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Incident Uber: Martin Raymond a tourné la page

Pour une deuxième fois en autant de jours, un ancien entraîneur des Sénateurs d’Ottawa s’est déniché du boulot ailleurs, dans le vaste monde du hockey.

Mardi, Marc Crawford a signé un contrat d’entraîneur-adjoint chez les Blackhawks de Chicago.

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Marc Crawford se trouve du travail à Chicago

Les bons entraîneurs ne chôment pas longtemps. Le 23 mai, Marc Crawford apprenait que son séjour à Ottawa tirait à sa fin. Sa candidature pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs n’avait pas été retenue. On lui avait préféré un candidat de la relève, plus jeune, D.J. Smith.

Une dizaine de jours plus tard, il s’est déniché un nouveau job, ailleurs, dans la LNH. À compter du début de la saison 2018-19, il occupera un poste d’entraîneur-adjoint chez les Blackhawks de Chicago. Avec ses 18 années d’expérience, il viendra seconder le cadet des entraîneurs de la Ligue nationale, Jeremy Colliton.

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Contrat de deux ans pour le gardien Anders Nilsson avec les Sénateurs

Signer un contrat bon pour deux ans, ça change certaines choses. Anders Nilsson l’a dit, mercredi. Le nouveau pacte d’une valeur de 5,2 millions $ US qui le lie aux Sénateurs d’Ottawa jusqu’en 2021 lui « procure une certaine paix d’esprit ».

C’est bon pour sa petite famille, qui pourra défaire ses valises en septembre prochain, sans trop s’inquiéter de ce que l’avenir lui réserve.

« Moi, je pourrai me concentrer sur l’essentiel. Je pourrai essayer d’être meilleur, encore », déclare-t-il.

Il pourrait même viser, avant longtemps, le poste de gardien de but numéro un dans la capitale fédérale.

« C’est évident ! Tous les gardiens de but sont pareils. Ils veulent tous jouer le plus de matches possible », déclare-t-il.

Nous l’avons dérangé en Espagne, où il s’accorde quelques jours de vacances.

« Mon objectif, c’est de continuer à me développer. Je veux m’améliorer. Je veux jouer au plus haut niveau, avec le plus de constance possible. »

« Je sais que je devrai travailler fort pour gagner ma place, puisque Craig Anderson et Mike Condon sont toujours sous contrat. La compétition sera féroce », précise-t-il, toutefois.

En s’appuyant sur ses statistiques de la saison dernière, Nilsson peut aborder l’avenir avec beaucoup de confiance.

Il a conservé une fiche de 11-11-0 et une moyenne de buts alloués de 2,90 devant le filet de la pire formation de toute la Ligue nationale de hockey.

Les autres gardiens utilisés par Guy Boucher et Marc Crawford ont cumulé une fiche collective de 18-36-6.

Sur 82 parties, les Sénateurs ont présenté la pire moyenne de buts alloués du circuit Bettman. Ils ont encaissé 3,67 buts par rencontre.

Le vétéran Anderson a trouvé la fin de saison particulièrement difficile. Il a signé seulement trois victoires à ses 17 derniers matches, après avoir passé un mois complet sur la liste des blessés.

« Nous allons nous pousser, mutuellement, dans les séances d’entraînement. Ça devrait nous donner de meilleurs résultats durant les matches. »

Nilsson affirme qu’il s’entend bien avec Anderson.

« Je ne l’avais jamais rencontré avant de me joindre aux Sénateurs. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Nous étions voisins dans le vestiaire et nous avons trouvé le moyen de rire, ensemble. Ça nous a permis de mieux passer à travers la saison. »

« Je n’arriverais pas à mettre le doigt sur un seul facteur qui m’a permis de mieux jouer à Ottawa », répond Nilsson, devant notre insistance.

Avant le début de l’année 2019, personne n’aurait pensé que ce grand Suédois pouvait rêver d’un rôle de gardien titulaire.

À 28 ans, il avait déjà appartenu à cinq organisations de la LNH, en plus de passer une saison dans
la KHL.

L’entraîneur des gardiens d’Ottawa, Pierre Groulx, a cru voir sur vidéo un potentiel à exploiter.

