La recrue des Sénateurs, Colin White, a été comparé à Patrice Bergeron avant d'être repêché en 2015.

White continue à apprendre de Bergeron

Une visite à Boston, c’est d’abord et avant tout une occasion de jouer devant parents et amis pour Colin White.

Mais pour le centre recrue des Sénateurs d’Ottawa, c’est aussi une occasion de poursuivre son éducation au pied de son maître à penser et idole de jeunesse, Patrice Bergeron.

Comparé au centre québécois des Bruins avant d’être repêché en première ronde (21e au total) lors de l’encan amateur de 2015, White observe les faits et gestes du quadruple récipiendaire du trophée Selke (meilleur attaquant défensif) depuis le début de son adolescence.

« C’est définitif que je le regarde toujours. J’observe des faits saillants sur vidéo de toutes les petites choses qu’il fait si bien partout sur la glace. Il est un joueur qui m’inspire depuis que j’ai à peu près 12 ans. En bout de ligne, j’aimerais jouer comme ça et tout ce que je peux apprendre de son jeu est spécial pour moi », racontait White après l’entraînement des siens au Centre Canadian Tire vendredi midi.

Le centre de 22 ans qui en est à sa première saison complète dans la LNH est toujours en quête d’un premier but contre son club favori en grandissant, mais il a quand même récolté trois passes en cinq parties contre eux. Chaque affrontement contre la formation bostonnaise est une occasion d’apprendre des leçons de Bergeron.

« Quand tu es sur la glace contre lui, tu vois de près toutes les petites choses qu’il fait en zone défensive, sur les mises au jeu et tout ça. Même quand tu es sur le banc et que tu vois comment il se comporte dans les moments clés d’un match. Il fait toujours le bon jeu, prend toujours les bonnes décisions », souligne-t-il.

Quand on lui demande si Bergeron triche dans les cercles de mises au jeu, lui qui en gagne encore une majorité cette saison (57,6 %), White, qui gagne 46,8 % des siennes, rétorque en riant : « Je ne sais pas trop. Je vais tenter de faire la même chose contre lui, mais je doute que je vais m’en tirer (avec les juges de lignes). »

L’ancien de Boston College connaît une saison solide avec ses 13 buts et 36 points cette saison (quatrième sur la liste des compteurs recrues de la LNH), mais c’est évidemment plus difficile pour lui depuis qu’il a perdu son ailier droit attitré, Mark Stone. Sans lui depuis six parties, il a récolté trois passes et il présente un différentiel de moins-6 (moins-19 pour l’ensemble de la saison). Et cette semaine, il a été séparé de son ailier gauche habituel, Brady Tkachuk, pour se retrouver avec les vétérans Zack Smith et Bobby Ryan.

« Il va continuer de créer sa propre identité, pense l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford. Il doit aller de l’avant, on doit tous le faire. Colin est un jeune joueur très intelligent, il reconnaît qu’il doit améliorer sa vitesse, sa constance et continuer d’ajouter des dimensions à son jeu, que ce soit en protection de rondelle ou comment il joue profondément en zone défensive. Ce sont tous des aspects qui vont avancer sa cause de devenir un joueur bon sur les 200 pieds de la patinoire dans la LNH. Je crois que c’est définitivement ce qu’il va être, un centre pour les deux premiers trios quand il va s’être développé au maximum de son potentiel. Il a déjà montré des habiletés pour compter des buts et faire des jeux tout en jouant avec d’autres bons joueurs. Il va ajouter une dimension de joueur sur qui on peut compter, en désavantage numérique aussi, ce qu’il n’a pas vraiment encore touché. »

Crawford pense évidemment que sa recrue peut apprendre au contact du numéro 37 des Bruins. « Tout le monde peut apprendre de lui parce qu’il joue de la bonne façon. (Son adjoint) Chris Kelly a joué avec lui, et il fait les bonnes choses, dit les bonnes choses et vit de la bonne manière... Comme tous les bons joueurs, il est un des gars qui travaille le plus fort », a-t-il ajouté au sujet de Bergeron, qui a 62 points (25 buts) à sa fiche, avec un différentiel de plus-20, en 51 matches cette saison.

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ANDERSON EN QUÊTE D'UNE VICTOIRE

C’est Craig Anderson qui sera envoyé dans la fosse aux lions samedi soir contre les Bruins au TD Garden, pour affronter un club qui a remporté sept victoires de suite contre les Sénateurs depuis son élimination à leurs mains au printemps 2017. 

Pas une commande facile pour un gardien qui n’a pas gagné à ses 11 dernières décisions (0-10-1), sa dernière victoire remontant au 17 décembre dernier. 

« C’est ça qui est ça, j’ai commencé ma carrière avec une fiche de 0-11-5, quelque chose comme ça (0-11-2 en fait). Il n’y a pas de secret pour moi, c’est de venir travailler et se concentrer sur le processus. Ne penser qu’au résultat est une recette pour un désastre. Je cherche à donner une chance à l’équipe de gagner, nous avons été proches à quelques occasions, et c’est une question de temps ensuite. Si je fais assez d’arrêts pour les gars, éventuellement je vais mériter une autre victoire », a-t-il confié vendredi. 

En carrière, celui qui a été blessé deux fois depuis son dernier gain (commotion et œil) a une fiche de 12-13-0 contre les Bruins, avec une moyenne de 3,09 et un taux d’efficacité de ,904. 

Marc Crawford estime qu’il a été très bon dans le revers de 5-4 en tirs de barrage contre les Islanders mardi, quand il a limité les dégâts face à un barrage de 26 lancers en deuxième période.