Nikita Zaitsev « se fiche un peu » du rôle qu’il aura à Ottawa. Son entraîneur-chef, D.J. Smith, voit les choses différemment.

Zaitsev effectue une visite éclair à Ottawa

Nikita Zaitsev n’est pas particulièrement doué quand vient le temps de vendre sa salade.

Le nouveau défenseur des Sénateurs a rencontré les journalistes d’Ottawa pour la première fois, lundi matin. On lui a tout naturellement demandé de nous parler de ses forces, sur la patinoire.

« On m’utilise contre les meilleurs gars de l’autre club. Les meilleurs attaquants. J’essaie de les tenir en échec. Ensuite, je fais circuler la rondelle. »

« Je ne sais pas trop quoi ajouter. C’est une question difficile, pour moi. »

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Zaitsev est peut-être un peu timide. La barrière culturelle est parfois dure à franchir pour les athlètes russes.

Heureusement, il mise sur un allié au Centre Canadian Tire.

Zaitsev a passé ses trois premières années en Amérique du Nord à travailler avec D.J. Smith, chez les Maple Leafs de Toronto.

Le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs n’est pas timide.

Quand on lui parle de Zaitsev, il s’emballe.

« Nikita est un défenseur d’élite qui sait se servir de ses pieds. Il travaille comme un forcené à l’entraînement. On rencontre rarement des joueurs aussi compétitifs que lui. Au sein d’une équipe qui a grand besoin d’aide, défensivement, il sera très utile », commence-t-il.

« Les meilleurs leaders sur la planète ne sont pas nécessairement ceux qui parlent le plus fort, ajoute Smith. Les bons leaders sont des gens qui se présentent au boulot avec les meilleures intentions, chaque jour. Et Nikita va travailler. Grâce à lui, notre brigade défensive sera plus robuste. Il va distribuer les doubles-échecs. Il va repousser nos adversaires le plus loin possible de notre filet. »

« Tôt ou tard, les gens finiront par tomber amoureux de lui. »

Zaitsev n’a fait que passer dans sa nouvelle ville de travail.

En plus de rencontrer les médias, il a pu serrer la pince de quelques joueurs qui passent l’été au CCT.

Colin White était justement dans le coin, lundi.

Zaitsev doit rentrer à Moscou dans les prochaines heures. On le reverra au camp d’entraînement.

Il a choisi son numéro – il portera le 22 – mais il n’a pas pris le temps de parler du rôle qui lui sera confié.

« Je m’en fiche un peu. Je veux simplement aider les gars à se sentir plus à l’aise, sur la patinoire. Je veux faire mon travail », dit-il.

Encore une fois, Smith est bien plus volubile.

« Il fait certainement partie de notre top-4. Jouera-t-il avec Thomas Chabot ? Trouvera-t-il sa place au sein de notre deuxième paire ? Ça reste à avoir. Ça risque de varier, si on joue sur la route ou à la maison. Ce qui est clair, c’est qu’il sera notre défenseur à caractère défensif numéro un, du côté droit. »

Production offensive

Nikita Zaitsev a récolté 36 points à sa première saison dans la Ligue nationale, en 2016-17.

Cette production lui a permis de décrocher le généreux contrat de sept ans d’une valeur de 31,5 millions $ US.

Ce contrat, qui est valide jusqu’en 2024, constitue aujourd’hui un boulet. Il fait de lui un pari risqué.

« Je dois me porter à sa défense. Il est le défenseur qui se retrouvait le plus fréquemment sur la glace lors de mises en jeu en défensive, à Toronto. C’est ma faute. Je m’occupais des défenseurs, chez les Maple Leafs », rappelle D.J. Smith.

« À Toronto, nous avions Morgan Rielly et d’autres défenseurs qui s’occupaient des missions offensives. Pour connaître du succès, nous avions besoin que Nikita se concentre davantage sur son rôle en défensive. Ici, il aura la rondelle plus souvent sur son bâton. »

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L'EXPÉRIENCE NE S'ACHÈTE PAS, SELON D.J. SMITH

Nikita Zaitsev a simplement lancé la parade. Connor Brown, Ron Hainsey et Tyler Ennis devraient aussi visiter Ottawa éventuellement.

D.J. Smith ne se sentira pas isolé quand le camp d’entraînement prendra son envol, en septembre.

L’entraîneur-chef semble particulièrement heureux de compter sur Hainsey. Le vétéran défenseur de 38 ans a paraphé un contrat d’une saison avec les Sénateurs, le 1er juillet.

« Ronnie a tout vu, tout vécu. Il a déjà été le défenseur offensif qui courait de gauche à droite dans son propre territoire. Il est devenu un des hommes les plus sages de toute notre ligue. Il a joué plus de 1000 matches. Au sein d’une équipe qui regorge de jeunes défenseurs qui ont besoin d’apprendre le métier, nous ne pourrions espérer un meilleur mentor », croit-il.

« Je l’ai vu travailler pendant deux ans avec Morgan Rielly, Jake Gardiner et Travis Dermott. Les entraîneurs passent des heures à regarder des vidéos. Ils causent, et causent, et causent encore... Quand un vétéran prend la parole, le message passe beaucoup plus facilement. »

Dans sa rencontre avec les journalistes, lundi, Smith a également parlé des hommes qui compléteront son équipe d’entraîneurs. Davis Payne et Bob Jones ont paraphé des contrats d’adjoints, la semaine dernière.

« Davis fait carrière dans la LNH depuis longtemps. Il a gagné la coupe à Los Angeles », souligne-t-il.

« Bob a travaillé dans la Ligue junior de l’Ontario pendant 20 ans. Il est un bon communicateur, en avance sur son temps. »