« Je n’ai absolument rien de mal à dire sur Pierre ! Il est un être humain de qualité. Il est un excellent entraîneur, aussi. J’ai été très content d’apprendre qu’il va conserver son poste. Je serai content de me développer avec lui. On se complète bien. »

Avec Linda

Anders Nilsson travaillera avec un autre entraîneur des gardiens, cet été.

Une entraîneuse, pour être précis.

Dans la petite ville nordique de Lulea, il fait affaire avec une dénommée Linda Blomqvist.

« Elle travaille avec notre club professionnel. Elle fait un super boulot. Elle est douée. Je travaille avec elle depuis déjà trois ans. »

Depuis son arrivée à Ottawa, Nilsson s’est distingué à plus d’une reprise par son attitude progressiste.

Sénateurs

Les Sénateurs s'entendent avec l'espoir Josh Norris

Ça n’a pas été long.

Les Sénateurs d’Ottawa ont annoncé la mise sous contrat d’un de leurs plus beaux espoirs, Josh Norris, lundi après-midi. Dans les minutes qui ont suivi, Brady Tkachuk s’est manifesté.

« Brady est vraiment content », a confié Norris durant une conférence téléphonique avec des journalistes d’Ottawa, en fin de journée.

« Quand les Sharks m’ont échangé à Ottawa, en septembre, il est une des premières personnes à qui j’ai parlé. Il était déjà très emballé. Nous avons gardé contact, tout au long de la saison. Je m’attendais un peu à ce qu’il me contacte rapidement, quand je me suis officiellement entendu avec l’équipe. J’imagine que je pourrai le revoir lors du camp de perfectionnement estival, dans quelques semaines. Ce sera vraiment génial de faire mes premiers pas dans le hockey professionnel avec un de mes meilleurs amis. »

Norris, 20 ans, est originaire du Michigan. Entre 2015 et 2017, il a passé deux saisons dans le programme de développement national américain.

C’est là que les deux jeunes hommes se sont rencontrés.

Parce qu’il est né au printemps, Norris était éligible au repêchage amateur de 2017. Il a été le premier choix de San Jose.

Il a ensuite choisi de se joindre aux Wolverines du Michigan, dans la NCAA. Il a passé les deux dernières saisons avec eux.

Parce qu’il est né à l’automne, Tkachuk a été obligé d’attendre une année de plus avant d’être repêché. Il ne perdait cependant rien pour attendre. Après avoir passé une seule saison dans les rangs universitaires, à Boston University, il a fait le saut dans la Ligue nationale. Il n’a pas trop souffert, récoltant 45 points en 71 matches en tant que recrue.

« Il nous a clairement démontré à quel point ceux qui travaillent fort sont récompensés », dit Norris.

« Nous savions tous qu’il est doué. Dans la dernière année, il s’est assuré de mettre tous les efforts nécessaires, chaque jour, pour réussir. Dans nos communications, tout au long de l’année, il m’a clairement fait comprendre à quel point il fallait travailler pour exceller chez les pros. Il s’est fixé de très grands objectifs pour sa première année. Il a réussi à les atteindre. »

En convalescence

Tkachuk s’est vite fait un nom, dans les arénas de la LNH, parce qu’il n’a pas peur de se salir le nez durant les matches robustes. 

Norris ne pourra pas l’imiter tout de suite.

Sa saison a pris fin de manière abrupte, l’hiver dernier. Il a été obligé de subir une intervention chirurgicale, pour soigner une blessure dont la nature n’a jamais été dévoilée.

Il ne sera pas en mesure de participer aux exercices avec contact, durant le camp estival des Sénateurs.

« Je vais quand même bien. J’ai recommencé à patiner il y a environ trois semaines. Tranquillement, je recommence à décocher des lancers. J’ai beaucoup de travail de rattrapage devant moi », dit celui qui a quand même marqué 10 buts et inscrit 19 points en 17 rencontres, avant de se blesser, avec les Wolverines.

Il a également obtenu six points en sept rencontres, avec l’équipe nationale américaine, lors du Championnat mondial junior.

« Personnellement, je crois que je suis prêt à passer au niveau supérieur. Je suis devenu un joueur plus complet à l’université. Au cours de la dernière année, j’ai été utilisé dans toutes les situations importantes. »

« Il y a de belles opportunités à saisir à Ottawa. Je veux en profiter. »