L’état de santé de Xavier Simoneau a semé l’inquiétude à travers la LHJMQ après avoir encaissé une mise en échec sournoise samedi.

Simoneau se porte mieux

La scène qui a mené Xavier Simoneau à quitter la glace sur une civière au centre Marcel-Dionne samedi soir a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

Frappé à la hauteur de la tête dans son angle mort par Mikaël Robidoux, l’attaquant des Voltigeurs de Drummondville est resté immobile jusqu’à sa sortie vers l’ambulance. Plusieurs ont cru au pire scénario. À 14 ans, avec l’Intrépide de Gatineau, Simoneau avait subi une sévère commotion cérébrale. Sa saison avait pris fin au début du mois de janvier.

Robidoux a été suspendu 15 matches pour sa charge à l’endroit de Simoneau. À sa huitième suspension en carrière dans la LHJMQ, il a aussi été la cible de menaces sur les réseaux sociaux. L’attaquant de St-André-Avellin, lui, assure qu’il se porte mieux.

Dans un entretien avec Le Droit jeudi, il dit avoir évité le pire.

« Ce n’est pas la tête. Je n’ai pas de symptômes liés à une commotion cérébrale. J’ai mal au corps. Je suis encore meurtri, mais je reçois de bons traitements et je pense que je pourrai revenir au jeu plus tôt que tard. Mon évaluation va se faire sur une base quotidienne. »

Frappé alors qu’il ne s’y attendait pas, Simoneau jure qu’il n’a jamais perdu conscience, mais qu’il est resté immobile parce qu’il se demandait ce qui se passait.

« Je ne pensais à rien, mais je ne savais pas trop ce qui se passait. J’ai été surpris par la mise en échec. J’ai figé sur le moment. Ça s’est passé très vite. C’est comme si je m’étais fait ramasser par un train. J’espérais juste que ma tête allait être correcte. Je n’ai pas bougé. Je n’ai pas voulu courir de risque. J’ai passé la nuit à l’hôpital. Les tests pour une commotion cérébrale ou une fracture ont été négatifs. Ma tête a été épargnée. C’est tout un soulagement en considérant que la croyance populaire, c’est que j’en suis à ma huitième commotion cérébrale. Dans les faits, j’en ai juste eu une. »

Pas d’excuses

Le fougueux attaquant de 17 ans ne sait pas encore quand il pourra revenir au jeu, mais il remarque des progrès tous les jours.

Questionné à savoir si la suspension de 15 matches de son assaillant était une mesure punitive juste et équitable, Simoneau a enfilé son habit de politicien.

« Je n’avais aucun contrôle sur cette sanction. Ce n’est pas de mon pouvoir de décider de la durée d’une suspension. Ce qui m’intéresse, c’est ma santé et je progresse bien », a dit celui qui n’a reçu aucun message de Robidoux depuis l’incident.

Auteur de 45 points en 61 matches à 16 ans et de quatre points en quatre matches cette saison, Simoneau avait un ange gardien naturel à ses côtés à son année recrue. Le Latuquois Morgan Adams-Moisan, un poids lourd âgé de 20 ans, était en quelque sorte son garde du corps naturel tellement l’adversaire le redoutait. Ce dernier n’est plus là cette saison pour surveiller son protégé.

« Morgan avait une présence imposante. Il a fait un excellent travail, mais nous avons une excellente équipe cette année encore et je pense que sa présence n’aurait pas pu empêcher le geste de samedi. Morgan se serait probablement jeté sur lui (Robidoux) après l’incident, mais mon capitaine, Nicolas Guay est venu à ma défense même s’il n’est pas le plus costaud. »

À son année de repêchage dans la Ligue nationale, Simoneau assure que cet incident ne changera pas son style de jeu.

« Je suis un compétiteur qui veut gagner toutes ses batailles. Ce n’est pas un incident comme celui-ci qui va me changer. Je n’ai pas pensé aux effets que ce coup aurait pu avoir sur le repêchage. Sur le coup, j’ai juste eu beaucoup de douleurs, mais la nuit à l’hôpital m’a rassuré. »

Listé généreusement à 5’7’’, Simoneau a été classé comme un espoir de 4e à 7e ronde dans le premier bulletin de la Centrale de recrutement de la LNH.