Sénateurs

Bobby Ryan, rapide et en santé

Le retour au jeu de Brady Tkachuk jeudi soir contre les Golden Knights ne s’est pas avéré une mauvaise nouvelle pour l’attaquant qui pensait être échangé à la formation du Nevada avec Erik Karlsson en février dernier, Bobby Ryan.

L’entraîneur-chef Guy Boucher a mentionné après quelques récentes parties qu’il était pleinement satisfait du travail de son vétéran, qui connaît un solide début de campagne avec quatre buts et neuf points accumulés en 15 parties avant la visite de Vegas. Il l’a donc laissé à sa place aux côtés de Chris Tierney et Mikkel Boedker sur le deuxième trio.

Sénateurs

D’autres excuses pour Martin Raymond

Après Matt Duchene et Colin White après le match de mardi soir, c’était au tour mercredi de Thomas Chabot et Chris Wideman de présenter leurs excuses à l’entraîneur adjoint Martin Raymond pour leur rôle dans la vidéo de leur randonnée en Uber qui a fait le tour de la planète LNH.

« Comme Matt l’a dit hier, c’est important pour nous, en tant que groupe, de s’excuser envers Martin Raymond, a déclaré Chabot. C’est quelqu’un qui arrive chaque jour à l’aréna avec une belle attitude et qui partage sa passion avec nous. Il a toujours le sourire. C’est important de venir ici et de vraiment s’excuser envers lui. On va s’arrêter à ça, on deal avec ça à l’intérieur de l’équipe. On s’occupe de ça en tant qu’équipe et on va rester serrés. »

Sénateurs

Chabot reste bien humble

L’élève a-t-il déjà dépassé son ancien maître ?

Avec le début de saison qu’il connaît, c’est la question qu’il faut se poser à propos du défenseur des Sénateurs d’Ottawa Thomas Chabot, qui ne cesse de faire écarquiller les yeux des observateurs avec son jeu à sa deuxième saison dans la LNH.

Son ancien maître est évidemment Erik Karlsson, l’ancien capitaine et joueur de concession échangé aux Sharks de San Jose avant le début du camp d’entraînement.

Ils n’ont joué ensemble que la saison dernière et Chabot était alors considéré comme son dauphin et potentiel partenaire à long terme, étant gaucher alors que Karlsson est droitier. Ça n’est pas arrivé souvent qu’ils jouent ensemble cependant, et l’arrière québécois de 21 ans a surtout pris des notes en observant le double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH.

Pour les fervents de statistiques, rappelons qu’il a été plus productif à sa saison recrue (9 buts, 25 points en 63 matches) que Karlsson l’avait été à sa première saison dans la capitale nationale en 2009-2010 (5 buts, 26 points en 60 parties).

Pour amorcer sa deuxième année dans le circuit Bettman, Chabot a accentué encore son avance sur l’arrière suédois : alors qu’il a produit 20 points, dont 4 buts, en 15 parties, ce qui est une marque d’équipe pour un défenseur à ce stade-ci d’une campagne, Karlsson avait amassé 9 points (2 buts, 7 passes) au même point.

Cette saison, Karlsson est toujours en quête de son premier but avec les Sharks et il n’a que sept passes à sa fiche.

Au lendemain d’un match d’un but et deux passes contre les Devils qui lui a permis de se hisser au premier rang des compteurs chez les défenseurs et au quatrième rang tout court, Chabot cherchait à garder les deux pieds sur terre. En particulier après le rôle qu’il a joué dans « l’affaire Uber ».

« Je ne regarde pas trop ça. J’en entends parler un peu. Les gars dans la chambre font des blagues, mais comme je leur ai dit, rien n’arriverait si mes coéquipiers ne jouaient pas bien. J’essaie évidemment d’aider le club à gagner. Ce n’est pas comme si j’avais compté 40 buts. J’ai plusieurs mentions d’assistance, je fais des jeux et les gars mettent la rondelle dans le filet », a souligné Chabot.

Celui-ci est bien conscient qu’en tant que défenseur à caractère offensif, il sera toujours comparé à Karlsson. « Veux, veux pas, ça va toujours revenir, ce sera toujours là. On est des joueurs différents. Les choses qu’il a faites ici sont assez incroyables. Je ne pense pas que quelqu’un va jamais battre ça, les saisons qu’il a eues. Il a quasiment tous les records de l’équipe. J’ai été heureux de le côtoyer pendant un bout de temps, de le voir jouer et faire ces choses-là », note-t-il.

L’entraîneur-chef Guy Boucher pense que l’humilité dont Chabot fait preuve face à ses succès est un élément important dans son développement en un joueur d’élite, un défenseur que certains – son coéquipier Matt Duchene en tête – considèrent déjà comme un potentiel candidat au trophée Norris.

« Pour moi, il n’y a pas eu de grande amélioration sur une courte période de temps. C’est une amélioration constante sur trois ans, un jeune homme qui a une croissance rapide, égale à son talent et son potentiel », souligne-t-il.

+