Katherine Sebov a été la première raquette canadienne à gagner un match au Challenger Banque Nationale de Gatineau mardi.

Sigouin surprend le 177e

Le Britannique Liam Broady voudra éviter de rencontrer des Canadiens sur son parcours dans ses prochains tournois.

Avant de se présenter à Gatineau cette semaine, son dernier match remontait à Wimbledon où il s’était fait montrer la porte de sortie rapidement par Milos Raonic.

Mardi, sur le court central du parc de l’île, le 177e joueur mondial a subi l’élimination contre un jeune canadien qui gagne à être connu.

Benjamin Sigouin n’a que 19 ans et parce qu’il est aux études aux États-Unis, il est classé 755e au monde, mais mardi, Sigouin avait l’air d’un premier de classe en prenant la mesure de Broady en deux manches de 6-4 et 6-2.

« Nous n’entendons pas parler de lui parce que Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime retiennent toute l’attention, mais Sigouin, c’est le prochain », lance Mathieu Toupin, un entraîneur à Tennis Performance Outaouais qui connaît bien les athlètes de la relève nationale.

Recrue de l’année à l’Université de la Caroline du Nord (UNC), Sigouin attaque ses premiers tournois professionnels et il s’amuse comme un fou.

« C’est mon cinquième tournoi de suite et je suis passé bien près de gagner en troisième manche dans les deux derniers. La loi de la moyenne allait jouer en ma faveur à un moment donné parce que mon niveau de jeu est là. »

Sigouin n’est francophone que de nom. Son père est natif de Laval, mais Benjamin a passé toute sa vie à Vancouver.

« Je comprends le français, mais je le parle peu, malheureusement », lance l’athlète de 6’4’’.

Côté classement, Broady se retrouve au sommet de son tableau de chasse chez les pros, mais Sigouin insiste pour dire que le rang mondial ne sert pas toujours de bonne unité de mesure.

« Je suis classé 755e, mais je me sens du même calibre que les joueurs dans les Challengers. Je suis surtout content d’avoir gagné de manière décisive contre un bon joueur aujourd’hui. »

Benjamin Sigouin compte profiter de son été pour emmagasiner de l’expérience puisqu’il sera de retour sur les bancs d’école en septembre.

« J’ai eu une bonne année sur le plan sportif et académique. J’ai eu du plaisir. Je n’ai pas encore décidé si j’allais terminer mes études avant de sauter chez les professionnels à temps plein, mais je ne prendrai pas cette décision avant de savoir que je suis prêt à 100 %. »

Pour le moment, il ne se plaint pas de vivre dans l’ombre des Shapovalov et Auger-Aliassime, les deux jeunes vedettes du tennis canadien. « C’est mon rêve de me retrouver au même niveau qu’eux, mais pour l’instant, ça m’est égal de passer sous le radar. À mon âge, ce n’est pas une grosse affaire et je suis content d’être où je suis. »

Gains féminins
Dans le tableau féminin, deux des sept Canadiennes ont finalement passé le premier tour. Katherine Sebov a été la première à le faire en matinée mardi et Rebecca Marino, championne à Winnipeg la semaine dernière, a eu raison de Catherine Leduc 6-2, 6-4.