Zach Parise a marqué le quatrième but des Wild dans la victoire des siens.

Wild 4/Sénateurs 3 : Une bonne période ne suffit pas

Guy Boucher avait demandé une seule chose à ses joueurs. Il voulait qu’ils débutent leur match de samedi en force.

Les joueurs l’ont écouté. Ils ont probablement joué leur meilleure première période de la saison, contre le Wild du Minnesota.

Une période ne fait pas une partie, malheureusement.

Les Sénateurs n’ont pas été capables de protéger la mince avance d’un but qu’ils avaient réussi à obtenir dans les 20 premières minutes de jeu. Ils ont finalement été battus 4-3, sur leur patinoire, au Centre Canadian Tire.

Une septième défaite consécutive, pour l’équipe qui s’enlise de plus en plus au classement.

«Nous avons joué une superbe première période», a déclaré Boucher pour lancer sa conférence de presse d’après-match.

L’entraîneur-chef québécois travaille fort, ces temps-ci, pour sortir des éléments positifs après chaque partie.

«Nous sommes rentrés au vestiaire avec une avance d’un but et c’est malheureux. Notre avance aurait pu être plus importante. Les gars ont fait tout ce qu’ils ont pu pour fermer la porte défensivement. À l’attaque, ils ont créé des tonnes de bonnes choses. Ils avaient du pep. Ils travaillaient d’arrache-pied. Ils avaient de la détermination. Ils étaient bien préparés. Ils ont livré la marchandise.»

Matt Duchene a donné les devants aux Sénateurs dans la dernière minute de la première période, de façon spectaculaire, en s’échappant quelques secondes après avoir quitté le banc des pénalités.

Le momentum n’a pas survécu à l’entracte.

Le Wild a marqué trois buts au deuxième tiers. Jared Spurgeon en a inscrit deux. Jordan Greenway a obtenu l’autre.

Zach Parisé a complété la marque au troisième tiers.

Pas un grand match de Nilsson

Le gardien suédois Anders Nilsson, qui obtenait un premier départ devant le filet des Sénateurs, a réussi 22 arrêts en tout. Il n’a, en somme, pas joué un très grand match.

«Dans mon métier, on ne contrôle pas grand-chose. Mon job consiste à stopper la rondelle. C’est ce que j’ai essayé de faire aujourd’hui. C’est malheureux, j’en ai laissé passer quatre», a-t-il résumé.

«J’aurais souhaité un meilleur résultat. Je n’y peux rien, maintenant. Je vais tourner la page. Demain est une autre journée. En plus, demain nous offrira la chance de jouer une autre partie», a-t-il ajouté.

Les Sénateurs accueilleront les Hurricanes de la Caroline, dimanche, au Centre Canadian Tire.

Nilsson regardera toutefois cette partie depuis le banc des joueurs. Le jeune Marcus Högberg obtiendra le départ.

Nilsson n’était pas le seul joueur à disputer un premier match avec Ottawa, samedi.

L’attaquant recrue Rudolfs Balcers, récemment rappelé du club-école de Belleville, n’a pas fait trop de vagues.

Dans un schéma à 11 attaquants et sept défenseurs, il a été le joueur le moins utilisé par Boucher. Il a passé sept minutes et 45 secondes sur la patinoire.

«Balcers a travaillé fort. Il a développé cette réputation à Belleville. Il nous a prouvé aujourd’hui que c’est une réputation pleinement méritée», dit Boucher.

Pourquoi ne pas l’avoir utilisé davantage, alors? Pourquoi miser, continuellement, sur un système à sept défenseurs?

«Notre brigade défensive nous l’impose, répond l’entraîneur. Nous n’avons pas beaucoup de défenseurs de fort calibre en ce moment. Nous avons besoin d’utiliser plusieurs joueurs pour affronter les meilleurs éléments adverses.»

Ryan Dzingel et Mark Stone ont marqué les autres buts des Sénateurs contre le Wild.

Le plan de l’organisation des Sénateurs, soit dit en passant, n’a pas changé. Jean-Gabriel Pageau doit toujours effectuer un retour au jeu contre les Hurricanes.