Le jeu de puissance des Sénateurs sera dorénavant supervisé par Marc Crawford, plutôt que par Martin Raymond.

Unités spéciales chambardées

Le poste de Guy Boucher ne semble pas en danger, même après un autre revers particulièrement humiliant pour finir l’année 2017, 5-0 à domicile contre les Bruins de Boston samedi dernier.

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa cherche encore des moyens de relancer la décevante campagne 2017-2018 de son club et lors de son premier entraînement de la nouvelle année, il a dévoilé quelques changements assez majeurs, insérant le défenseur recrue Thomas Chabot à la pointe aux côtés d’Erik Karlsson sur la première unité du jeu de puissance, unité qui est dorénavant supervisée par son adjoint principal, Marc Crawford, plutôt que par Martin Raymond.

Ce dernier a hérité des anciennes responsabilités de Crawford, soit la coordination des unités de désavantage numérique.

« On doit travailler à rebâtir la confiance de nos joueurs, qui a été affectée parce que nous n’avons pas obtenu les résultats désirés. Ça a commencé aujourd’hui, on recommence à neuf avec le Nouvel An. Nous avons eu de bonnes réunions et on a travaillé des choses spécifiques sur la glace. Et nous avons aussi inversé les responsabilités des entraîneurs sur l’avantage et le désavantage numérique, ça devrait être rafraîchissant pour les joueurs d’entendre de nouvelles voix. C’est aussi un nouveau défi pour les entraîneurs et c’est bon pour moi de travailler différemment avec mes adjoints qui ont beaucoup d’expérience, on le sait », a expliqué Boucher après la pratique tenue au Centre Canadian Tire avant le vol du club vers Detroit.

« Il y a beaucoup de connaissances dans nos bureaux. On travaille toujours pour trouver des moyens d’aller de l’avant et je pensais, tout comme eux, que ce serait une bonne façon de rafraîchir les choses et d’apporter de l’enthousiasme », a-t-il ajouté.

Les unités spéciales des Sénateurs ont été loin de l’être depuis l’arrivée de Boucher à la barre de l’équipe au début de la saison dernière, mais l’amélioration de leur jeu défensif en 2016-2017 avait largement compensé pour ces déficiences alors que le club avait atteint la finale de l’Est. 

C’est différent cette année alors que les problèmes en avantage (15,9 % d’efficacité, 24e dans la LNH) ainsi qu’en désavantage numérique (77,1 %, 27e) n’ont fait qu’exacerber les difficultés du club au cours des mois de novembre et décembre, où leur fiche cumulative est de 7-15-3.

Boucher a formé une première unité avec Chabot à la pointe d’une formation parapluie où Karlsson et Mike Hoffman se retrouvent sur les ailes, et Derick Brassard et Mark Stone plus profondément en territoire adverse. Bobby Ryan a été relégué à la seconde unité où on retrouve aussi Matt Duchene, Ryan Dzingel, Dion Phaneuf et Cody Ceci.

« C’est plus de pression en haut de la formation, mais on sent qu’il (Chabot) a l’air de plus en plus à l’aise et lorsqu’il est là, ça libère Erik, qui n’a pas besoin d’occuper cette place et il peut se retrouver dans une position plus dangereuse sur le côté », a indiqué Boucher.

Pour le défenseur recrue, c’est une belle marque de confiance, mais il ne se met pas trop de pression avec ces responsabilités accrues, lui qui est toujours en quête d’un premier point sur l’attaque à cinq (il a deux buts et sept points à forces égales, en 18 matches).

« Je pense que les entraîneurs cherchaient juste à équilibrer les deux unités, a dit Chabot.

PREMIÈR VISITE AU LITTLE CAESARS ARENA

Les Sénateurs ont eu une fiche mitigée de 8-10-0-2 au vieux Joe Louis Arena de Detroit. Ils ont maintenant l’occasion de repartir à neuf alors qu’ils effectueront une première visite au Little Caesars Arena, le nouveau domicile des Red Wings situé en plein centre-ville, tout près du stade de baseball, le Comerica Park. 

« Moi, j’aimais bien le vieux “Joe”, j’ai eu la chance d’y jouer souvent quand j’étais dans l’Ouest (à Calgary), il y avait beaucoup d’histoire dans cet édifice. On s’en va maintenant dans un nouvel amphithéâtre, j’ai entendu de bonnes choses à son sujet, j’ai hâte de voir ça », a dit le vétéran défenseur Dion Phaneuf à ce sujet mardi. 

Le gardien américain Craig Anderson était d’accord, lui qui a remporté un gain émotif de 2-0 l’an dernier à Edmonton lors de sa première visite au Rogers Place. 

« Le “Joe” était un endroit amusant où jouer, mais ce l’était moins quand tu étais sur le banc, il n’y avait pas de place. J’espère qu’ils ont rectifié ça. Pour le reste, c’est toujours une bonne expérience de visiter un nouvel aréna », a-t-il noté. Les Wings y ont une fiche de 8-6-6 cette saison, incluant des gains à leurs trois derniers matches.