Christian Wolanin n’a joué que 31 matches dans la LNH, dont 21 cette saison.

Wolanin prend ses aises

VANCOUVER — C’est connu, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

C’est le cas dans le camp des Sénateurs d’Ottawa à l’heure actuelle alors que l’absence de Thomas Chabot permet à Christian Wolanin de se mettre en valeur.

Après avoir passé la majorité de la saison dans la Ligue américaine avec Belleville, le défenseur recrue a clairement gagné la confiance de l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford.

Dans la victoire de 6-2 contre les Maple Leafs de Toronto samedi soir, il a été le défenseur le plus utilisé par ce dernier, passant 24:29 minutes sur la patinoire, un sommet en carrière. C’était seulement la deuxième fois qu’il franchissait la barre des 20 minutes de jeu en 31 matches en carrière dans la LNH.

Crawford a dirigé le père de Wolanin, Craig, avec les Nordiques de Québec et l’Avalanche du Colorado au milieu des années 1990 (remportant la coupe Stanley de 1996 avec ces derniers), et il voit sensiblement le même potentiel chez son rejeton.

«Je pense qu’il se débrouille beaucoup mieux quand le jeu tourne dans notre zone défensive. Quand tu travailles bien en zone défensive, ça veut dire que tu as de bons instincts, que tu es un bon patineur et que tu trouves un moyen de te débattre contre certaines choses... Son père était un excellent défenseur parce qu’il lisait le jeu particulièrement bien. J’en ai parlé à Christian plusieurs fois, quand il va arriver à lire le jeu comme son père le faisait, il va être très bon défensivement. Offensivement, nous n’avons aucun problème avec sa façon de jouer, il appuie bien l’attaque et il se déplace bien le long de la ligne bleue. Il peut probablement améliorer son tir un peu, mais à part ça, les choses à apprendre pour lui sont dans sa propre zone», a indiqué Crawford lundi midi, après un entraînement tenu au Sensplex avant le départ de l’équipe vers l’Ouest canadien.

Le jeune homme qui a fêté ses 24 ans dimanche, en même temps que Bobby Ryan (32 ans), a évidemment aimé être utilisé à profusion contre les Maple Leafs, surtout considérant que son club a remporté une deuxième victoire de suite, après celle de 2-0 contre les Blues où il avait réussi le but gagnant.

«Les victoires sont toujours le fun, elles ne viennent pas souvent cette année, mais nous demeurons des professionnels, on ne peut pas les savourer trop longtemps. C’était amusant dans l’amphithéâtre, de voir tous ces partisans des Leafs qui sont partis avec trois minutes à jouer. C’était un match chargé d’émotions, mais si on y pense encore trois jours plus tard, on a un problème, a-t-il souligné. On va se taper un long voyage d’avion pour aller à Vancouver, on va s’amuser ensemble et profiter un peu de la ville. C’est la première fois que j’y vais et il paraît que c’est beau. Après, on va s’occuper de nos affaires pour être prêts mercredi [à affronter les Canucks].»

Wolanin a quatre buts et cinq passes, avec un différentiel de plus-8, avec Ottawa cette saison. L’ancien choix de quatrième ronde en 2015 prend clairement ses aises. «C’est le fun de suivre ma propre progression. En gagnant de l’expérience, je deviens plus confortable. Je l’ai dit depuis le début, je pense que j’ai ma place dans cette ligue, mais c’est un processus pour continuer à le prouver, dit-il. En arrivant de l’université l’an passé, j’étais un peu intimidé, je voyais [Connor] McDavid arriver et je me disais, ‘Merde, c’est McDavid’. Maintenant, je prends le fait de jouer contre un Auston Matthews [samedi] comme un défi. Je le respecte, il y a une raison pourquoi il est considéré comme un des meilleurs joueurs au monde. Mais je suis capable de faire le travail contre lui.»

Wolanin se concentre sur le moment présent et ne pense pas à la fin de la campagne, quand il sera envoyé en renfort à Belleville si les petits Senators se qualifient pour les séries de la Ligue américaine. «Ce serait une bonne expérience de jouer dans des séries quatre de sept, j’ai gagné un championnat universitaire mais ce sont des matches à simple élimination, ce n’est pas pareil», a-t-il ajouté.

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Brady Tkachuk félicite son nouveau coéquipier, Max Véronneau

TKACHUK PENSE DÉJÀ UN PEU À CALGARY

VANCOUVER — Le voyage annuel des Sénateurs dans l’Ouest canadien permettra à Brady Tkachuk de mettre un ‘X’ sur une autre case de sa carte de bingo personnelle à sa saison recrue dans la LNH.

« Ça devrait être amusant, c’est mon premier voyage dans l’Ouest du Canada. Ça va être le fun, surtout d’aller jouer à Calgary [jeudi], même si on n’y passera pas beaucoup de temps vu que ce sera un deuxième match en deux soirs », a souligné l’attaquant recrue après l’entraînement de lundi, lui qui ne s’attend à voir que ses parents au Saddledome.

Calgary, c’est évidemment le club de son frère Matthew, qui était venu vaincre les Sénateurs 2-1 le mois dernier au Centre Canadian Tire en présence de nombreux membres de leur famille, qui avaient vu l’aîné être blanchi alors que le plus jeune des Tkachuk avait compté l’unique but des siens.

Depuis, les Flames ont assuré leur participation mathématique aux séries éliminatoires, eux qui tentent de terminer au premier rang dans l’association Ouest. Matthew Tkachuk a son gros mot à dire dans leurs succès, avec ses 32 buts et 73 points en 72 parties, à l’âge de 21 ans.

Brady Tkachuk a encore du chemin à faire pour égaler la production de son frangin à sa saison recrue à 19 ans (13 buts, 48 points et 105 minutes de punition en 76 matches), lui qui a 16 buts et 36 points ainsi que 67 minutes au cachot en 61 matches.

« On n’a pas parlé beaucoup du match [de jeudi], on jase surtout de comment les choses vont bien pour son équipe et pour lui. Ça va être spécial de jouer contre eux. Je suis leurs résultats tout le temps. Ils sont parmi mes favoris [sur l’application de NHL.com]. Il est toujours autour du filet on dirait, il a toujours des chances de compter. Je tente de faire la même chose et compter le plus de buts possible pour aider mon équipe à gagner des matches. Pour lui comme pour moi, tout n’est pas une question de buts et de points, il veut aider son équipe et moi aussi», note Brady Tkachuk.