Serena a fait du Serena : les cris de rage sont devenus des hurlements et elle est petit à petit revenue dans la partie.
Serena a fait du Serena : les cris de rage sont devenus des hurlements et elle est petit à petit revenue dans la partie.

Serena en demi-finales pour la 13e fois à New York

AFP
Agence France-Presse
NEW YORK - Serena Williams s’est qualifiée mercredi pour les demi-finales des Internationaux des États-Unis en éliminant la revenante Tsvetana Pironkova 4-6, 6-3, 6-2 et atteint le dernier carré à Flushing Meadows pour la 13e fois de sa carrière.

La 8e joueuse mondiale, en quête d’un 24e titre majeur record, affrontera jeudi en demies Victoria Azarenka (27e) ou Elise Mertens (18e). Williams n’a plus perdu avant les demies aux Internationaux des États-Unis depuis 2007.

Mercredi, contre la Bulgare qui revenait à la compétition après trois ans d’arrêt, Williams a difficilement débuté son match.

«J’étais fatiguée. J’avais les jambes lourdes, je manquais d’énergie», a-t-elle reconnu.

Si bien que Pironkova, variant énormément ses coups et gratifiant même son adversaire de coups droits chopés a beaucoup gêné l’Américaine.

Totalement libérée, décomplexée et sans aucune pression apparente, Pironkova a donc remporté la première manche et enchaîné par un break d’entrée de deuxième set.

Mais Serena est alors redevenue Serena et elle a fait du Serena : les cris de rage sont devenus des hurlements et elle est petit à petit revenue dans la partie, en débreakant immédiatement.

«Je continue de me battre, je ne baisse jamais les bras et j’avance...», a-t-elle souligné avec satisfaction.

Et même si Pironkova a continué de jouer le tout pour le tout, Williams a renversé l’équilibre de la partie.


« Je continue de me battre, je ne baisse jamais les bras et j’avance »
Serena Williams

Reste qu’à bientôt 39 ans (elle les fêtera le 26 septembre), Serena Williams s’est offert un nouveau bras de fer éreintant après avoir battu avec le même type de difficultés Maria Sakkari 6-3, 6-7 (6/8), 6-3 en 8es de finale et Sloane Stephens 2-6, 6-2, 6-2 au troisième tour.

Or elle devra enchaîner sa demi-finale dès jeudi.

«Oui, la bonne nouvelle, c’est que je suis de nouveau capable d’enchaîner les matchs, mais il va falloir que je trouve un moyen de mieux débuter mes matchs», a-t-elle estimé.

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AZARENKA RETROUVERA SERENA

Depuis le début du tournoi, Victoria Azarenka a montré qu’elle avait retrouvé son tennis puissant et précis.

Victoria Azarenka, 27e mondiale, s’est qualifiée mercredi pour les demi-finales des Internationaux des États-Unis où elle retrouvera jeudi l’Américaine Serena Williams (8e) contre qui elle avait livré deux finales mémorables en 2012 et 2013.

En quarts de finale, la Bélarusse n’a laissé aucune chance à la Belge Elise Mertens (18e) qu’elle a balayée 6-1, 6-0.

«J’ai joué exactement comme je voulais le faire. Je savais qu’elle allait utiliser ma vitesse de balle pour me contrer, donc j’ai essayé de varier un peu plus. Ça a bien fonctionné. J’ai essayé de lui mettre beaucoup de pression pour l’obliger à tenter des coups gagnants», a analysé Azarenka.

Avec maman et fiston

À 31 ans, elle affiche depuis le début de Flushing Meadows une grande joie de vivre et de jouer, accompagnée dans la bulle sanitaire par son fils.

«Je suis contente d’être ici, avec ma famille, ma mère qui nous fait la cuisine tous les soirs, et puis je joue dans le jardin avec mon fils», a-t-elle raconté.

Elle avait mis sa carrière entre parenthèse pour accoucher en 2016, mais un combat pour la garde de l’enfant l’a tenue à l’écart du circuit plus longtemps qu’elle ne l’avait espéré et elle n’est réellement revenue sur le circuit qu’à mi-saison en 2018.

L’ex-N.1 mondiale, lauréate de deux tournois du Grand Chelem en Australie (2012 et 2013), a enchaîné mercredi une dixième victoire consécutive : les cinq qui lui ont permis de remporter le tournoi de Cincinnati, organisé à Flushing Meadows pour des raisons sanitaires la semaine avant les Internationaux des États-Unis, et les cinq qui lui permettent d’accéder au dernier carré du Majeur.

Éliminée l’an dernier au premier tour, Azarenka n’avait plus atteint les demies des Internationaux des États-Unis depuis 2013.

Depuis le début du tournoi, elle a montré qu’elle avait retrouvé son tennis puissant et précis qui lui avait permis de tenir tête à la Serena Williams de la grande époque lors des finales 2012 et 2013.

Cette année, la Bélarusse, plus jeune de huit ans que l’Américaine, pourrait bien avoir le dessus.

Alors cette perspective d’affronter la reine de Flushing Meadows, qui vise un 24e titre record en Grand Chelem, la ravit.

