Les skieurs de fond Sophie Carrier-Laforte et Simon Lapointe chérissent le même rêve, participer aux Olympiques.

Skier et croiser les doigts

Sophie Carrier-Laforte et Simon Lapointe ont grandi au sein du même club à Gatineau. Deux athlètes qui rêvent de se retrouver à PeyongChang en février.

« Nous avons le même objectif... Celui de percer l’équipe olympique canadienne, souligne Carrier-Laforte.

«Nous savons par contre que ce sera difficile. Mais nous allons nous croiser les doigts.»

Les deux produits de Skinouk ont accumulé du millage ici et là sur la scène internationale ces dernières années. Lapointe, 24 ans, a participé notamment à huit épreuves de la Coupe du monde. Son meilleur résultat a été une 27e place en février à... PyeongChang.

Quant à Carrier-Laforte, âgée de 22 ans, elle a participé aux championnats du monde juniors en 2014 en Italie puis 2015 au Kazakhstan. Elle a aussi pris des départs sur le circuit de la Coupe du monde. Plus précisément 12.

Carrier-Laforte participera à des étapes de la Coupe Canada en Colombie-Britannique lors du premier week-end de décembre.

Le Canada risque de se pointer aux Jeux avec une équipe de cinq femmes. Elles seront plusieurs candidates pour les deux dernières places disponibles.

Carrier-Laforte ne le cache pas. Son sort va se jouer lors de la première semaine de janvier à Mont Sainte-Anne. L’endroit va accueillir les essais olympiques.

«Un parcours que je connais bien. En plus, j’ai de la famille dans le coin là-bas», indique la jeune femme.

Elle n’a rien laissé au hasard, passant l’été à améliorer sa technique de ski.

Carrier-Laforte saura rapidement si le travail rapporte. Elle participera à des étapes de la Coupe Canada en Colombie-Britannique lors du premier week-end de décembre.

Lapointe, lui, ne sera pas de ce rendez-vous dans l’Ouest du pays. Il a décidé de rester au Québec jusqu’aux essais olympiques.

«J’essaie une stratégie différente. Je veux voyager le moins possible et me concentrer sur les sélections. Je ne prévois aucune course à l’extérieur de la province, sauf peut-être une dans l’Est des États-Unis. C’est à voir.»

Du même souffle, il concède que cette décision s’avère «vraiment un pari». Des candidats au dernier poste disponible chez les hommes vont skier à l’extérieur du pays d’ici janvier.

«Ça ne veut pas dire que ça va marcher ce que je fais. Aller faire des courses à l’extérieur est un pari aussi. Je pourrais tomber malade. Un accident pourrait se produire en course...

«J’ai adapté mon pari aussi en fonction de mes moyens. Ça me coûte moins cher en restant près de chez nous. Puis je contrôle mieux mes conditions d’entraînement», ajoute Lapointe, qui s’entraîne à Québec tout en étudiant en génie civil à l’université Laval.

Il reste qu’une facture l’attend afin de concourir cet hiver. Même chose pour Sophie Carrier-Laforte.

C’est pourquoi le duo organise une activité de financement. Il tiendra un «5 à 7» le 17 novembre au relais plein air, près du parc de la Gatineau. Bière, vin et des bouchées maisons seront servis.

«Nous avons aussi décidé de donner 1000$ aux jeunes du club qui iront aux championnats canadiens. Ça les aidera à couvrir des coûts de la compétition qui se déroulera à Thunder Bay», souligne Carrier-Laforte.

Les gens intéressés à participer à cette activité peuvent réserver leur place via courriel au 5a7pourathletes@gmail.com.