Les Sénateurs ont rendu visite aux jeunes patients du CHEO en cette période des Fêtes.

Visite des Sénateurs appréciée au CHEO

Ayant raté le début de la saison en raison de la rupture de son tendon d’Achille, Jean-Gabriel Pageau réalise plus que jamais l’importance d’être en santé.

Le centre gatinois des Sénateurs d’Ottawa n’allait donc surtout pas manquer la visite annuelle de l’équipe au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) mercredi après-midi, d’autant plus que c’était une occasion pour lui de réaliser que plusieurs jeunes qui vont passer les Fêtes à cet endroit ont la vie pas mal plus difficile que lui.

« La santé, c’est tellement important. On y pense toujours dans le temps des Fêtes, et ce l’est à l’année longue. On le voit ici aujourd’hui. Moi, je le reconnais parce que je suis passé à travers une blessure. Ce n’est rien comparativement à ce à quoi ces enfants-là font face présentement », a confié Pageau entre deux séances d’autographes et de prises de photos avec les nombreux patients qui ont envahi la cafétéria de l’hôpital avec leurs parents.

Jean-Gabriel Pageau et ses coéquipiers des Sénateurs ont fait le bonheur des enfants et de leurs parents lors de leur visite au CHEO, mercredi.

Pour l’ancien des Olympiques, cette sortie annuelle avec ses coéquipiers est « une des journées les plus importantes pour tous les joueurs. On a un horaire assez chargé pendant la saison, on n’a pas toujours le temps de venir passer du temps avec les jeunes. C’est le minimum qu’on peut faire, parler avec eux, prendre des photos, signer des autographes et donner des cadeaux. C’est un moment difficile pour toutes les familles pendant le temps des Fêtes spécialement, donc on veut venir ici et essayer de leur mettre un petit sourire aux lèvres », a souligné Pageau, qui vise toujours un retour au jeu en janvier.

Une qui était contente de le rencontrer, lui et ses coéquipiers, c’était l’adolescente de Russell Natasha Baechler.

« C’est vraiment généreux de leur part de donner de leur temps pour remonter le moral des jeunes qui sont ici... J’ai bien aimé jaser avec Brady Tkachuk, dont toute la famille est dans le hockey. Je suis allé voir quelques matches contre les Habs et ils ont toujours gagné quand j’étais là... C’est le fun d’avoir quelque chose comme ça à l’horaire, parce que ça vient long des fois dans notre chambre », a indiqué la jeune fille, qui était au CHEO depuis quelques jours alors que les médecins tentent de diagnostiquer exactement quelle maladie elle a à l’estomac.

Présentés par l’animateur Stu Schwartz, les joueurs ont eu droit à une sérénade de la part des jeunes et des employés de l’hôpital, en échange de quoi les recrues de l’équipe, Brady Tkachuk, Colin White, Maxime Lajoie, Christian Jaros et Nick Paul, ont entonné Jingle Bells en chœur, une vieille tradition du club.

« Il y a une couple de gars qui étaient un peu nerveux de chanter, dont moi. C’est pas mal plus énervant de chanter que de se retrouver sur la glace... Mais c’est le fun d’être ici et de faire ça. On faisait la même chose dans le junior à Swift Current. C’est super important pour nous. On le voit quand on est ici que ça fait une différence, avec les sourires sur leurs visages. C’est bon de voir la vie autre que le hockey, on passe beaucoup de temps à l’aréna où on ne pense qu’au hockey », a souligné Lajoie.

Comme le défenseur recrue, le premier choix Brady Tkachuk appréciait ce moment passé à ensoleiller la vie de jeunes moins favorisés que lui.

« Parfois, on pense qu’on a des journées difficiles, qu’une saison de hockey est un exploit. Mais certains de ces jeunes ont des batailles bien plus importantes à livrer, ils sont tellement courageux, tellement braves. C’est bien de voir à quel point ils sont forts », a dit Tkachuk, qui a hâte à la pause de Noël pour passer du temps en famille à St. Louis.

La visite a été marquée par la remise de deux chèques au CHEO, un de 50 000 $ provenant des fonds amassés lors des 24 heures de Tremblant, et un autre de 314 000 $ provenant de la Fondation des Sénateurs.

JAROS A FAIT SEMBLANT DE CHANTER

Christian Jaros n’est pas encore très à l’aise en anglais. 

Il l’est encore moins lorsqu’on lui demande de chanter une chanson de Noël comme Jingle Bells dans la langue de Shakespeare, devant ses coéquipiers et une centaine d’étrangers, comme il a dû le faire mercredi après-midi au CHEO.

«J’étais un peu nerveux. Je ne pouvais pas lire les paroles (sur une feuille tenue par Colin White), donc j’ai juste fait semblant d’ouvrir ma bouche», a-t-il relaté en riant.

Le défenseur slovaque de 22 ans a franchi cette autre étape dans sa saison recrue avec les Sénateurs, après avoir compté son premier but le mois dernier au Minnesota, payé une partie de la note pour le souper des recrues à New York, et surtout, s’être fait dire récemment par la direction des Sénateurs qu’il pouvait quitter l’hôtel et se trouver un appartement.

«Ça ne me dérangeait pas trop de rester à l’hôtel. La seule chose que j’aimais moins, c’était la nourriture. Ce n’est pas trop bon pour la santé de manger dans des restaurants tout le temps. C’est bon de pouvoir préparer des repas à la maison, a-t-il confié. Ça ne changera pas grand-chose pour moi, je vais continuer à travailler de la même manière et chercher à m’améliorer tous les jours.»

L’arrière qui avait commencé la saison à Belleville était à l’hôtel avec sa copine suédoise, rencontrée alors qu’il jouait à Lulea, dans la Ligue élite de Suède. Ils ont trouvé une maison et ils se préparent maintenant à accueillir les parents de Jaros, qui vont arriver dans la capitale nationale le 26 décembre. Ils auront l’occasion de le voir jouer quelques matches, lui qui est revenu au jeu samedi dernier à Montréal après avoir raté quatre matches en raison d’une blessure au bas du corps. «Je suis bien rétabli maintenant et j’espère être en santé pour le reste de la saison. On le voit ici à quel point la santé, c’est important», a dit l’arrière qui a un but et trois passes à sa fiche en 24 parties, avec un différentiel de moins -3.