Aleksa Gardijan (numéro 9) prendra la direction des Pays-Bas, dans une vingtaine de jours.

S’inspirer des femmes en water-polo

Aleksa Gardijan a vu ses amies de l’équipe féminine canadienne de water-polo se qualifier en vue des Jeux olympiques, l’été dernier. Huit mois plus tard, ses coéquipiers et lui de la formation masculine tenteront de dupliquer l’exploit.

Le centre-arrière gatinois prendra la direction des Pays-Bas, dans une vingtaine de jours. Au terme d’un camp d’entraînement, là-bas, les joueurs participeront au tournoi de la dernière chance à Rotterdam du 22 au 29 mars.

Douze pays se disputeront les trois dernières places disponibles en vue des Jeux olympiques à Tokyo.

« On se retrouve dans un groupe difficile », avoue rapidement Gardijan.

Le Canada bataillera avec la Grèce, le Monténégro, le Brésil, la Géorgie et une nation asiatique qui reste à être déterminée.

Dans l’autre pool, la Croatie, les Pays-Bas, la Russie, l’Argentine et l’Allemagne tenteront aussi d’accéder à la ronde éliminatoire.

Les trois équipes qui aboutiront sur le podium feront le voyage aux Jeux.

La dernière participation olympique du Canada chez les hommes remonte à 2008 à Pékin.

« L’équipe était passée près du but en 2012 ainsi qu’en 2016 », a rappelé Gardijan, qui n’était pas de l’aventure lors des deux cycles précédents.

Ce dernier dispute sa troisième saison au sein du programme national senior. « Oui, il y aura de très bonnes équipes au tournoi. Mais on ne s’en va pas là-bas pour se faire détruire», a-t-il lancé.

«Si on joue en équipe, on peut se qualifier. Nous avons battu la Hongrie l’an passé. Nous avons fait mal nul contre le Monténégro aux championnats du monde.»

L’équipe féminine sert de motivation. Elle a obtenu son laissez-passer olympique lors des derniers Jeux panaméricains.

«Les joueuses s’entraînent au même endroit que nous, à Montréal. Nous étions contentes pour elles. Ça faisait depuis 2004 que le Canada n’était pas aux Jeux olympiques en water-polo chez les femmes, a souligné Gardijan.

«Nous espérons maintenant les rejoindre cet été à Tokyo.»

Water Polo Canada a mis le paquet pour aider la formation masculine en vue du tournoi de la dernière chance.

À la fin janvier, elle a envoyé les joueurs en Espagne. Plus précisément à Barcelone afin de s’entraîner avec quelques clubs locaux ainsi que l’équipe nationale chinoise.

«Ce fut très bon pour nous. Nous avons beaucoup progressé», a assuré Gardijan.

Une partie des joueurs est ensuite restée en Europe afin de poursuivre leur saison avec leur club pro. Les autres sont rentrés au Québec afin de poursuivre leur préparation au parc Olympique.

Tout ce monde sera réuni aux Pays-Bas dès le 10 mars.

Gardijan, lui, fait partie des joueurs qui sont revenus à Montréal. Il a fait une croix sur le Vieux-Continent cette saison après une année passée en Grèce.

La raison ?

«Je voulais reprendre mes études», explique le jeune homme âgé de 22 ans. Il est inscrit en commerce international à l’université Concordia.

En plus de s’entraîner au centre national, Gardijan s’aligne au sein du Ottawa United, qui évolue au sein de la Ligue des championnats canadiens. Ça lui permet de garder la flamme compétitive très allumée.

«Je reviens justement d’une fin de semaine de matches à Toronto», a-t-il souligné.

«Ça fait du bien de s’entraîner, mais j’ai vraiment hâte de jouer dans le tournoi. Nous partons dans deux semaines et demie. Ça semble si loin.»