La recrue des Sénateurs, Brady Tkachuk, ne regrette pas ses deux années passées au Michigan, où il a rencontré l’un de ses meilleurs amis, le meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LNH, Jack Hughes.

White et Tkachuk développés au Michigan

DETROIT — En plus de jouer sur le même trio avec les Sénateurs et d’être tous deux des choix de première ronde issus d’universités de Boston, Colin White et Brady Tkachuk ont au moins une autre chose en commun : ils ont passé deux années cruciales de leur développement comme hockeyeurs au Michigan.

Ils ont tous deux passé deux saisons au sein du programme national américain basé à Ann Arbor (dans le cas de White), puis depuis 2015 à Plymouth, en banlieue de Detroit. Pour les meilleurs hockeyeurs du pays de l’oncle Sam, c’est une meilleure option que le hockey junior américain (USHL) ou les écoles secondaires préparatoires (« prep schools ») avant d’aller jouer au hockey collégial.

L’équipe nationale est divisée en deux formations, les U18 et les U17, qui jouent dans la USHL en plus de participer à différents tournois internationaux, comme le Défi mondial U18.

« Quand j’allais à l’école secondaire, j’ai parlé à beaucoup de joueurs qui sont venus ici et qui avaient aimé leur expérience. Pour moi, ça s’est définitivement avéré le bon chemin à prendre, ça a rapporté », a confié White vendredi avant d’affronter les Red Wings.

En effet, le centre recrue a bien progressé depuis que les Sénateurs en ont fait leur choix de première ronde, le 21e au total, à l’issue de son année avec l’équipe U18 en 2014-2015, alors qu’il avait récolté 4 buts et 17 points en 20 parties. Deux années avec Boston College ont ensuite suivi pour lui et à sa sortie des rangs universitaires, le hasard avait voulu qu’il joue son premier match dans la LNH à Detroit, au vieux Joe Louis Arena, match où l’entraîneur-chef Guy Boucher l’avait utilisé lors des tirs de barrage (son tir avait été arrêté). « C’est un bon souvenir, ce premier match au “Joe”. En ayant passé deux ans ici à Ann Arbor, c’est toujours le fun de revenir ici », dit-il.

Pendant son séjour, White a considéré la possibilité de se joindre à la formation de l’université du Michigan qui est basée également à Ann Arbor. Mais il s’était déjà engagé envers Boston College, dans son patelin, et il n’a finalement pas changé d’idée, surtout que sa sœur allait à cette même université.

Tkachuk, pour sa part, s’était aussi engagé dès l’âge de 16 ans envers l’Université de Boston, et ses deux années avec l’équipe nationale américaine à Plymouth ne lui ont pas fait changer d’idée. Mais il a apprécié ses deux années au Michigan, alors que son père Keith a déménagé dans le coin et que Quinn Hugues, le premier choix des Canucks l’an dernier, a habité avec eux. Il compte parmi ses meilleurs amis, avec Josh Norris, l’espoir des Sénateurs acquis dans l’échange d’Erik Karlsson, et avec le frère de Hugues, Jack, qui est considéré comme le meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LNH.

« Je pense que le programme est incroyable. Tu suis une couple de cours le matin, puis en après-midi, tu es à l’aréna de midi à 17 h 30. Quand tu te mets au travail, tu peux vraiment t’améliorer pendant que tu es là. Toutes les ressources sont là, je ne peux dire que du bien de cet endroit. Ça m’a aidé énormément sur la route qui m’a mené ici, et c’est la même chose pour plusieurs autres gars. J’ai eu un excellent entraîneur, John Wroblewski, qui va diriger l’équipe nationale junior au Championnat mondial junior », a raconté Tkachuk, le quatrième choix au dernier repêchage qui avait récolté 12 buts et 23 points en 24 matches avec l’équipe U18 en 2016-2017, après avoir été limité à 4 buts et 8 points en 32 parties chez les U17.

+

BOUCHER RETRANCHE PYATT

Guy Boucher a préféré utiliser un alignement à sept défenseurs pour un deuxième match de suite afin de pouvoir évaluer le nouveau venu Stefan Elliott et pour ce faire, il s’est résigné à retrancher un de ses joueurs favoris, l’attaquant Tom Pyatt.

Ce dernier, qui n’a que deux passes et un différentiel de moins-l5 en 32 matches cette saison et n’a pas compté un but depuis le 13 mars dernier (une disette de 45 matches), ratait seulement un deuxième match en trois saisons avec Ottawa, l’autre ayant été en raison d’une grippe en mars dernier.

« Elliott est un défenseur qui déplace bien la rondelle, on le savait, c’est pourquoi on l’a amené dans l’organisation. On veut le voir jouer à nouveau, c’est pourquoi on va jouer à sept », a expliqué Boucher en matinée.

Elliott, acquis de Pittsburgh la semaine dernière, était un membre de l’équipe olympique canadienne qui a remporté le bronze aux Jeux de Pyeongchang l’hiver dernier, étant un coéquipier de l’ex-Sénateur Chris Kelly, maintenant un responsable du développement des joueurs du club.

« Je ne sais pas s’il a eu un mot à dire dans mon acquisition, mais j’apprécie la chance que j’obtiens ici, comme j’ai aimé avoir la chance de représenter mon pays aux Olympiques, un rêve qui venait juste après celui de jouer dans la LNH », a confié Elliott, un ancien choix de deuxième ronde de l’Avalanche du Colorado qui jouait en Suède l’an dernier.