Colin White a marqué seulement trois buts en 31 rencontres cette saison.

Vivement le Nouvel An!

D.J. Smith a décidé de laisser tomber l’étape des bilans de l’année 2019. L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa a décidé de passer directement aux prédictions pour 2020.

Et il n’y va pas avec le dos de la main morte, comme dirait l’autre.

« Je m’attends à ce que Colin White connaisse une très grosse année », a-t-il déclaré au terme de la séance d’entraînement de vendredi midi.

Il s’agit d’une affirmation des plus audacieuses, parce que White n’a pas été particulièrement productif, en 2019.

Le centre de 22 ans a marqué 14 buts, au total, durant la saison 2018-19. Dix de ces buts ont été marqués durant l’automne. Il a pu en ajouter seulement quatre – en 32 parties – quand on a tourné la page du calendrier.

Cette saison, après 31 rencontres, il en a marqué seulement trois.

Smith est convaincu que ça va bientôt changer, et il ne se contente pas de lancer ça, tout bonnement, parce qu’il veut soutenir un de ses protégés.

« Je suis convaincu qu’il est sur la bonne voie », assure-t-il.

« Colin a été très bon, dans notre dernier match. Et il a été notre meilleur joueur durant la séance d’entraînement d’aujourd’hui. Clairement, il est revenu du congé des Fêtes avec du feu dans le ventre. Il a de l’énergie à revendre. Ça me laisse croire qu’il est prêt à passer au prochain niveau. »

White n’a pas fait partie des joueurs les plus utilisés par les Sénateurs, dans le dernier match. Il a tout juste franchi le plateau des 14 minutes sur la glace.

Smith nous rappelle toutefois qu’il a effectué quelques présences sur la patinoire vers la fin de la partie.

« Et il en a profité pour bloquer quelques bons lancers, pour nous aider à protéger notre avance et mériter la victoire. »

On ne sait pas trop si White est revenu du congé des Fêtes avec du « feu dans le ventre ».

On a cependant pu apprendre qu’il a profité de la pause pour s’éloigner le plus possible de la patinoire.

« J’ai même joué au golf, imaginez-vous donc ! »

Le jeune joueur était bien fier de nous raconter cette anecdote, parce qu’il n’a pas eu besoin de s’offrir de courtes vacances au soleil afin de frapper quelques balles.

Il s’est simplement rendu chez ses parents, dans la région de Boston.

« Il faisait quand même chaud ! Nous vivons à proximité d’un terrain de golf. Nous avons été capables de sortir pour frapper quelques balles. Il faisait environ 50 degrés Farenheit. Les chiens de mes cousins couraient un peu partout sur le terrain. C’était différent, comme Noël. »

« Le terrain était fermé. Les verts n’étaient pas accessibles. Nous avons quand même pu nous amuser en frappant nos balles dans les allées », complète-t-il.

Avec les Russes

White est doublement chanceux. Il aura la chance de voir ses proches à nouveau, dans les prochains jours.

« Mes grands-parents vivent à Pittsburgh », nous rappelle-t-il.

Les Sénateurs reprendront le collier avec une série de deux matches en autant de jours, ce week-end. Ils accueilleront d’abord les Devils du New Jersey, dimanche. Ils quitteront ensuite Ottawa en vitesse, afin de rendre visite aux Penguins, lundi.

Après avoir passé un bout de temps dans le quatrième trio, White devrait obtenir une promotion. Il s’est entraîné avec les Russes Vladislav Namestnikov et Artem Anisimov, vendredi.

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Une pause de trois jours pour « éteindre » les cerveaux

« C’est dur. C’est la plus difficile léthargie de ma carrière. »

Colin White ne fait pas de prédictions, comme son entraîneur. Il entend bien prendre quelques résolutions. « Des résolutions personnelles », tient-il à rappeler.

Il accepte quand même de parler de façon très ouverte de l’année difficile qu’il vient de connaître, offensivement. « Je me dis qu’il faut s’efforcer de garder une attitude positive, dans toute cette histoire. »

« Mentalement, c’est difficile, mais il faut continuer de travailler d’arrache-pied. C’est la seule façon de s’en sortir. »

White s’est sans doute mis un peu de pression supplémentaire sur les épaules, au début de la saison, quand il a signé son nouveau contrat.

Il a lui-même placé la barre très haute, en déclarant qu’il voulait devenir une « aubaine » pour les Sénateurs.

Ces derniers lui ont quand même consenti un salaire annuel de 4,75 millions $ US...

C’est sans doute pourquoi D.J. Smith essaie de l’encourager à ne pas voir trop grand. « Parfois, quand les choses ne fonctionnent pas à notre goût, il faut ralentir le rythme et se concentrer sur les plus petites tâches, dit l’entraîneur. Quand un joueur parvient à accomplir les plus petites tâches avec une certaine facilité, il gagne en confiance. »

« Il est assez facile d’identifier les joueurs qui n’ont pas confiance en leurs moyens. Pendant un bout de temps, Colin faisait clairement partie des joueurs qui jouaient sans confiance. Dernièrement, il recommence à croire en ses capacités. »

White essaie de se réjouir pour ses coéquipiers. « Nous avons bien joué, collectivement, dernièrement. Notre fiche à la maison est bonne. Et nous allons jouer souvent à la maison dans les prochaines semaines. Il faut trouver un moyen de rester forts, à la maison. »

Il faut surtout éviter de se mettre trop de pression, rappelle Smith. « Ce qui est bien, avec la pause des Fêtes, c’est qu’elle permet aux joueurs d’éteindre leurs cerveaux. Ils peuvent échapper, pour une rare fois, à l’environnement ultra compétitif dans lequel ils vivent. »