Alain Vigneault a été nommé comme entraîneur-chef des Flyers l'été dernier.

Vigneault vise la coupe, rien de moins

Les Flyers connaissent un excellent début de saison et même s’il ne part pas trop en peur avec ça, Alain Vigneault pense qu’ils sont sur la bonne voie pour lui permettre d’accomplir le dernier objectif de sa carrière : remporter une coupe Stanley.

Le Gatinois est de retour derrière un banc après une pause d’une saison, suite à son congédiement par les Rangers de New York à la fin de la saison 2017-2018, et cette pause a fait de lui un entraîneur affamé.

« Ça m’a permis de tomber en amour avec le hockey (à nouveau), a raconté Vigneault après l’entraînement matinal de son nouveau club au Centre Canadian Tire vendredi. Je le savais un peu que si je voulais une autre occasion, une chance de rediriger, j’en aurais probablement une. Je n’aurais pas accepté n’importe laquelle, mais celle à Philadelphie m’excitait. Il n’y a aucun doute qu’après 12 saisons comme entraîneur-chef dans la Ligue nationale, l’année un peu plus loin du hockey m’a “ré-énergisé”. Est-ce que ça se dit en genre de français/anglais ? »

« Ils (les Flyers) me donnent une chance de gagner. Dans ma situation professionnelle et personnelle, je suis rendu au point où ce que ça me prend, c’est une occasion de gagner. Je suis passé proche deux fois (avec Vancouver et New York), et Philadelphie me donne cette opportunité-là. Je pense que dans un court-moyen terme, avec les jeunes qu’on a qui poussent, et puis les vétérans qui ont beaucoup à prouver, je suis dans un bon endroit pour ça », a-t-il ajouté.

Après un hiver passé à améliorer « mon golf et mon tennis » en plus de se rapprocher de sa famille et de ses amis, Vigneault s’est « réchauffé » pour son retour en prenant la barre d’Équipe Canada au dernier Championnat mondial, remportant une médaille d’argent avec le défenseur des Sénateurs Thomas Chabot parmi ses ouailles.

Avec les Flyers, il a hérité d’un club qui a raté les séries l’an dernier malgré la présence de vedettes offensives comme Claude Giroux et Jakub Voracek, ainsi que l’ancien 67 Travis Konecny, meilleur compteur du club en ce début de campagne (19 points). Leur défensive est cependant améliorée avec l’acquisition du vétéran défenseur Matt Niskanen et l’émergence du gardien recrue Carter Hart. « Ils sont le club qui passe le moins de temps dans sa zone », a fait remarquer son homologue D.J. Smith en matinée.

« Il est très bien organisé, il communique très bien pendant les pratiques et les matches. Tout le coaching staff (qui comprend aussi Michel Therrien) a beaucoup d’expérience, c’est le fun pour nous d’apprendre à tous les jours... Je n’aime pas comparer avec d’autres coachs, mais ça fait longtemps qu’il est dans la ligue et il a beaucoup d’expérience. Il a un peu de swag, quand ton coach a de la confiance et que tu peux voir que de la façon qu’on joue, il nous fait croire qu’on est capable de gagner, c’est certain qu’on joue avec plus de confiance », a souligné Giroux, l’ancien Olympique qui est capitaine des Flyers.

Celui-ci est satisfait d’un début de saison où il s’est contenté de 5 buts et 13 points (avant le match contre Ottawa), étant prêt à sacrifier de l’offensive pour que son club connaisse plus de succès. 

« La première discussion que j’ai eue avec Claude, c’était ça, il voulait changer son héritage comme capitaine des Flyers, il n’aimait pas ce qu’il laissait présentement », a indiqué Vigneault.

Entre les lignes

Logan Brown est revenu au jeu vendredi soir, reprenant place entre Brady Tkachuk et Anthony Duclair alors que Colin White était refoulé sur un troisième trio. « Comme il n’a raté qu’une dizaine de jours et qu’il s’est entraîné trois fois, contrairement aux autres jeunes qui ont raté trois ou quatre semaines (comme Rudolfs Balcers), c’est une grosse différence », a indiqué Smith pour expliquer pourquoi le centre de 21 ans n’a pas été renvoyé à Belleville pour reprendre la forme.

Thomas Chabot a retrouvé Nikita Zaitsev comme partenaire après un retour aux côtés de Dylan DeMelo mercredi. « DeMelo et “Boro” (Mark Borowiecki) ont été peut-être notre paire la plus solide en défensive. Tu changes un duo, tu vas peut-être affecter tous tes duos », a dit Smith, qui n’avait pas décidé si Erik Brännström allait jouer les deux parties en 24 heures des siens.