité. L’objectif est de permettre aux jeunes de vivre une expérience positive et de s’épanouir dans les sports. Bref, on va s’organiser pour les faire jouer, et si jamais la situation s’améliorait, on trouvera une façon de faire un championnat», indiquait Rousseau.

À l’inverse, si l’alerte devait passer à la couleur orange, tout sera mis en pause, évidemment. «Pour l’instant, on fait un calendrier, peu importe si une école se retrouve sur la liste. Il serait trop compliqué de tenir compte de chaque situation. Il reviendra aux écoles d’aviser, car de notre côté, on devra aussi avertir les arbitres affectés à ces matchs qui seront annulés.»

Le RSEQ a permis aux écoles n’ayant pas de cas de COVID et dont un match serait annulé parce qu’il y en a un dans une autre de se planifier une partie hors-concours contre une institution sans cas en guise de remplacement.