Xavier Simoneau se fait déjà confier des missions importantes en fin de match chez les Voltigeurs de Drummondville. Mercredi, le hockeyeur de St-André-Avellin disputera un premier match en carrière au centre Guertin.

Simoneau excité de jouer à Gatineau

Après seulement 31 matches cette saison, l’attaquant de 19 ans des Olympiques de Gatineau a déjà 20 buts à son compteur. C’est un de moins que son record personnel. Ce qui est étrange dans cette explosion offensive, c’est qu’elle survient au moment où Vitalii Abramov a été échangé aux Tigres de Victoriaville.

Mercredi soir, au centre Robert-Guertin, Xavier Simoneau va enfin réaliser son rêve d’enfance.

Dans l’uniforme des Voltigeurs de Drummondville, qui l’ont repêché en première ronde du dernier repêchage de la LHJMQ, il va disputer son premier match junior dans l’amphithéâtre où il a disputé son hockey mineur.

« Quand j’étais jeune et que nous étions à Guertin pour une pratique ou un match, si les Olympiques jouaient après, j’achalais toujours mes parents pour rester. C’est dur à croire que je suis rendu là et que ça sera moi sur la glace contre les Olympiques », a raconté l’attaquant de 16 ans au Droit à la veille de sa première visite de la saison en Outaouais.

Au centre Marcel-Dionne de Drummondville, il y a toujours une bande d’irréductibles qui portent des chandails des Voltigeurs avec le nom « Simoneau » dans le dos. Ils risquent d’être plus nombreux mercredi.

« J’ai de la famille qui fait le trajet St-André-Avellin-Drummondville presque chaque match. St-André, c’est une petite communauté. On se connaît tous. Je pense qu’il va y avoir pas mal de monde de la Petite-Nation pour venir me voir jouer à Guertin », a-t-il dit.

Bonne production

Sur la glace, les choses vont bien pour l’ancien membre de l’Intrépide de Gatineau. Même s’il est un des plus jeunes joueurs du circuit Courteau et assurément le plus petit à 5’5’’, il a déjà marqué huit buts et il totalise 20 points en 25 matches. Trois de ses huit buts se sont avérés des buts gagnants.

« Il y a en un en prolongation et l’autre qui a brisé une égalité en fin de match. J’adore les matches serrés. Ça me stimule. Les matches à sens unique ne constituent pas mon genre de game. »

Surprenants premiers

Si Simoneau va bien chez les Voltigeurs (21-9-2), l’équipe n’est pas en reste. Le club le plus jeune de la LHJMQ a surpris tout le monde en ce début de saison et il partage même la tête du classement général avec 44 points. 

« Je pense que personne ne nous voyait là. Moi non plus d’ailleurs ! Nous avons marqué beaucoup de buts cette saison, mais il y a quand même place à amélioration. Notre jeu défensif n’est pas à point. Nous laissons trop souvent nos gardiens à eux-mêmes. »

Il faut dire que les Olympiques (17-10-4) surprennent aussi, particulièrement depuis le départ de Vitalii Abramov. Avec une séquence de neuf matches sans défaite en temps réglementaire, ils se retrouvent à seulement six points des Voltigeurs en plus d’avoir un match en main. Simoneau avoue être épaté des succès de « son équipe locale ».

« On pensait que ça aurait été plus difficile avec l’échange d’Abramov, mais non ! Ils sont allés chercher plus de victoires. Les deux équipes sont sur de bonnes séquences et nous revenons toutes les deux d’un long voyage dans les Maritimes », a ajouté celui qui se trouvait au Cap-Breton pas plus tard que samedi soir pendant les Olympiques étaient à Saint-Jean dimanche.

Médaille d’argent

Simoneau a beau être jeune, il reste qu’il rentrera à Gatineau mercredi avec un peu de bagages au hockey international. Il y a un mois, il a été un capitaine adjoint d’une des trois formations canadiennes au Défi mondial U17 où il a mis la main sur une médaille d’argent. À Dawson City, en Colombie-Britannique, il a récolté quatre points en six matches.

« Au Canada, tous les joueurs de hockey rêvent de représenter leur pays. J’ai appris beaucoup comme athlète, mais aussi comme personne là-bas. Il y baignait toute une ambiance en ville. Les gens klaxonnaient en guise d’encouragement quand nous marchions avec nos uniformes d’équipe. En finale, c’était fou raide. Il y avait plein de gens maquillés aux couleurs du Canada. Je n’oublierai jamais cette expérience. »

Mercredi soir, de retour à Guertin, il s’attend à vivre le même genre d’émotions.

« J’ai demandé à (Yvan) Mongo ce qu’il avait senti la première fois qu’il avait joué à Gatineau. Il m’a dit que ça avait été inoubliable. Sur une échelle de 1 à 10, mon degré d’excitation est à 10 ! »

Le vétéran Mongo risque toutefois de rater son rendez-vous à la maison. Blessé, le vétéran de 20 ans a raté les sept derniers matches des Voltigeurs.