Mika Zibanejad a vu sa double prédiction se confirmer: son ami Erik Karlsson tire très bien son épingle du jeu et la troupe suédoise a atteint la finale à Sotchi.

Zibanejad a vu juste pour la Suède

Mika Zibanejad connaît ça, le hockey.
Juste avant le début du tournoi olympique, le jeune centre avait fait une double prédiction. Il était convaincu que ses compatriotes suédois atteindraient la finale. Avec la même certitude, il affirmait que son ami Erik Karlsson connaîtrait un grand tournoi.
Il affichait un très large sourire, vendredi matin, lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes.
«Oui, ce sont bel et bien mes prédictions. J'espère que vous n'êtes pas trop surpris», a-t-il affirmé.
Karlsson a rejoint l'Américain Phil Kessel au sommet du classement des meilleurs marqueurs à Sotchi, vendredi matin. Il a marqué le but le plus important de la Suède jusqu'à maintenant, celui qui a fait la différence dans une victoire de 2-1 contre la Finlande en demi-finale.
«Je regardais le match. Même quand la Finlande menait par un but, je n'étais pas nerveux. Je savais que les gars étaient capables de remonter la pente», croit Zibanejad.
Il n'est pas plus nerveux maintenant. «Ça n'a vraiment aucune importance. Il reste un match à jouer, une victoire à aller chercher.»
«Je suis convaincu que les gars ne sont pas entièrement satisfaits de ce qu'ils ont accompli jusqu'à maintenant. Ils n'ont pas encore disputé leur meilleur match.»
Zibanejad n'a pas été le seul membre de l'organisation des Sénateurs d'Ottawa à se lever tôt, vendredi, pour suivre la demi-finale Suède-Finlande. Jason Spezza était aussi fidèle au poste. «Je n'ai pas manqué grand-chose d'Erik depuis le début du tournoi. Si je suis surpris? Pas du tout. Il fait essentiellement les mêmes choses qu'il fait ici depuis plusieurs années. La seule différence, c'est que la planète au grand complet le regarde en ce moment», dit le capitaine.
MacLean devant l'écran
Paul MacLean garde aussi un oeil sur son défenseur numéro un. «On lui offre une chance de jouer au plus haut niveau, dans des situations où la pression est à son comble. Tout ça devrait lui permettre d'apprendre à se connaître davantage», croit l'entraîneur.
«J'ai bien aimé la façon dont les Suédois ont marqué leur but gagnant contre la Finlande. Leur supériorité numérique tirait à sa fin. Ils n'ont jamais renoncé. Ils ont continué d'alimenter Erik pour finalement obtenir une chance de marquer de qualité. Vraiment, toute l'expérience acquise par Erik à Sotchi pourra nous être utile à son retour.»
Les Sens s'activent
Pendant ce temps, à Kanata, Paul MacLean a dirigé une séance d'entraînement assez intense. «On s'y attendait. Nous avons eu deux journées de travail assez faciles mercredi et jeudi. Il fallait éventuellement s'y remettre parce que le sprint final approche», croit Spezza.
Jared Cowen a recommencé à patiner. Un virus l'avait tenu à l'écart du jeu cette semaine.
Bobby Ryan, en revanche, a obtenu une journée de congé. Il est ennuyé par une petite blessure. «Nous voulons lui donner le temps de bien guérir. Je ne vois pas pourquoi on le pousserait à s'entraîner s'il n'est pas parfaitement à l'aise. Notre prochain match, c'est le 27 février», note MacLean.