Maxence Guénette, un choix de septième ronde, avoue qu’il ne ressent aucune pression au camp des recrues.

Véronneau et Guénette, deux « Max » aux antipodes

Maximilian Véronneau et Maxence Guénette sont des espoirs vivant un camp des recrues diamétralement différent en fin de semaine à Belleville.

Le premier « Max » ne vise rien de moins qu’un poste dans la LNH avec le club de son patelin, ayant terminé la dernière saison avec les Sénateurs d’Ottawa une fois sa carrière à l’université de Princeton terminée.

Le second est là pour apprendre, sachant très bien qu’il va retourner jouer dans les rangs juniors cette saison avec les Foreurs de Val-d’Or. Pour ce choix de septième ronde au dernier repêchage, il n’y a aucune pression.

Guénette a cependant fait assez bonne figure lors de l’entraînement de jeudi à Kanata pour attirer l’attention de l’entraîneur des petits Senators de Belleville Troy Mann, qui l’a jumelé à l’espoir de premier plan Erik Brännström, pour le premier match de vendredi soir contre les Jets de Winnipeg.

« Il y a deux bons espoirs au Dakota du Nord (Jacob Bernard-Docker et Jonny Tychonick) ainsi que le jeune (Lassi) Thomson (premier choix de juin dernier) qui est en Finlande, donc en défensive, la profondeur est un peu plus mince. C’est une bonne opportunité pour des joueurs invités au camp et Guénette, pour un septième choix, avait l’air solide », a indiqué Mann avant de partir avec son club pour Belleville.

Guénette, qui est âgé de 18 ans, sera certes heureux d’entendre de tels éloges à son sujet.

« Moi, je n’ai pas de pression ici. Je m’en viens montrer qu’ils ont bien fait de me repêcher (à Vancouver en juin dernier). Je veux montrer ce que je suis capable de faire et apprendre aussi, il y a beaucoup de bons défenseurs ici au camp... J’ai travaillé fort après le repêchage pour prendre un peu de masse et être plus rapide, parce que plus on avance, plus le jeu est vite. Les gars sont plus gros et ils sont aussi plus rapides. Je me suis bien préparé pour venir au camp et quand je vais retourner à Val-d’Or, ça va être de connaître une bonne saison », a-t-il confié au Droit.

Véronneau, pour sa part, repart à zéro au camp alors qu’il doit chercher à impressionner un nouvel entraîneur-chef, D.J. Smith, qui a pris la relève de Marc Crawford, son entraîneur (par intérim) à la fin de la saison dernière quand il a joué 12 matches dans la LNH.

Maximilian Véronneau

S’il ne le savait pas déjà, il a eu une bonne idée d’où il se trouve dans la hiérarchie des espoirs quand il a amorcé le match de vendredi sur un troisième trio, aux côtés de Vitalii Abramov et Jean-Christophe Beaudin.

« Je suis très excité de participer à ce camp pour la première fois. Ça me permet de jouer un peu avant le camp principal. Il y a beaucoup de bons jeunes dans l’organisation et ça va être très difficile de se tailler un poste. Tout le monde (les dirigeants du club) va nous regarder, donc il faut bien jouer. Il faut aussi gagner », a-t-il lancé en riant, alors qu’il est de plus en plus à l’aise en entrevue dans la langue de Molière.

À 23 ans, il est un des plus vieux joueurs du club en fin de semaine (Andrew Sturtz est le plus âgé à 24 ans, et il y a quatre autres joueurs de 23 ans). « Je me sens un peu vieux ici, blague-t-il. Mais en ayant joué ici (à Ottawa), ça m’aide à savoir comment jouer à ce niveau-là. Ça m’aide beaucoup et j’espère pouvoir aider les plus jeunes un peu. On part tous à zéro avec un nouvel entraîneur et il faut juste “faire” l’équipe. »

Véronneau pense être « un peu plus fort et un peu plus rapide » après avoir passé son été à s’entraîner au Centre Canadian Tire avec les Jean-Gabriel Pageau, Mark Borowiecki et Cody Ceci (avant son échange).

+

UNE VICTOIRE FACILE POUR COMMENCER À BELLEVILLE

Les meilleurs espoirs des Sénateurs ont bien répondu aux attentes à leur première sortie du tournoi de recrues dont ils sont les hôtes à Belleville.

La formation d’Ottawa n’a fait qu’une bouchée des jeunes Jets de Winnipeg, remportant un gain de 8-1 au CAA Arena vendredi soir.

Après une première période assez tranquille où Parker Kelly a assuré la réplique à un but des visiteurs, les hommes dirigés par Troy Mann ont explosé pour six buts au cours de la période médiane.

Alex Formenton a mis le feu aux poudres en comptant sur une échappée en désavantage numérique dès le début de l’engagement. Erik Brännström, qui entend montrer à ses patrons qu’il est prêt pour un poste à temps plein dans la LNH, a ensuite enchaîné avec un tir sur réception en avantage numérique, sur des passes de Logan Brown et Drake Batherson, ses deux coéquipiers à Belleville en fin de saison dernière.

Brown, qui représente un bel espoir pour combler un poste de centre numéro un ou deux, a aussi secoué les cordages en fin de période, après les filets de Vitalii Abramov, Jean-Christophe Beaudin et Jonathan Davidsson. L’attaquant obtenu dans l’échange de Matt Duchene de Columbus a complété une belle passe d’un autre bel espoir, le centre Josh Norris, acquis de San Jose dans l’échange d’Erik Karlsson l’an dernier.

Portant le « C » du capitaine pour l’occasion, Brown a complété le pointage en s’échappant en troisième période.

Le défenseur québécois Maxence Guénette a contribué à l’attaque des siens avec trois passes, lui qui jouait aux côtés de Brännström. Beaudin a sauté sur le retour de son tir pour compter son but.

Devant le filet des Sénateurs, le gardien suédois Filip Gustavsson a eu la vie relativement facile face aux 23 tirs des Jets, alors que son club en a obtenu 37 contre les gardiens des Jets.

Les espoirs des Sénateurs affronteront maintenant ceux du Canadien de Montréal samedi soir, avant de croiser le fer à nouveau avec les Jets lundi.