Colin White tente de soutirer la rondelle à Brendan Gallagher. L’attaquant des Sénateurs a quatre points à sa fiche cette saison.

White répond présent face au Canadien

Le trio de Matt Duchene, Bobby Ryan et Mikkel Boedker s’était retrouvé sur la patinoire lors des deux buts marqués par le Canadien, à forces égales, en première période.

« Je ne cherchais pas un coupable, assure Guy Boucher. Je devais quand même apporter un changement, histoire de modifier un peu la chimie du trio. »

L’entraîneur-chef a remplacé Ryan par Colin White. Il ne l’a pas regretté. Le jeune attaquant américain l’a remercié en livrant sa meilleure performance de la saison.

White a été complice du but de Boedker.

« Jusqu’à ce moment-là, on se contentait de jouer. Après ce but, nous avons vraiment commencé à prendre le contrôle de la partie », croit Mark Stone.

Duchene a complété le match avec trois tirs au but. Il a passé 16 minutes et 33 secondes sur la glace. Un sommet pour lui depuis avril 2017.

« Je me sentais bien. J’utilisais bien mes jambes, je bougeais bien. Je dois m’assurer que ça continue ainsi », dit le principal intéressé.

White, un ancien choix de première ronde, aurait sans doute plus de facilité à se démarquer s’il continuait de jouer avec Duchene.

« Voilà deux joueurs qui se complètent bien. J’ai toujours cru qu’ils pourraient développer une belle complicité », croit l’entraîneur.

Boucher n’est cependant pas convaincu que cette expérience pourra se prolonger.

Lors de son dernier contact avec la presse, samedi, l’entraîneur a rappelé que Jean-Gabriel Pageau a laissé un grand trou. En son absence, il manque un joueur de centre dans la formation.

« Quand White joue avec Duchene, il nous manque un centre, constate-t-il. Nous pouvons utiliser Taylor Pyatt au centre du quatrième trio. Paul Carey peut nous prêter main-forte. Zack Smith peut aussi nous aider au centre, mais dans un contexte idéal, il serait un de nos ailiers gauches. »

Tout ça pour dire que White pourrait fort bien retourner au centre du quatrième trio, mardi soir, lorsque les Sénateurs compléteront leur long séjour à domicile en accueillant les Bruins de Boston.

Trop heureux de toucher un salaire de la LNH, White ne va certainement pas s’en plaindre.

« Moi, tout ce que je veux, c’est me présenter à l’aréna chaque jour. Je regarde le tableau pour voir où je me situe dans la formation. Si on a besoin de moi au centre, je tente d’améliorer mon taux de réussite dans les cercles des mises en jeu. Si je suis ailier, je travaille le long des rampes. J’ai tout plein de petites choses sur lesquelles je peux travailler pour devenir un joueur plus complet », explique celui qui a l’équivalent d’une saison complète de hockey dans les rangs professionnels derrière la cravate.

Il a joué très exactement 50 parties dans la Ligue américaine.

La joute de samedi, contre le Canadien, était sa 30e dans la Ligue nationale.

« Ce match contre le Canadien fut, sans l’ombre d’un doute, le plus amusant que nous avons joué depuis longtemps. C’était vraiment agréable d’aller chercher cette victoire dans un aréna rempli, un samedi soir. »

White a récolté quatre points, jusqu’ici, cette saison.

« Il contribue, constate Boucher. Je serai honnête avec vous. Tous les jeunes joueurs parviennent à contribuer à nos succès jusqu’à maintenant. Chaque joueur progresse et progresse rapidement. »

« C’est excitant. Même pour moi, c’est excitant. »

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LES SÉNATEURS EN BREF

Jaros et Paul à Belleville

Pas de séance d’entraînement pour les Sénateurs, dimanche, au lendemain de la victoire contre le Canadien. Deux joueurs ont même quitté le Centre Canadian Tire avec leurs sacs d’équipement sur le dos.

Christian Jaros et Nick Paul ont été cédés au club-école de Belleville. Le pauvre Paul n’a même pas eu la chance de jouer.

Guy Boucher a encore utilisé 11 attaquants et sept défenseurs, samedi. Jaros, en contrepartie, a joué un rôle important dans ce match. En un peu moins de 13 minutes de jeu, il a trouvé le moyen de bloquer quatre tirs. Il a également complété trois mises en échec.

« Jaros a joué dans les cinq dernières minutes de la partie. Il a joué dans les deux dernières minutes du match, même. Il méritait cette confiance. Ici, les gens qui méritent de jouer, jouent », commente Boucher.

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Un match à la fois

« Nous allons travailler sur différents éléments en prévision de notre match contre les Bruins. Des trucs sur lesquels nous n’avons pas vraiment travaillé en prévision de notre match contre le Canadien », a indiqué Boucher, samedi soir.

Il disait cela pour qu’on sache qu’il aborde chaque match de manière individuelle. « Nous ne parlons jamais en termes de séquences. Nous ne voulons pas que les choses s’accumulent. Quand elles s’accumulent, elles deviennent lourdes », dit-il.

Les Sénateurs ont rendu hommage au légendaire commentateur du réseau CBC, Bob Cole, samedi soir. L’homme de 85 ans accrochera son micro au terme de la présente saison – sa 50e avec Hockey Night in Canada. Il s’agissait de son tout dernier match en carrière au Centre Canadian Tire.