Mika Zibanejad.

Zibanejad adore les tirs de barrage

Les Sénateurs ont peut-être trouvé le joueur qui leur permettra de gagner plus régulièrement lors des tirs de barrage.
Pour la deuxième fois de la saison, samedi, Paul MacLean a fait appel à Mika Zibanejad. Pour la deuxième fois, il a été récompensé. Il a déjoué le gardien tchèque des Predators Marek Mazanec sans trop de difficultés.
«J'adore les tirs de barrage. Je me compte un peu chanceux d'avoir marqué à mes deux premières tentatives de la saison mais j'ai hâte de voir si je suis capable d'en marquer un troisième», a-t-il expliqué après la partie.
Zibanejad a été le premier joueur envoyé sur la glace par MacLean pour la séance des tirs de barrage au Bridgestone Arena. Une sélection pleinement méritée. Il avait été l'attaquant le plus dangereux des Sénateurs durant les 65 minutes de la partie. Il avait pratiquement tout fait, sauf peut-être marquer.
Même les deux centres qui le devancent dans l'échiquier chez les Sénateurs sont obligés de reconnaître qu'il joue du grand hockey.
«Quel bon match de sa part! Mika est à la fois très fort physiquement et très créatif. Ces deux qualités sont en train de faire de lui un joueur très dangereux offensivement. Un joueur très agréable à regarder», dit Kyle Turris.
Bon pour la confiance
«Je suis surtout content de l'avoir vu marquer un but durant la fusillade. La confiance des jeunes joueurs est parfois fragile, vous savez. Ils peuvent se mettre à douter de leurs capacités rapidement s'ils ne parviennent pas à marquer à leurs premières tentatives», estime Jason Spezza.
Zibanejad ne semble pas avoir trop de problèmes à ce chapitre. Du moins, pas à l'heure actuelle.
Après la rencontre, on lui a demandé s'il a l'impression de vivre ses plus belles heures dans la LNH.
«Je crois que les choses vont continuer à s'améliorer, dit le jeune homme de 20 ans. J'ai de plus en plus confiance en mes moyens. Ça me permet de conserver la rondelle un peu plus longtemps. Ça me permet de patiner davantage. L'équipe traverse une grosse séquence, Andy joue bien, les quatre trios contribuent aux succès de l'équipe... Tout ça m'aide beaucoup.»
«De façon constante, je dirais effectivement que je joue du bon hockey.
Je ne suis jamais entièrement satisfait. J'essaie de continuer à m'améliorer de match en match. J'ai l'impression que c'est ce que je fais ces temps-ci. Je progresse. Je grandis. Les succès que je connais en ce moment vont m'aider plus tard. Quand je traverserai une séquence plus difficile, je pourrai toujours repenser à ce que j'ai fait pour connaître du succès.»
Zibanejad avait une autre raison de savourer son but contre Mazanec durant la fusillade. Même s'il avait bien joué contre les Predators, il ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il était - indirectement - responsable de leur seul but.
Il a bloqué partiellement le lancer avec un de ses gants mais il n'a pas été capable d'empêcher la rondelle de se retrouver dans le filet de Craig Anderson.
«Sur le coup, ça m'a fait mal, reconnaît celui qui a passé 15 minutes et 45 secondes sur la glace contre Nashville. Je suis rentré au vestiaire, j'ai mis de la glace durant l'entracte. Tout est rentré dans l'ordre.»
«J'aurais bien voulu effectuer un gros arrêt de la mitaine. Je vais laisser ça à Andy finalement.»
Sstlaurent@ledroit.com