Dion Phaneuf lors du dernier match de la «Série Globale» contre l'Avalanche à Stockholm, samedi.

Voyage parfait à Stockholm

STOCKHOLM - «J’adore la Suède», a déclaré Guy Boucher samedi soir.

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa a bien des raisons d’aimer le pays scandinave, la première étant évidemment Erik Karlsson. Mais il a lancé cette déclaration peu après la victoire de 4-3 de son club aux dépens de l’Avalanche du Colorado devant 13 396 amateurs au Ericsson Globe.

Ce gain permettait à son club de balayer la «Série Globale», l’ayant emporté par le même pointage la veille, en prolongation cette fois.

Le deuxième but du match de Mike Hoffman, en avantage numérique avec moins de huit minutes à faire en troisième période, a fait la différence dans cette victoire des Sénateurs (8-3-5). À son deuxième match avec les Sénateurs, Matt Duchene avait été à l’origine de la séquence, mais il n’a pas obtenu de passe parce que Chris Bigras a tenté de dégager en plein sur la palette de Hoffman. 

«J’étais passé dans le beurre auparavant quand Mark Stone m’a fait une belle passe, je ne voulais pas manquer mon coup cette fois. Ce sont quatre gros points que nous avons mis en banque ici, c’était notre objectif en arrivant ici. Les deux parties ont été serrées jusqu’à la fin, mais en fin de compte, on les voulait un peu plus», a dit Hoffman.

Le défenseur suédois Johnny Oduya, qui avait obtenu une passe la veille, a imité son concitoyen Fredrik Claesson en comptant lors de cette visite dans son patelin, un but important à part ça puisque c’est celui qui créait l’égalité 3-3 en milieu de troisième période. À la fin du match, lui, Claesson et Karlsson sont demeurés sur la glace avec le capitaine de l’Avalanche Gabriel Landeskog pour saluer la foule, prendre une photo et donner une entrevue à la télévision suédoise, en plus de rencontrer le prince de la Suède un peu plus tard.

«Quelle semaine fantastique, ça a été toute une expérience de jouer chez nous, surtout que c’est couronné par deux victoires. Marquer est juste une prime, je ne suis pas un compteur naturel, mais je vais le prendre», a confiè Oduya au Droit.

Le gardien partant Mike Condon a été retiré du match après avoir alloué trois buts sur seulement 10 tirs en un peu plus de 30 minutes de jeu, mais il ne méritait pas ce traitement par son entraîneur-chef Guy Boucher. Il a été déjoué sur une longue échappée de Blake Comeau au premier tiers après une erreur d’Erik Karlsson à la ligne bleue adverse, un tir voilé de Blake Comeau en avantage numérique et un tir de Sven Andrighetto qui a changé de direction lorsque la rondelle a dévié sur le bâton de Dion Phaneuf.

Craig Anderson s’est amené en relève et il a repoussé huit tirs, la plupart de routine, pour mériter la victoire.

«Ce n’était pas la faute de ‘Condo’, mais parfois, tu fais un changement de gardien pour une question d’optique. C’est ce que j’ai fait et ça a fonctionné, parfois tu as l’air d’un génie, parfois non. Je pensais rembarquer Condon mais ‘Andy’ a fait un gros arrêt et je me suis ravisé», a expliqué Boucher.

C’était 3-2 après deux périodes alors que Hoffman et Stone, encore lui, ont déjoué le gardien Jonathan Bernier. Celui-ci a bien mal paru sur un dégagement de Hoffman qui a pris un mauvais bond juste à côté de son filet, mais il n’y pouvait rien quand Stone l’a contourné habilement après que Karlsson ait coupé un jeu à la ligne bleue. 

Pour Hoffman, c’était un huitième match de suite avec au moins un point, un sommet personnel. Karlsson, qui a aussi obtenu une mention d’assistance sur le but de Hoffman, revient de son pays avec une série de sept parties de suite avec un point ou plus (il en a totalisé quatre en deux soirs à Stockholm).

Les Sénateurs, qui ont une fiche de 3-0-1 à Stockholm, vont rentrer dans la capitale nationale dimanche et ne joueront leur prochain match que jeudi contre les Penguins de Pittsburgh.

Avant le match que, Boucher a annoncé que l’ailier gauche Zack Smith s’était disloqué un pouce lors du match de vendredi soir qu’il n’a pas terminé. Il devra s’absenter pour trois semaines. Nick Paul a pris sa place dans l’alignement tandis que le défenseur Chris Wideman est venu prêter main-forte en attaque sur le quatrième trio. Il a compté un but au deuxième tiers mais celui-ci a été refusé parce que Tom Pyatt avait bousculé Bernier.

L’entraîneur associé Marc Crawford était derrière le banc pour cette rencontre même s’il avait appris plus tôt dans la journée le décès de son père Floyd, ancien hockeyeur et entraîneur lui aussi qui était âgé de 88 ans. «Il a été concentré tout le match malgré sa peine, ça montre le professionnel qu’il est», a noté Guy Boucher.