Ben Bishop  compare Chris Wideman à Erik Karlsson.

Wideman: un Karlsson moins talentueux

On sait bien peu de choses de Chris Wideman, le défenseur à caractère offensif rappelé de Binghamton samedi matin.
On a donc posé quelques questions à Ben Bishop. Le gardien du Lightning le connaît bien. Chaque année, durant la saison morte, il s'entraîne avec lui dans un gymnase de la région de Saint-Louis.
«Chris est un très bon ami à moi. Sur la patinoire, il me rappelle vaguement Erik Karlsson... Sauf qu'il ne patine pas aussi bien que lui. Ses lancers ne sont pas aussi dangereux. Il ne lit pas non plus le jeu aussi bien...»
Bishop se trouvait bien drôle.
«Ce que je veux dire, c'est que le style de jeu de Chris ressemble à celui de Karl. Je ne veux pas les comparer directement. Karl est probablement le défenseur le plus doué sur la planète...»
Wideman a certainement assez de talent pour brûler la Ligue américaine.
Plus tôt, cette saison, il a occupé pendant un bref moment le premier rang du classement des meilleurs marqueurs de ce circuit. Ce n'est plus le cas, mais avec 29 points en 32 parties, il demeure le meneur chez les Senators de Binghamton.
«Si j'ai causé une surprise? Je l'ignore. J'essaie juste de m'améliorer un peu chaque jour», disait hier matin cet ancien choix de quatrième ronde qui en est à sa troisième saison dans les rangs professionnels.
«Je suis plus expérimenté, je suis plus confiant. Au début de la saison, à Binghamton, j'ai vite constaté que Mike Hoffman, Mark Stone et Stéphane Da Costa n'étaient plus là. Je me suis alors dit que je devais m'impliquer davantage à l'attaque. C'est ce que j'ai fait.»
Police d'assurance
Wideman a rejoint les Sénateurs à Boston dans la nuit de vendredi à samedi. Depuis, il n'a pas enfilé l'uniforme. On l'a rappelé à titre de police d'assurance.
Il pourrait accompagner les Sénateurs en voyage cette semaine. Le séjour de remise en forme de Marc Méthot à Binghamton risque de se prolonger. Samedi soir, le défenseur franco-ontarien a présenté un différentiel de moins deux à son premier match dans la Ligue américaine.
«Il est rouillé et ça se comprend. Il a quand même passé 18 minutes sur la glace et il n'a pas aggravé sa blessure. C'est l'essentiel», croit Dave Cameron.
Sstlaurent@ledroit.com