Mika Zibanejad s'est entraîné hier à la gauche de David Legwand et de Bobby Ryan.

Zibanejad au centre pour y rester

Au retour du long congé, quand il a consulté le grand tableau où sont inscrits tous les trios, Mika Zibanejad a vu qu'il était de retour au centre.
Ce qu'il ne savait pas, c'est que la direction des Sénateurs a la ferme intention de le laisser là pendant un bon bout de temps.
«Je n'ai pas pris cette décision tout seul. Sans le savoir, Mika a eu son mot à dire parce qu'il connaît de meilleurs matches, généralement, quand nous l'utilisons au centre. Quand il joue mieux, nous formons une meilleure équipe. Et nous avons atteint un stade critique de la saison dans lequel nous avons intérêt à former une meilleure équipe», explique Paul MacLean.
Le principal intéressé prend cette énième mutation avec un grain de sel. MacLean a passé la saison à changer d'idée.
«Et puis, franchement, je crois que toutes ces histoires de changements de trios et de positions intéressent bien davantage les journalistes que les joueurs», dit-il, moqueur.
«Moi, je peux jouer à l'aile comme au centre. Je me sens à l'aise dans un cas comme dans l'autre. On peut m'utiliser au centre maintenant et à l'aile plus tard. Je m'en balance. Tant qu'on me donne une chance d'aider mon équipe, je suis content.»
On vous répète que Zibanejad commence à bien connaître son entraîneur. Ce dernier a plusieurs centres à sa disposition. Même s'il préférerait qu'on lui fiche la paix et qu'on le laisse terminer la saison au centre, il ne le dirait pas.
«J'ai juste hâte de recommencer à jouer. J'ai passé les dernières semaines à regarder tout plein de compétitions sportives à la télévision. Ça donne le goût. Les séances d'entraînement, c'est bien beau, c'est bien important, mais après un certain temps, un joueur a hâte de passer aux choses sérieuses.»
Étrange que Zibanejad parle des Jeux olympiques. Par l'entremise des médias, MacLean a utilisé le tournoi de hockey international qui vient de se solder par la victoire du Canada pour lancer un message à son jeune attaquant.
«Dans le tournoi que nous avons tous regardé la semaine dernière, plusieurs centres ont été appelés à évoluer à l'aile. Parce qu'ils ont été polyvalents, ils ont été récompensés.»
«Les joueurs qui sont capables de remplir plusieurs rôles et qui sont capables d'évoluer à plus d'une position sont généralement très appréciés de leurs entraîneurs.»
Avec Bobby Ryan
Si MacLean résiste à la tentation de jongler avec ses trios dans les deux prochains jours, Zibanejad aura un ailier de qualité lors de la reprise. Hier, il s'entraînait entre Mike Hoffman et Bobby Ryan.
«Bobby est toujours dangereux lorsque la rondelle se retrouve sur son bâton. Je vais essayer de la lui refiler le plus souvent possible. Il a éprouvé de la difficulté à marquer récemment mais je pense que je suis capable de l'aider à s'en sortir. En fait, je sais que je suis capable de l'aider.»
Est-ce que cela va se produire? Dur à dire. MacLean était d'humeur à blaguer hier. Il a rappelé qu'il aime bien jouer avec son boulier. Il a souligné qu'il a été difficile pour lui de se résoudre à séparer Ryan, Kyle Turris et Clarke MacArthur. Ces trois joueurs ont formé son trio le plus constant pendant une bonne partie de la saison.
«Je peux toujours les réunir si j'ai besoin de retrouver quelque chose qui fonctionne.»
Sstlaurent@ledroit.com