« Ça va être pas mal fantastique, j’ai grandi en regardant les matches entre les Sénateurs et les Leafs, je me souviens encore des affrontements en séries », raconte Max Véronneau, impatient d’affronter les Leafs.

Véronneau lancé dans la Bataille de l’Ontario

La semaine de fou de Max Véronneau va se poursuivre samedi quand il va se tremper dans le bain de la Bataille de l’Ontario pour la première fois, avec la visite des Maple Leafs de Toronto au Centre Canadian Tire.

Le nouvel attaquant des Sénateurs d’Ottawa n’allait pas avoir trop le temps de penser à cette visite de John Tavares, Auston Matthews, Mitch Marner et compagnie vendredi après la pratique des siens vu qu’il avait « environ quatre heures » d’étude à faire avant d’écrire un examen pour un cours d’astronomie en soirée.

C’est la nouvelle réalité du joueur issu de l’université Princeton, mis sous contrat par le club de son patelin mardi. Entre ses entraînements et matches avec le club de la LNH, il a encore des cours à compléter en ligne pour obtenir son diplôme en génie mécanique. Il a même choisi de rester à l’hôtel plutôt que chez ses parents dans le Glebe afin de mieux pouvoir se concentrer sur tout ce qu’il a à faire.

« C’est mon dernier examen. Après ça, j’ai quelques travaux à compléter, mais j’ai une couple de semaines pour le faire », a-t-il raconté vendredi matin, au lendemain de son premier match dans le circuit Bettman, un gain de 2-0 contre les Blues de St. Louis où il a obtenu cinq tirs au but.

Pour ce qui est d’affronter le club qu’il détestait dans sa jeunesse à la fin de sa première semaine dans la LNH, il a souligné que « ça va être pas mal fantastique, j’ai grandi en regardant les matches entre les Sénateurs et les Leafs, je me souviens encore des affrontements en séries entre les deux clubs (au début des années 2000). Je suis très excité. Ça va être le fun de jouer devant les partisans des deux clubs, j’espère être plus détendu que (jeudi). J’imagine qu’on va voir si ce sera le cas. »

Bien avant l’arrivée en renfort de Véronneau, les Sénateurs ont offert de bonnes oppositions aux Torontois cette saison, avec un gain de 5-3 lors du deuxième match de la saison et un revers de 5-4 le 6 février dernier, deux parties qui ont eu lieu dans la Ville-Reine.

Toronto avait subi deux défaites de suite avant de recevoir les Flyers de Philadelphie vendredi soir, perdant du terrain dans la course les opposant aux Bruins de Boston pour le deuxième rang de la division Atlantique. Dans une saison perdue pour eux, les Sénateurs ne demanderaient pas mieux que de compliquer la vie un peu plus à leurs rivaux naturels.

« Ça devrait être un bon match. On avait eu un bon match chez eux le mois dernier, on avait juste commis quelques erreurs sur des descentes et un club comme ça va te faire payer le prix. Ils en ont arraché un peu récemment et on doit s’attendre à ce qu’ils sortent en force alors qu’ils se battent avec Boston pour l’avantage de la glace en première ronde. Nous, on doit continuer à faire ce qu’on a à faire pour forger notre identité en allant de l’avant, ça devrait être une bonne atmosphère, c’est certain », a estimé le défenseur Dylan DeMelo.

L’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford aime l’idée pour les siens de jouer des parties chargées d’émotions alors qu’il n’y a plus d’enjeu au classement pour eux.

« Comme entraîneur dans des marchés canadiens, j’ai participé à plusieurs de ces matches. L’atmosphère entourant le Forum et le Colisée lors des matches entre le Canadien et les Nordiques était électrique, il y avait une rivalité entre les partisans. C’est très européen, quand j’étais en Suisse, ils appellent ça des matches “derby”. Les partisans de Zurich prennent le train ensemble et ils marchent ensuite de la station à l’aréna ensemble, ils peuvent être 1000 personnes, autant pour des questions de sécurité que pour être ensemble. Et ça va être la même chose ici, il va y avoir beaucoup de partisans des Leafs qui ont de quoi être fier cette année. Comme joueurs et entraîneurs, on peut drainer de l’énergie de tout ça », souligne-t-il.

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Erik Brännström

BRÄNNSTRÖM RETOURNE À BELLEVILLE

Au lendemain de ses débuts dans la LNH, le défenseur Erik Brännström a eu l’occasion de participer à une première pratique avec les Sénateurs vendredi, mais il devra attendre pour disputer son deuxième match avec eux.

Étant donné que les défenseurs Mark Borowiecki (grippe) et Christian Jaros (aine) étaient de retour lors de l’entraînement, et qu’ils devraient pouvoir affronter les Leafs samedi, il a dû être retourné à Belleville vendredi après-midi et il a affronté le Rocket de Laval vendredi soir.

« Il avait été rappelé d’urgence et selon les règlements de la LNH, il doit retourner “en bas” si le gars qu’il est venu remplacer est remis », a indiqué Marc Crawford après l’entraînement. Le jeune Suédois avait été appelé à mener les exercices d’étirement au début de la pratique.

« C’est bien d’avoir une chance de pratiquer avec l’équipe après être arrivé à la dernière minute pour le match (jeudi), a-t-il dit avant que son départ soit annoncé. Je pense que j’ai assez bien fait pour un premier match, j’ai tenté de jouer à ma façon et de m’amuser. Mes parents et mon frère ont regardé le match à la télévision (en Suède) et j’ai pu leur parler après coup. »

Son frère de 20 ans, Isac, est un attaquant qui joue en Ligue élite suédoise pour le HV71.