«Est-ce que ça aurait pu être mieux? C’est une immense chance face à une telle championne», a-t-elle commenté.  AFP

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MEDVEDEV DE RETOUR DANS LE CARRÉ D'AS

Daniil Medevdev n’a toujours pas perdu une seule manche depuis le début du tournoi.

Le Russe Daniil Medvedev, finaliste aux Internationaux des États-Unis en 2019, est de retour dans le carré d’as pour une deuxième année de suite à Flushing Meadows.

Medvedev, troisième tête de série, a battu son compatriote Andrey Rublev 7-6 (6), 6-3, 7-6 (5) lors des quarts de finale, mercredi après-midi. Il n’a toujours pas perdu une seule manche depuis le début du tournoi et n’a pas accordé de balle de bris à Rublev, no 10.

Un an après avoir perdu contre Rafael Nadal dans un marathon de près de cinq heures en finale des Internationaux des États-Unis, Medvedev participera à une deuxième demi-finale du Grand Chelem en carrière.

Il retrouvera maintenant dans son chemin l’Autrichien Dominic Thiem, n2, qui a eu le meilleur 6-1, 6-2, 6-4, en soirée, contre l’Australien Alex de Minaur, no 21.

L’autre demi-finale masculine opposera l’Allemand Alexander Zverev, no 5, à l’Espagnol Pablo Carreno Busta, n20.

Aucun des joueurs toujours en lice ne compte de titre du Grand Chelem à son palmarès.

La composition du carré d’as est assez inhabituelle. Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic ne seront pas des demi-finales. Nadal et Federer avaient mis une croix sur le tournoi, tandis que Djokovic, qui était le favori, a été disqualifié des Internationaux des États-Unis après avoir atteint accidentellement une juge de ligne à la gorge avec une balle sur un geste de frustration.

Thiem a insisté pour dire qu’une fois sur le terrain «nous ne pensons pas aux trois autres». L’Autrichien a participé à trois finales en Grand Chelem jusqu’ici, deux Internationaux de France et une à ceux d’Australie cette année, mais s’est incliné chaque fois.

Rublev perd son calme

Le point tournant du premier match messieurs du jour a eu lieu lors du bris d’égalité de la première manche. Rublev menait 5-1, puis 6-3, mais il a ensuite commencé à perdre les points, et son calme. Rublev a lancé sa raquette contre le sol lors du changement de côté à 6-6. Medvedev a couronné sa séquence de cinq points consécutifs pour gagner la manche avec un as à 206 kilomètres à l’heure.

Le moment le plus inquiétant pour Medvedev est survenu tard dans le match, quand il a souffert de crampes et qu’il a reçu un massage à l’épaule droite de la part d’un thérapeute en troisième manche.

«Ce n’était pas facile à la fin, a-t-il admis. Je craignais me retrouver en position difficile.»

Medvedev a gagné 51 des 57 points disputés sur sa première balle de service. Il a également obtenu un avantage de 51-23 au chapitre des coups gagnants.

En cinq matchs jusqu’ici à New York, Medvedev a remporté 65 de ses 68 jeux au service et a sauvé six des neuf balles de bris qu’il a accordées.

Il faut remonter à 1960 pour trouver la dernière fois qu’un homme a remporté un tournoi du Grand Chelem sans perdre une seule manche. Neale Fraser avait accompli l’exploit à ce qui s’appelait à l’époque les Championnats des États-Unis.  AP

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THIEM NE FAIT QU'UNE BOUCHÉE D'ALEX DE MINAUR

L’Autrichien Dominic Thiem, 3e mondial, s’est qualifié pour sa première demi-finale des Internationaux des États-Unis où il affrontera vendredi le Russe Daniil Medvedev (5e), finaliste de l’an passé, présageant d’un choc de très haute volée.

Mercredi soir, en session nocturne à Flushing Meadows, Thiem n’a fait qu’une bouchée de l’Australien Alex De Minaur (28e), 6-1, 6-2, 6-4, en 2 h 04 min.

Il n’y a pas eu photo sur le Arthur-Ashe. Toujours aussi agressif, puissant et précis du fond de ligne, Thiem a constamment débordé son adversaire, un peu de la même façon qu’il y a trois ans lors de leur affrontement au premier tour du Majeur new-yorkais, pour la même sanction au bout.

Un rouleau-compresseur

Auteur de 43 coups gagnants (contre 17) et 11 as au total, l’Autrichien a été un rouleau-compresseur durant les deux premières manches.

«Le score des deux premiers sets donne l’impression que ce fut facile, mais ce fut intense et nos échanges ont été de longs rallyes», a expliqué Thiem après-coup.

Et cela s’est encore intensifié un peu plus dans le troisième, De Minaur parvenant à débreaker pour la première fois pour égaliser à 3-3. Mais Thiem a alors encore élevé son niveau de jeu pour se dépêcher d’en finir sans s’embarquer dans un quatrième set.

Vendredi, il devra passer le gros obstacle Medvedev pour espérer jouer la deuxième finale de Grand Chelem de sa carrière, après celle perdue aux Internationaux d’Australie.  AFP