Zibanejad rêve de retrouver Karlsson

NEW YORK — Mika Zibanejad n’a pas oublié ses vieux amis d’Ottawa.

Le centre vedette des Rangers a partagé un repas avec quelques joueurs des Sénateurs, mardi soir, dans un restaurant de Manhattan.

Son téléphone lui permet aussi de garder contact avec ceux qui gagnent désormais leur vie à l’autre bout du continent. Il parle souvent avec son compatriote Erik Karlsson.

On lui a donc naturellement demandé s’il pourrait essayer d’influencer les prochaines grandes décisions du numéro 65.

Tout porte à croire que le passage de Karlsson chez les Sharks de San Jose sera court. Puisqu’il n’a pas accepté de prolonger son contrat avec eux, il risque de profiter de son autonomie complète, en juillet.

Zibanejad a souri, quand on lui a dit qu’il aurait intérêt à lui vendre les « attraits » de la grande région métropolitaine new-yorkaise.

« Nous avons eu quelques conversations qui ressemblaient à ça », a-t-il ricané.

On a longtemps cru que le Lightning de Tampa Bay serait le club favori pour mettre Karlsson sous contrat, le 1er juillet 2019.

La masse salariale déjà très élevée de ce club pourrait poser problème. Sept attaquants du club doivent gagner un salaire supérieur à 5 millions $ US, la saison prochaine.

En pleine reconstruction, les Rangers n’ont pas ce problème !

« Toutes les équipes rêvent de mettre Karlsson sous contrat, s’exclame Zibanejad. Personnellement, j’ai déjà eu le plaisir de jouer avec lui. J’aimerais bien avoir l’opportunité de le faire à nouveau. Il ne faut cependant pas se raconter d’histoires. S’il se lance à la recherche d’un nouveau contrat, il ne manquera pas d’options ! »

Si jamais Karlsson cherche un nouveau club, les Rangers pourraient compter sur deux ambassadeurs pour vendre leur salade.

Un autre ancien joueur des Sénateurs, Freddy Claesson, a passé la dernière saison dans la Grosse Pomme.

« Je lui en ai déjà parlé », a-t-il confié à son tour, mercredi matin.

« Mes arguments n’auront pas beaucoup de poids, j’en ai bien peur », a-t-il renchéri.

Contrairement à Zibanejad, Claesson n’est pas un joueur-clé à New York.

Laissé de côté une douzaine de fois au cours des six dernières semaines, il tentera lui-même de convaincre l’État-major des Rangers qu’il mérite une place dans la formation la saison prochaine.

« Je suis ouvert à tout ! On pourrait même négocier nos prochains contrats en duo, Erik et moi », blague-t-il.

Trente buts

Zibanejad ne doit pas trop perdre de sommeil quand il réfléchit à son avenir.

D’abord, il est sous contrat jusqu’en 2022.

Ensuite, il est sur le point de compléter sa première saison de 30 buts. Les dirigeants des Rangers ne doivent certainement pas regretter d’avoir fait son acquisition par voie de transaction, il y a presque trois ans.

Avant le match de mercredi, on lui a remis le Steven McDonald Extra Effort Award.

Au terme d’un scrutin populaire mené auprès de leurs fans, les Rangers récompensent chaque année un joueur « qui en a fait plus que nécessaire ».

Ce prix rend hommage à un policier qui a été grièvement blessé tandis qu’il était en service, dans les années 1980.

« J’ai presque atteint ce plateau, l’an dernier, et j’avais raté plusieurs matches. Ça m’avait mis en confiance. J’étais convaincu que je pouvais réussir », explique-t-il.

On lui a demandé s’il se croyait capable d’atteindre le plateau des 40 buts, maintenant. Notre question n’était peut-être pas assez précise.

« Quarante ? Ouf... Il nous reste trois matches à jouer. Il faudrait probablement que j’obtienne 100 tirs au but dans ces trois matches pour y parvenir. »

On parlait de marquer 40 buts l’an prochain.

« Je vis dans le présent. Je ne pense pas trop aux années à venir. Ce serait chouette, mais je n’ai pas vraiment pris le temps d’y penser. »

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GRUDEN SIGNE... ET MIGRE VERS LE CANADA

NEW YORK — Une autre journée, un autre espoir sous contrat.

Les Sénateurs ont octroyé mercredi un pacte d’une durée de trois ans au jeune attaquant américain Jonathan Gruden. Ce pacte entrera en vigueur au début de la saison 2019-20. À 18 ans, l’attaquant originaire du Michigan a passé la dernière saison dans la NCAA. Chez les RedHawks de Miami en Ohio, il a marqué deux buts en 38 parties.

Toutes les options seront ouvertes, pour lui, lorsque débutera le prochain camp d’entraînement. Il y a cependant de fortes chances qu’il poursuive son développement dans le système du hockey junior canadien. Ses droits appartiennent en ce moment à la grosse machine des Knights de London.

«Il est polyvalent. Nos dépisteurs l’aiment beaucoup. Il peut jouer à l’aile, comme au centre. Il a de belles habiletés, mais il a aussi du caractère», résume le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, à son sujet.

Le père de Jonathan Gruden, John, était défenseur. Il a joué 22 matches dans l’uniforme des Sénateurs vers la fin des années 1990.