Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, aurait refusé une récente offre d’achat pour son équipe.

Vendre ou ne pas vendre?

Deuxième déception cette semaine pour Daniel Alfredsson.

Deux jours après avoir vu le Temple de la renommée du hockey rejeter sa candidature pour une deuxième année de suite, le meilleur joueur de l’histoire des Sénateurs d’Ottawa aura été peiné d’apprendre que le propriétaire de l’équipe Eugene Melnyk aurait récemment reçu une offre d’achat, mais qu’il l’a rejetée du revers de la main.

Le site thefourthperiod.com a cité une source anonyme et proche du dossier, qui a dit que l’offre venant d’investisseurs non identifiés « avait été considérée ». L’auteur de l’article spécule ensuite que Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil, serait derrière cette offre, mais selon nos informations, celui-ci ne serait plus intéressé à se porter acquéreur du club de la LNH que Melnyk a acheté avec le Centre Canadian Tire en 2003. Son partenaire pour tenter de redévelopper les plaines LeBreton, André Desmarais, de Power Corporation, le serait toujours, cependant.

Alfredsson, rappelons-le, a été cité ainsi à la fin mai, quand il s’est présenté au lancement de campagne électorale du maire sortant Jim Watson : « Nous avons parlé beaucoup de l’avenir des Sénateurs d’Ottawa et de leur propriétaire. Nous sommes d’accord, nous espérons obtenir un nouveau propriétaire. »

L’offre dont les Sénateurs ont fait l’objet aurait été discutée lors d’une rencontre du Bureau des gouverneurs de la LNH la semaine dernière à Las Vegas, tout comme le refinancement de leur dette qui a été annoncé par l’équipe mercredi, un consortium de banques leur ayant consenti un prêt de 135 millions $ pour six ans à un taux d’intérêt plus avantageux qu’auparavant, alors que la dette s’élevait à 150 M$ en 2013.

Le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly a confirmé cette information, mais il a refroidi les ardeurs des partisans qui souhaitent le départ de Melnyk en affirmant qu’il ne cherche pas activement à vendre le club, comme il l’a répété à plusieurs reprises au cours des derniers mois.

« Il n’est pas exact de suggérer que Eugene Melnyk discute activement de vendre le club. Il est le propriétaire du club et je crois qu’il veut demeurer propriétaire du club en allant de l’avant », a-t-il déclaré à TSN.

Seul propriétaire de l’équipe ainsi que de l’amphithéâtre, le Torontois Melnyk est fort contesté par un groupe de partisans qui ont payé des affiches pour demander qu’il vende l’équipe, après qu’il ait tenu des propos controversés en décembre dernier à l’effet qu’il pourrait déménager la franchise si les assistances au CCT continuent de baisser. Il avait plus tard fait marche arrière, mais le mal était déjà fait.

Selon le magazine Forbes, la valeur des Sénateurs est de 420 millions $, mais comme la LNH va demander 650 millions $US pour sa prochaine franchise d’expansion, qui ira à Seattle, il est question que Melnyk ait un chiffre similaire en tête.

Il n’est pas clair si la nouvelle situation financière de l’équipe, qui devrait être stabilisée par les termes du nouveau prêt, va avoir un impact sur les négociations avec la Commission de la capitale nationale pour réaliser le projet RendezVous LeBreton, dont Melnyk est un partenaire avec quelques autres investisseurs, dont John Ruddy, de Trinity Development et du Ottawa Sports and Entertainment Group.

Ces tractations surviennent alors que l’équipe se prépare à déposer une offre de contrat à son capitaine Erik Karlsson. L’article de The Fourth Period mentionne que plusieurs sources affirment que Karlsson va « définitivement » refuser si Melnyk demeure à la tête de l’organisation.

Des excuses de Chlapik

L’attaquant tchèque Filip Chlapik s’est servi de son compte Instagram pour faire une blague à ses coéquipiers Logan Brown et Colin White mercredi, et ce faisant, il a appris une bonne leçon sur les réseaux sociaux : il faut toujours faire attention à ce qu’on écrit parce que les écrits restent, même sur internet, et  il faut s’assurer d’observer les règles de rectitude politique. Parce que certains ont interprété sa blague comme étant des propos homophobes, Chlapik a dû retirer la photo et présenter des excuses. Je suis vraiment désolé pour ce que j’ai affiché plus tôt aujourd’hui. Je ne voulais offenser personne et je n’ai pas réalisé l’effet que ça avait eu. Je suis vraiment désolé et ce n’est vraiment pas le genre de personne que je suis », a écrit Chlapik, qui a joué 20 matches à Ottawa l’an dernier.

Kelly donne un coup de main

Nouveau retraité du hockey, l’ancien Sénateur Chris Kelly a passé la semaine sur la patinoire du Sensplex, aidant à entraîner les espoirs de l’équipe au camp de développement. « Je viens juste donner un coup de main à mon ami “Dono” (Shean Donovan, le directeur du développement des joueurs). J’aime bien ça, même si je ne sais pas si j’ai de la graine d’entraîneur. J’aimerais probablement éventuellement rester dans le hockey, mais pour l’instant, j’aime bien être à la maison, nous avons les mains pleines avec trois filles de huit, sept et trois ans », a confié Kelly, membre de l’équipe olympique canadienne l’hiver dernier qui a ensuite joué 12 derniers matches avec les Ducks d’Anaheim en fin de saison. Brendan Bell et Radek Bonk sont deux autres anciens qui ont fait des apparitions au camp cette semaine.

Entre les lignes

Un rappel que le match intraéquipe annuel du camp aura lieu à un endroit différent que le reste du camp vendredi soir à 18 h, soit le Richcraft Sensplex de Gloucester. Une séance d’autographe réservée aux détenteurs d’abonnements est prévue avant la partie... Les équipes ne seront connues que vendredi, mais il faut s’attendre à ce que Logan Brown et Brady Tkachuk soient sur la même formation alors que les Drake Batherson et Alex Formenton seront sur l’autre... Deux défenseurs non-repêchés issus de la LHJMQ ont été invités au camp, soit Charles-Édouard D’Astous, de l’Océanic de Rimouski, et Jonathan Aspirot, des Wildcats de Moncton (19 ans). Il y a aussi les attaquants Gregor MacLeod (Québec) et Robert Lynch (Drummondville).